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Protéger une invention et une marque : procédures et coûts INPI

Mis à jour le · 13 min de lecture · 14 sources officielles

Comment protéger une invention, une marque ou un modèle auprès de l'INPI et à quel coût ?

Un dépôt de brevet à l'INPI coûte 26 euros, auxquels s'ajoutent 520 euros de rapport de recherche et 90 euros de délivrance ; la protection dure 20 ans. Une marque coûte 190 euros pour une classe et vaut 10 ans, renouvelables indéfiniment. Un dessin ou modèle coûte 39 euros pour 5 ans, prorogeables jusqu'à 25 ans.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Redevances INPI au 2 juillet 2026 : 26 euros pour un dépôt de brevet, 190 euros pour une marque en une classe, 39 euros pour un dessin ou modèle, 15 euros pour une e-Soleau.
  • Un brevet français maintenu vingt ans représente 6 546 euros de redevances officielles, dépôt, rapport de recherche, délivrance et annuités compris.
  • Le délai de priorité pour étendre un brevet à l'étranger est de 12 mois ; il est de 6 mois pour une marque et pour un dessin ou modèle.
  • Une marque se renouvelle dans les douze mois précédant l'expiration, avec un délai de grâce de six mois assorti d'une majoration de 50 %.
  • L'e-Soleau ne confère aucun droit de propriété industrielle : il ne fait que dater une création, pour cinq ans, à 15 euros par tranche de 50 mégaoctets.

Quel titre choisir selon ce que l'on veut protéger ?

La propriété industrielle française repose sur des titres distincts, qui ne protègent pas la même chose et ne s'obtiennent pas de la même façon. Le brevet protège une solution technique à un problème technique. La marque protège un signe qui distingue des produits ou des services. Le dessin ou modèle protège l'apparence d'un produit. Un même objet peut relever de plusieurs titres à la fois : la forme d'un flacon peut faire l'objet d'un modèle, son mécanisme de fermeture d'un brevet, son nom d'une marque.

L'erreur la plus fréquente consiste à divulguer avant de déposer. Une invention rendue publique avant le dépôt n'est plus nouvelle et n'est plus brevetable. Le droit des dessins et modèles est plus souple : il ménage un délai de grâce de douze mois pendant lequel une divulgation par le créateur lui-même ne détruit pas la nouveauté. Aucune tolérance de ce type n'existe en matière de brevet.

Les quatre outils de l'INPI, au 2 juillet 2026
OutilCe qu'il protègeDuréeRedevance de dépôt
BrevetUne solution technique nouvelle et inventive20 ans à compter du dépôt26 €, première annuité comprise
Certificat d'utilitéUne solution technique, sans rapport de recherche10 ans à compter du dépôt26 €, première annuité comprise
MarqueUn signe distinctif pour des produits ou services10 ans renouvelables sans limite190 € pour une classe
Dessin ou modèleL'apparence d'un produit5 ans, prorogeables jusqu'à 25 ans39 €
e-SoleauRien : il date une création, sans conférer de droit5 ans, prorogeable15 € jusqu'à 50 Mo

Comment se déroule un dépôt de brevet à l'INPI ?

Les trois conditions de brevetabilité

Une invention n'est brevetable que si elle est nouvelle, si elle procède d'une activité inventive et si elle est susceptible d'application industrielle. La nouveauté s'apprécie de façon absolue : toute divulgation antérieure au dépôt, où qu'elle ait eu lieu et sous quelque forme que ce soit, la détruit. L'activité inventive suppose que la solution ne découle pas de manière évidente de l'état de la technique pour un homme du métier.

Plusieurs catégories sont exclues par nature : les théories scientifiques et méthodes mathématiques, les créations esthétiques, les plans et méthodes intellectuelles ou commerciales, les programmes d'ordinateur en tant que tels, les inventions contraires à l'ordre public, les procédés de clonage humain. Un logiciel n'est brevetable que s'il apporte une contribution technique allant au-delà de l'interaction normale entre programme et machine.

Les étapes et les délais

Le dépôt s'effectue en ligne. L'INPI attribue un numéro national et délivre un récépissé. Le ministère des Armées dispose ensuite d'un délai de cinq mois pour examiner si l'invention intéresse la défense nationale. L'INPI établit un rapport de recherche préliminaire citant les antériorités et assorti d'un avis sur la brevetabilité ; le demandeur dispose de trois mois, renouvelables une fois, pour y répondre.

La demande est publiée au Bulletin officiel de la propriété industrielle dix-huit mois après la date de dépôt ou de priorité. Les tiers peuvent formuler des observations pendant les trois mois suivant cette publication. Le rapport de recherche définitif clôt l'instruction et l'INPI invite au paiement de la redevance de délivrance, à régler dans les deux mois. Le délai médian de délivrance annoncé par l'INPI est de trente mois.

Déroulement d'une demande de brevet français
  1. Dépôt en ligneJour 0Attribution d'un numéro national et d'une date de dépôt ; redevance de 26 euros, première annuité comprise
  2. Examen de défense nationale5 mois au plusLe ministère des Armées vérifie que l'invention ne relève pas du secret de la défense
  3. Rapport de recherche préliminaireRéponse du déposant sous 3 mois, renouvelables une foisCitation des antériorités et avis sur la brevetabilité ; redevance de 520 euros
  4. Publication au BOPI18 mois après le dépôt ou la prioritéLa demande devient publique ; les tiers peuvent formuler des observations pendant 3 mois
  5. DélivrancePaiement sous 2 mois ; délai médian total de 30 moisPaiement de la redevance de délivrance de 90 euros et publication de la mention de délivrance

Délais de procédure indiqués par l'INPI, situation au 9 août 2026.Source : INPI.

Déroulement d'une demande de brevet français. Délais de procédure indiqués par l'INPI, situation au 9 août 2026.
ÉtapeDélaiDétail
Dépôt en ligneJour 0Attribution d'un numéro national et d'une date de dépôt ; redevance de 26 euros, première annuité comprise
Examen de défense nationale5 mois au plusLe ministère des Armées vérifie que l'invention ne relève pas du secret de la défense
Rapport de recherche préliminaireRéponse du déposant sous 3 mois, renouvelables une foisCitation des antériorités et avis sur la brevetabilité ; redevance de 520 euros
Publication au BOPI18 mois après le dépôt ou la prioritéLa demande devient publique ; les tiers peuvent formuler des observations pendant 3 mois
DélivrancePaiement sous 2 mois ; délai médian total de 30 moisPaiement de la redevance de délivrance de 90 euros et publication de la mention de délivrance

Certificat d'utilité et demande provisoire

Deux variantes existent. Le certificat d'utilité protège dix ans au lieu de vingt et ne donne pas lieu à un rapport de recherche pendant l'instruction, ce qui raccourcit la procédure. Une recherche d'antériorité redevient obligatoire pour engager une action en contrefaçon. Depuis le 11 janvier 2020, une demande de certificat d'utilité peut être transformée en demande de brevet jusqu'aux préparatifs techniques de publication, soit autour du seizième mois.

La demande provisoire de brevet, ouverte depuis juillet 2020, permet de prendre date avec un dossier allégé. Le déposant dispose de douze mois pour la mettre en conformité, la transformer en demande de brevet classique ou en certificat d'utilité. Passé ce délai, la demande est réputée retirée et la date de dépôt est perdue.

Le cas des inventions de salariés

Une invention réalisée par un salarié se classe dans l'une des trois catégories du code de la propriété intellectuelle. L'invention de mission, faite dans le cadre des fonctions ou d'une étude explicitement confiée, appartient à l'employeur dès sa conception et ouvre droit à une rémunération supplémentaire. L'invention hors mission attribuable, réalisée dans le domaine d'activité de l'entreprise ou avec ses moyens, appartient au salarié mais peut être revendiquée par l'employeur contre un juste prix. L'invention hors mission non attribuable reste la propriété du salarié, sans contrepartie.

Le salarié doit déclarer son invention à l'employeur et proposer un classement. L'employeur dispose de deux mois pour se prononcer sur ce classement ; son silence vaut acceptation. Pour les inventions attribuables, il dispose de quatre mois pour exercer son droit d'attribution. En cas de désaccord sur le classement ou sur la rémunération, la Commission nationale des inventions de salariés peut être saisie avant toute action devant le tribunal judiciaire de Paris.

Combien coûte un brevet sur toute sa durée de vie ?

Le coût d'entrée est faible, le coût de maintien ne l'est pas. Le dépôt s'élève à 26 euros, première annuité comprise, le rapport de recherche à 520 euros et la délivrance à 90 euros, soit 636 euros pour obtenir le titre. Chaque revendication au-delà de la dixième coûte 42 euros supplémentaires. Ces montants s'entendent hors honoraires de conseil en propriété industrielle, qui ne sont pas réglementés.

Le maintien en vigueur suppose ensuite le paiement d'une annuité chaque année, dont le montant croît fortement. En additionnant les annuités de la deuxième à la vingtième, un brevet français maintenu jusqu'à son terme représente 5 910 euros de redevances, soit 6 546 euros en incluant le dépôt, la recherche et la délivrance.

Barème des annuités de maintien en vigueur d'un brevet français
Barème des annuités de maintien en vigueur d'un brevet français. Montant dû chaque année, en euros, tarif normal applicable au 2 juillet 2026.800 €0 €2e — 38 €2e3e — 38 €4e — 38 €5e — 38 €6e — 76 €6e7e — 96 €8e — 136 €9e — 180 €10e — 220 €10e11e — 260 €12e — 300 €13e — 350 €14e — 400 €14e15e — 460 €16e — 520 €17e — 580 €18e — 650 €18e19e — 730 €20e — 800 €20e

Montant dû chaque année, en euros, tarif normal applicable au 2 juillet 2026.Source : INPI, tarifs des procédures.

Barème des annuités de maintien en vigueur d'un brevet français. Montant dû chaque année, en euros, tarif normal applicable au 2 juillet 2026.
PériodeValeur
2e38 €
3e38 €
4e38 €
5e38 €
6e76 €
7e96 €
8e136 €
9e180 €
10e220 €
11e260 €
12e300 €
13e350 €
14e400 €
15e460 €
16e520 €
17e580 €
18e650 €
19e730 €
20e800 €

L'annuité est due au plus tard le dernier jour du mois anniversaire du dépôt. Un délai supplémentaire de six mois est ouvert, moyennant une majoration de 50 % du montant dû. À défaut de paiement dans ce délai, le titulaire est déchu de ses droits ; une procédure de restauration reste ouverte s'il justifie d'une excuse légitime.

Comment déposer et défendre une marque ?

La marque se dépose pour des produits et services désignés selon la classification internationale de Nice. Le périmètre choisi au dépôt est définitif : il ne peut être étendu ensuite, seulement réduit. Le signe doit être distinctif, licite, disponible et représentable dans le registre. Un terme purement descriptif du produit désigné est refusé.

Après le dépôt, l'INPI publie la demande au BOPI dans un délai de six semaines. S'ouvre alors un délai d'opposition de deux mois, pendant lequel le titulaire d'un droit antérieur peut contester l'enregistrement. L'enregistrement intervient au plus tôt cinq mois après le dépôt. La protection court dix ans à compter de la date de dépôt.

Le renouvellement s'effectue au cours de l'année précédant immédiatement l'expiration, pour 290 euros en une classe et 40 euros par classe supplémentaire. Un délai supplémentaire de six mois court à compter du lendemain de l'échéance, assorti d'une majoration de 50 % de la redevance. Passé ce délai, la marque tombe et le signe redevient disponible.

Deux procédures administratives permettent de contester un signe sans passer par le juge : l'opposition à l'enregistrement, à 400 euros, et la demande en nullité ou en déchéance d'une marque enregistrée, à 600 euros. Chaque fondement invoqué au-delà du premier est facturé 150 euros.

L'obligation d'exploiter

Une marque enregistrée n'est pas acquise indéfiniment par le seul paiement du renouvellement. Le titulaire qui ne l'a pas exploitée sérieusement pendant cinq années consécutives s'expose à une action en déchéance, ouverte à toute personne physique ou morale sans qu'elle ait à justifier d'un intérêt à agir. La déchéance prend effet à la date de la demande et libère le signe au registre national.

Les mêmes procédures administratives permettent d'attaquer une marque pour des motifs absolus, tels que l'absence de caractère distinctif, le caractère descriptif ou le dépôt de mauvaise foi, ou pour des motifs relatifs tirés d'un droit antérieur. La nullité, elle, produit un effet rétroactif à la date du dépôt : la marque est réputée n'avoir jamais existé.

Redevances de dépôt et de renouvellement à l'INPI
Redevances de dépôt et de renouvellement à l'INPI. Montants en euros, tarifs applicables au 2 juillet 2026.Dépôt de brevet — 26 €Dépôt de brevet26 €Dépôt de dessin ou modèle — 39 €Dépôt de dessin ou modèle39 €Dépôt de marque, une classe — 190 €Dépôt de marque, une classe190 €Renouvellement de marque — 290 €Renouvellement de marque290 €Opposition à une marque — 400 €Opposition à une marque400 €Rapport de recherche brevet — 520 €Rapport de recherche brevet520 €Nullité ou déchéance de marque — 600 €Nullité ou déchéance de marque600 €

Montants en euros, tarifs applicables au 2 juillet 2026.Source : INPI, tarifs des procédures.

Redevances de dépôt et de renouvellement à l'INPI. Montants en euros, tarifs applicables au 2 juillet 2026.
PosteValeur
Dépôt de brevet26 €
Dépôt de dessin ou modèle39 €
Dépôt de marque, une classe190 €
Renouvellement de marque290 €
Opposition à une marque400 €
Rapport de recherche brevet520 €
Nullité ou déchéance de marque600 €

Que protègent les dessins et modèles ?

Le dessin ou modèle protège l'apparence d'un produit ou d'une partie de produit : lignes, contours, couleurs, forme, texture, matériaux. La protection suppose une apparence nouvelle et présentant un caractère propre, c'est-à-dire produisant sur l'observateur averti une impression d'ensemble différente de celle des créations antérieures.

Le dépôt coûte 39 euros. S'y ajoutent 23 euros par reproduction en noir et blanc et 47 euros par reproduction en couleur. Un même dépôt peut couvrir plusieurs dessins ou modèles relevant de la même classe de la classification de Locarno. La publication au BOPI intervient dans un délai de trois à quatre mois après le dépôt ; l'avis de publication tient lieu de certificat.

La protection initiale est de cinq ans. Elle se proroge par périodes de cinq ans, pour 52 euros par période, jusqu'à un maximum de vingt-cinq ans. Le délai de grâce de douze mois permet au créateur de tester un produit sur le marché avant de déposer, sans que sa propre divulgation lui soit opposée.

Durée maximale de protection par type de titre
Durée maximale de protection par type de titre. Durée en années à compter de la date de dépôt, droit français au 9 août 2026.e-Soleau — 5 annéese-Soleau5 annéesCertificat d'utilité — 10 annéesCertificat d'utilité10 annéesMarque, une période — 10 annéesMarque, une période10 annéesBrevet — 20 annéesBrevet20 annéesDessin ou modèle — 25 annéesDessin ou modèle25 années

Durée en années à compter de la date de dépôt, droit français au 9 août 2026.Source : INPI.

Durée maximale de protection par type de titre. Durée en années à compter de la date de dépôt, droit français au 9 août 2026.
PosteValeur
e-Soleau5 années
Certificat d'utilité10 années
Marque, une période10 années
Brevet20 années
Dessin ou modèle25 années

À quoi sert l'enveloppe Soleau ?

L'enveloppe Soleau, aujourd'hui dématérialisée sous le nom d'e-Soleau, ne confère aucun droit de propriété industrielle. Elle établit une preuve datée de l'existence d'une création et de l'identité de son auteur. Son usage principal concerne les créations relevant du droit d'auteur, acquis dès la création sans formalité : créations graphiques, œuvres littéraires, bases de données, mais aussi savoir-faire et documents de conception.

Le dépôt coûte 15 euros pour un volume allant jusqu'à 50 mégaoctets, puis 10 euros par tranche supplémentaire de 50 mégaoctets. L'INPI conserve les documents pendant cinq ans. La prorogation doit être demandée avant l'expiration de ce délai. Une variante permet de déposer une empreinte numérique du fichier sans limitation de taille, l'INPI ne conservant alors que l'empreinte et non le contenu.

Comment étendre la protection à l'Europe et à l'international ?

Un titre français ne produit d'effet qu'en France. L'extension repose sur un droit de priorité, qui permet de conserver la date du premier dépôt lors de dépôts ultérieurs à l'étranger. Ce délai est de douze mois pour les brevets et de six mois pour les marques et les dessins et modèles. Au-delà, un dépôt reste possible mais perd le bénéfice de l'antériorité, et la publication du titre français peut alors constituer une antériorité opposable.

Les brevets

Trois voies coexistent. Le dépôt national direct dans chaque pays visé convient à un nombre restreint de territoires. La demande de brevet européen déposée auprès de l'Office européen des brevets débouche sur un faisceau de titres nationaux, dont les taxes de maintien sont acquittées pays par pays. Le brevet européen à effet unitaire offre une protection uniforme dans les dix-huit États ayant ratifié l'accord, avec une taxe annuelle unique.

La procédure du traité de coopération en matière de brevets, dite PCT, ouvre une demande unique valable dans plus de 150 pays et repousse le choix des territoires : l'entrée en phase nationale intervient en règle générale dans un délai de trente mois. L'INPI agit comme office récepteur pour les déposants français. Les redevances PCT perçues par l'INPI s'élèvent, au 1er avril 2026, à 1 213 euros pour un dépôt électronique, 1 428 euros sur support papier, auxquels s'ajoute une taxe de recherche internationale de 1 885 euros.

Les marques et les modèles

La marque de l'Union européenne, déposée auprès de l'Office de l'Union européenne pour la propriété intellectuelle, produit ses effets dans les vingt-sept États membres au moyen d'une procédure unique et se renouvelle tous les dix ans. Le système de Madrid, géré par l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle, permet une désignation de plusieurs pays à partir d'une marque française ; la demande transite obligatoirement par l'INPI, qui joue le rôle d'office d'origine, et les redevances sont acquittées en francs suisses.

Voies d'extension d'un titre français à l'étranger
TitreDélai de prioritéVoie régionaleVoie internationale
Brevet12 moisBrevet européen (OEB) ou brevet européen à effet unitaire, 18 ÉtatsPCT, plus de 150 pays, entrée en phase nationale à 30 mois
Marque6 moisMarque de l'Union européenne (EUIPO), 27 États membresSystème de Madrid (OMPI), dépôt via l'INPI
Dessin ou modèle6 moisDessin ou modèle de l'Union européenne (EUIPO)Système de La Haye (OMPI)

Le choix entre ces voies se joue sur le nombre de pays visés et sur l'horizon commercial. Une entreprise qui exporte vers deux marchés a intérêt à des dépôts nationaux directs ; au-delà de quatre ou cinq territoires, les procédures centralisées deviennent moins coûteuses à gérer. La règle commune reste la même : déposer avant toute divulgation, et surveiller les échéances de renouvellement, seules causes de perte de droit entièrement évitables.

Questions fréquentes

Peut-on déposer un brevet après avoir présenté son invention sur un salon ?

Non, sauf exception très limitée. La nouveauté est absolue en droit des brevets : toute divulgation antérieure au dépôt détruit la brevetabilité, y compris lorsqu'elle émane de l'inventeur. Seuls les dessins et modèles bénéficient d'un délai de grâce de douze mois après une divulgation par le créateur lui-même.

Faut-il passer par un conseil en propriété industrielle ?

Ce n'est pas obligatoire pour un déposant établi en France. La rédaction des revendications d'un brevet conditionne toutefois l'étendue du monopole obtenu et ne se corrige pas après coup. Les honoraires de conseil ne sont pas réglementés et ne sont pas compris dans les redevances INPI indiquées ici.

Que se passe-t-il si une annuité n'est pas payée à temps ?

Un délai supplémentaire de six mois est ouvert, avec une majoration de 50 % du montant dû. Passé ce délai, le titulaire est déchu de ses droits et le brevet tombe dans le domaine public. Une requête en restauration reste possible si le titulaire justifie d'une excuse légitime.

Un logiciel peut-il être breveté en France ?

Le programme d'ordinateur en tant que tel est exclu de la brevetabilité. Un logiciel n'est brevetable que s'il apporte une contribution technique dépassant l'interaction normale entre le programme et la machine. À défaut, la protection passe par le droit d'auteur, acquis sans formalité, et la preuve de date peut être constituée par un e-Soleau.

Combien de classes faut-il retenir pour une marque ?

Le dépôt en une classe coûte 190 euros et chaque classe supplémentaire 40 euros. Le périmètre ne peut plus être étendu après le dépôt. Désigner des classes non exploitées expose en revanche à une déchéance pour défaut d'usage sérieux, qui peut être demandée devant l'INPI pour 600 euros.

L'e-Soleau remplace-t-il un dépôt de brevet ?

Non. L'e-Soleau ne confère aucun monopole et n'empêche pas un tiers de déposer un brevet sur la même invention. Il ne fait qu'établir qu'un contenu existait à une date donnée. Son coût de 15 euros et sa conservation de cinq ans en font un outil de preuve, pas un titre de propriété industrielle.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Tarifs des procédures applicables au 2 juillet 2026INPI · consulté le
  2. Tarifs des procédures et prestations de l'INPIINPI · consulté le
  3. Les étapes clés du dépôt d'une demande de brevetINPI · consulté le
  4. Les critères de brevetabilitéINPI · consulté le
  5. Le certificat d'utilitéINPI · consulté le
  6. Prolonger la validité de son brevet : les annuitésINPI · consulté le
  7. Les étapes clés du dépôt de marqueINPI · consulté le
  8. Prolonger la validité de sa marqueINPI · consulté le
  9. Les étapes clés du dépôt de dessins et modèlesINPI · consulté le
  10. Déposer une e-Soleau ou un entiercementINPI · consulté le
  11. Étendre son brevet à l'étrangerINPI · consulté le
  12. Protéger sa marque à l'étrangerINPI · consulté le
  13. Demander la nullité ou la déchéance d'une marqueINPI · consulté le
  14. Déclarer une invention de salariéINPI · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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