Contrôle technique : périodicité, points contrôlés, sanctions
Tous les combien faut-il passer le contrôle technique selon le type de véhicule ?
Une voiture passe son premier contrôle technique dans les six mois précédant son quatrième anniversaire, puis tous les deux ans. Une moto est contrôlée tous les trois ans, après un premier passage à cinq ans. Le contrôleur vérifie 133 points sur une voiture. Rouler sans contrôle valide coûte 135 euros d'amende forfaitaire.
À retenir
- Une voiture et une camionnette passent leur premier contrôle technique dans les six mois précédant le quatrième anniversaire de la première mise en circulation, puis tous les deux ans ; une moto tous les trois ans après un premier passage à cinq ans.
- Le contrôleur vérifie 133 points sur une voiture ou une camionnette et 80 points sur un véhicule de catégorie L, sans démontage et sans possibilité de réparer sur place.
- En 2025, 19,30 % des véhicules légers contrôlés ont été renvoyés en contre-visite, dont 0,72 % pour défaillance critique.
- La contre-visite doit être réalisée dans les deux mois suivant un contrôle défavorable pour un véhicule léger ou un deux-roues, dans le mois pour un véhicule lourd.
- Rouler sans contrôle technique en cours de validité expose à une amende pouvant atteindre 750 euros, forfaitisée à 135 euros, à l'immobilisation du véhicule et à sa mise en fourrière.
Tous les combien faut-il passer le contrôle technique ?
La périodicité dépend de la catégorie européenne inscrite en case J du certificat d'immatriculation, pas de la marque ni du kilométrage. Une voiture particulière et une camionnette relèvent du même rythme : un premier contrôle avant quatre ans, puis un passage tous les deux ans. Un deux-roues motorisé relève d'un rythme de trois ans. Un autocar est contrôlé deux fois par an.
Le contrôle est à l'initiative du propriétaire. Aucune convocation n'est envoyée. La date limite figure sur le timbre apposé sur la carte grise et sur la vignette collée dans la partie inférieure droite du pare-brise, lorsque le véhicule en est équipé. Le ministère chargé des transports précise que cette vignette ne constitue pas, à elle seule, une preuve du contrôle.
L'obligation ne dépend pas de la source d'énergie. Un véhicule électrique, hybride ou au gaz est soumis au même calendrier qu'un véhicule thermique. Il fait seulement l'objet de points de contrôle complémentaires, adaptés à sa motorisation.
| Catégorie de véhicule | Premier contrôle | Périodicité ensuite |
|---|---|---|
| Voiture particulière et camping-car de 3,5 t au plus (M1) | Dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire de la 1re mise en circulation | Tous les 2 ans |
| Camionnette de 3,5 t au plus (N1) | Dans les 6 mois précédant le 4e anniversaire | Tous les 2 ans, plus un contrôle pollution chaque année |
| Moto, scooter, tricycle, quadricycle, quad (catégorie L) | Dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire | Tous les 3 ans |
| Véhicule de collection mis en circulation à partir de 1960 | Selon le régime applicable avant le classement en collection | Tous les 5 ans |
| Véhicule de collection mis en circulation avant 1960 | Aucun | Dispensé |
| Taxi et voiture de transport avec chauffeur | Selon le régime du véhicule | Tous les ans |
| Poids lourd de transport de marchandises de plus de 3,5 t | Selon le régime du véhicule | Tous les ans |
| Autobus et autocar de plus de 9 places assises | Selon le régime du véhicule | Tous les 6 mois |
| Remorque de 3,5 t au plus hors matières dangereuses | Aucun | Dispensée |
| Tracteur agricole | Aucun | Dispensé |
Quand tombe le premier contrôle d'un véhicule neuf ?
La fenêtre de six mois se calcule à partir de la date de première mise en circulation, pas de la date d'achat. Service Public prend l'exemple d'un véhicule mis en circulation le 1er octobre 2022 : son premier contrôle doit être réalisé entre le 1er avril 2026 et le 30 septembre 2026.
Le résultat favorable court ensuite de date à date. Un contrôle passé le 14 mai 2025 avec un résultat favorable est valable jusqu'au 13 mai 2027. Le contrôle suivant doit être réalisé au plus tard ce jour-là. Une revente et un changement de numéro d'immatriculation ne modifient pas cette échéance.
Le régime particulier des véhicules de collection
Un véhicule de collection est un véhicule de trente ans ou plus, qui n'est plus produit et dont les caractéristiques techniques n'ont pas été modifiées. En 2026, un véhicule immatriculé pour la première fois en 1996 ou avant peut être immatriculé en collection, sous conditions. La carte grise porte alors la mention « collection ».
Le classement change la périodicité. Un véhicule de collection mis en circulation à partir de 1960 est contrôlé tous les cinq ans. Un véhicule de collection mis en circulation avant 1960 est dispensé de contrôle technique, quel que soit son poids. En revanche, un véhicule de trente ans ou plus qui n'est pas déclaré en collection reste soumis au rythme de deux ans. La vignette n'est pas apposée sur le pare-brise d'un véhicule de collection.
Que vérifie exactement le contrôleur ?
Le contrôle technique est un examen visuel réalisé sans démontage. Le véhicule ne peut faire l'objet d'aucune réparation pendant l'opération, et seuls les véhicules en état de marche peuvent être présentés. Le contrôleur vérifie 133 points sur une voiture ou une camionnette, 80 points sur un véhicule de catégorie L.
- Identification du véhicule : plaque d'immatriculation, numéro de châssis ou de série, campagne de rappel.
- Équipements de freinage : plaquettes, disques.
- Direction : volant, boîtier.
- Visibilité : pare-brise, rétroviseurs.
- Feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques.
- Essieux, roues, pneus, suspension.
- Châssis et accessoires du châssis.
- Autre matériel : ceintures de sécurité, avertisseur sonore.
- Nuisances : pollution, niveau sonore.
Sur un véhicule dont l'électricité est la seule énergie motrice, la vérification porte notamment sur la batterie, le câble de recharge et le coffre à batterie de traction. Sur un véhicule de catégorie L, la liste des fonctions est la même, hors ceintures de sécurité.
Le contrôle complémentaire pollution des camionnettes
Une camionnette de catégorie N1 subit un second examen, intercalé entre deux contrôles périodiques. Ce contrôle complémentaire porte sur les émissions polluantes. Il doit être réalisé dans les deux mois précédant la fin d'un délai d'un an après chaque contrôle périodique. Pour un contrôle périodique passé le 1er octobre 2025, le complémentaire doit intervenir entre le 1er août 2026 et le 30 septembre 2026.
Six points seulement sont examinés : identification du véhicule, tuyaux d'échappement et silencieux, réservoir et conduites de carburant, compteur kilométrique, bruit, émissions à l'échappement. Sont dispensées les camionnettes de collection, les véhicules essence mis en circulation avant le 1er octobre 1972, les véhicules diesel mis en circulation avant le 1er janvier 1980, et les véhicules roulant au gazogène, à l'électricité, à l'air comprimé ou à l'hydrogène.
Comment sont classées les défaillances et quel résultat en découle ?
Trois niveaux de gravité structurent l'ensemble du dispositif. Une défaillance mineure n'a aucune conséquence sur la sécurité du véhicule ou sur l'environnement. Une défaillance majeure peut compromettre la sécurité du véhicule, avoir une conséquence négative sur l'environnement ou mettre en danger les autres usagers. Une défaillance critique constitue un danger direct et immédiat pour la sécurité routière, ou a une conséquence grave sur l'environnement.
| Défaillances constatées | Résultat | Lettre sur le timbre | Validité du contrôle |
|---|---|---|---|
| Aucune, ou uniquement mineures | Favorable | A | 2 ans (voiture, camionnette) ou 3 ans (catégorie L) |
| Au moins une majeure, aucune critique | Défavorable pour défaillances majeures | S | 2 mois à compter du contrôle |
| Au moins une critique | Défavorable pour défaillances critiques | R | Limitée au jour du contrôle |
Le volume est considérable. En 2025, 27,61 millions de contrôles de voitures particulières et de véhicules utilitaires légers ont été réalisés par 13 565 contrôleurs agréés dans 6 784 centres, dont 23 127 004 contrôles périodiques et 3 202 808 contre-visites, auxquels s'ajoutent 1 273 712 contrôles complémentaires.
Le taux de prescription de contre-visite pour les véhicules légers s'établit à 19,30 % en 2025, contre 19,44 % en 2024. Dans le détail, 18,58 % des véhicules présentent au moins une défaillance majeure et 0,72 % au moins une défaillance critique. Les voitures particulières sont refusées dans 18,92 % des cas, les utilitaires légers dans 22,39 %.
Part des contrôles techniques périodiques donnant lieu à une contre-visite, en pourcentage. Pour les véhicules de catégorie L, chiffre de l'année 2025.Source : Ministère chargé des transports, bilans du contrôle technique 2025.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Voitures particulières | 18,9 % |
| Utilitaires légers | 22,4 % |
| Ensemble véhicules légers | 19,3 % |
| Véhicules lourds | 11,2 % |
| Catégorie L | 13,6 % |
Les fonctions qui provoquent le plus de contre-visites sur les véhicules légers sont, dans l'ordre : essieux, roues, pneus et suspension ; feux, dispositifs réfléchissants et équipements électriques ; nuisances ; équipements de freinage. Sur les véhicules lourds, ce sont les équipements de freinage qui arrivent en tête, sur 1,27 million de contrôles réalisés en 2025 par 855 contrôleurs dans 398 installations agréées.
Dans quel délai faut-il faire la contre-visite ?
Un résultat défavorable oblige à une contre-visite. Le délai est de deux mois à compter du contrôle périodique pour une voiture, une camionnette ou un véhicule de catégorie L. Il est ramené à un mois pour un véhicule lourd, porté à deux mois si le contrôle a été réalisé en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion ou à Mayotte.
La distinction entre les lettres S et R change ce que le conducteur peut faire dans l'intervalle. Un contrôle défavorable pour défaillance majeure reste valable deux mois : le véhicule peut circuler. Un contrôle défavorable pour défaillance critique n'est valable que le jour même. Dans les deux cas, la contre-visite doit intervenir dans les deux mois.
La contre-visite ne rejoue pas l'intégralité du contrôle. Le contrôleur détermine les points à vérifier sur la base des défaillances constatées et s'assure qu'elles ont été réparées. Elle peut être passée dans le centre d'origine ou dans un autre centre agréé. Il faut présenter l'original du procès-verbal défavorable et la carte grise ; à défaut, et si les données informatiques ne peuvent pas être consultées, le véhicule repasse un contrôle périodique complet.
La validité de la contre-visite favorable court à partir de la date du contrôle défavorable, non de celle de la contre-visite. Pour un contrôle passé le 5 juin 2026 et une contre-visite favorable le 4 juillet 2026, la validité s'arrête au 4 juin 2028 pour une voiture. Retarder la contre-visite ne repousse donc pas l'échéance suivante.
- Contrôle technique périodiqueJour du contrôleLe contrôleur relève les défaillances et remet un procès-verbal portant le résultat et la limite de validité.
- Résultat défavorableJour du contrôleValidité de 2 mois pour une défaillance majeure (S), limitée au jour même pour une défaillance critique (R).
- RéparationDans les 2 moisAucune réparation ne peut être faite pendant le contrôle. Le propriétaire choisit librement son réparateur.
- Contre-visite2 mois au plus après le contrôleSeuls les points défaillants sont revérifiés, dans le centre d'origine ou dans un autre centre agréé.
- Nouveau timbreImmédiatLa contre-visite favorable vaut 2 ans, ou 3 ans en catégorie L, à compter de la date du contrôle défavorable.
Procédure applicable à une voiture, une camionnette ou un véhicule de catégorie L.Source : Service Public, fiches F2878, F33353 et F37538.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Contrôle technique périodique | Jour du contrôle | Le contrôleur relève les défaillances et remet un procès-verbal portant le résultat et la limite de validité. |
| Résultat défavorable | Jour du contrôle | Validité de 2 mois pour une défaillance majeure (S), limitée au jour même pour une défaillance critique (R). |
| Réparation | Dans les 2 mois | Aucune réparation ne peut être faite pendant le contrôle. Le propriétaire choisit librement son réparateur. |
| Contre-visite | 2 mois au plus après le contrôle | Seuls les points défaillants sont revérifiés, dans le centre d'origine ou dans un autre centre agréé. |
| Nouveau timbre | Immédiat | La contre-visite favorable vaut 2 ans, ou 3 ans en catégorie L, à compter de la date du contrôle défavorable. |
Combien coûte le contrôle et où trouver le tarif ?
Il n'existe aucun tarif national réglementé. Les prix du contrôle périodique et de la contre-visite sont fixés librement par chaque centre et restent à la charge du propriétaire. Ils doivent être affichés à l'entrée principale du centre, de manière visible et lisible, et classés par type d'énergie : essence, diesel, gaz, hybride, électrique. Un service en ligne permet de localiser les centres agréés et de consulter leur catalogue de prix.
Quelles règles s'appliquent aux motos et aux scooters ?
Le contrôle technique des véhicules de catégorie L est obligatoire depuis le 15 avril 2024. Sont concernés les cyclomoteurs, motocyclettes, tricycles à moteur, quadricycles légers et lourds à moteur, quads routiers et quads tout terrain lourds. Les motos d'enduro et de trial à usage sportif en sont dispensées tant que le propriétaire justifie d'une licence annuelle de la Fédération française de motocyclisme.
Le régime de croisière est simple : premier contrôle dans les six mois précédant le cinquième anniversaire de la première mise en circulation, puis tous les trois ans. Mais un calendrier d'échelonnement s'applique jusqu'à la fin de 2026 pour résorber le stock de véhicules déjà en circulation à l'entrée en vigueur.
| Date de première mise en circulation | Date du premier contrôle technique |
|---|---|
| Jusqu'au 31 décembre 2016 | Entre le 15 avril et le 31 décembre 2024 |
| Du 1er janvier 2017 au 31 décembre 2019 | Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2025 |
| Du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2021 | Entre le 1er janvier et le 31 décembre 2026 |
| À partir du 1er janvier 2022 | Dans les 6 mois précédant le 5e anniversaire de la première mise en circulation |
Pour les trois premières lignes, le contrôle doit être réalisé au plus tard quatre mois après la date anniversaire de la mise en circulation, dans la limite du 31 décembre de l'année indiquée. Un véhicule immatriculé en 2021 et mis en circulation le 20 juin 2021 doit donc être contrôlé au plus tard le 20 octobre 2026. Une machine immatriculée le 1er octobre 2022 relève, elle, de la fenêtre du 1er avril au 30 septembre 2027.
- 15 avril 2024Entrée en vigueurObligation pour les véhicules de catégorie L. Premiers concernés : les véhicules mis en circulation jusqu'au 31 décembre 2016.
- 2025Mesure du niveau sonoreLe contrôle intègre la mesure du bruit. Les véhicules mis en circulation entre 2017 et 2019 passent leur premier contrôle.
- 1er janvier 2026Vérification des rappels gravesLes campagnes de rappel déclarées graves par le constructeur entrent dans le champ du contrôle technique.
- 1er mars 2026Vitesse maximale des cyclomoteursDe nouveaux contrôles vérifient la conformité de la vitesse maximale par construction des cyclomoteurs.
- 31 décembre 2026Fin de l'échelonnementDernière échéance pour les véhicules mis en circulation en 2020 et 2021.
Étapes réglementaires depuis l'entrée en vigueur.Source : Ministère chargé des transports et Service Public.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 15 avril 2024 | Entrée en vigueur — Obligation pour les véhicules de catégorie L. Premiers concernés : les véhicules mis en circulation jusqu'au 31 décembre 2016. |
| 2025 | Mesure du niveau sonore — Le contrôle intègre la mesure du bruit. Les véhicules mis en circulation entre 2017 et 2019 passent leur premier contrôle. |
| 1er janvier 2026 | Vérification des rappels graves — Les campagnes de rappel déclarées graves par le constructeur entrent dans le champ du contrôle technique. |
| 1er mars 2026 | Vitesse maximale des cyclomoteurs — De nouveaux contrôles vérifient la conformité de la vitesse maximale par construction des cyclomoteurs. |
| 31 décembre 2026 | Fin de l'échelonnement — Dernière échéance pour les véhicules mis en circulation en 2020 et 2021. |
Ce que montre le premier bilan des deux-roues
Sur la période 2024-2025, 2,21 millions de contrôles de véhicules de catégorie L ont été réalisés dans 3 783 centres agréés par 5 526 contrôleurs : 930 403 contrôles périodiques et 66 504 contre-visites en 2024, puis 1 113 089 contrôles périodiques et 100 861 contre-visites en 2025.
L'âge moyen des véhicules présentés atteint 17,2 ans sur les deux années, 17,7 ans en 2024 et 16,8 ans en 2025. Le taux de mise en contre-visite s'établit à 11,9 % sur l'ensemble de la période, mais il progresse : 11,7 % en 2024, 13,6 % en 2025. Les fonctions les plus souvent en cause sont les essieux, roues, pneumatiques et suspensions, puis les feux et équipements électriques, enfin les nuisances.
Que risque-t-on à rouler sans contrôle technique valide ?
Le propriétaire qui ne respecte pas l'obligation encourt une amende pouvant atteindre 750 euros. En pratique, il s'agit d'une amende forfaitaire de 135 euros. La sanction vise le défaut de contrôle en cours de validité, indépendamment de l'état réel du véhicule.
Le contrôle routier peut aller plus loin. Les forces de l'ordre peuvent décider l'immobilisation du véhicule et retenir le certificat d'immatriculation. Le conducteur reçoit alors une fiche de circulation valable sept jours, destinée à lui permettre de rejoindre un centre. Il récupère sa carte grise en présentant au commissariat ou à la gendarmerie le procès-verbal attestant d'un résultat satisfaisant.
La mise en fourrière peut également être décidée, soit en l'absence de présentation aux contrôles obligatoires, soit lorsque les réparations ou aménagements prescrits n'ont pas été réalisés. Depuis 2026, un véhicule classé « stop drive » et non réparé se voit interdire la circulation dès le lendemain du contrôle.
Les montants diffèrent pour les véhicules professionnels. L'amende s'élève à 750 euros pour un entrepreneur individuel et à 3 750 euros lorsque le propriétaire est une société. Les centres agréés pour les poids lourds ne peuvent par ailleurs consacrer à cette activité qu'entre 10 % et 35 % de leur volume total, selon leur implantation géographique.
Faut-il un contrôle technique pour vendre son véhicule ?
Oui, au-delà d'un certain âge. Pour la vente d'une voiture ou d'une camionnette de plus de quatre ans, le vendeur doit remettre à l'acheteur la preuve d'un contrôle technique. Sans elle, l'acquéreur ne peut pas faire immatriculer le véhicule à son nom. Le contrôle doit avoir été réalisé dans les six mois précédant la demande d'établissement du nouveau certificat d'immatriculation.
- Aucun contrôle n'est exigé si le contrôle périodique a été fait dans les six derniers mois précédant la demande de nouvelle carte grise.
- Aucun contrôle n'est exigé si le véhicule est vendu à un garage ou à un concessionnaire.
- Une voiture ou une camionnette de moins de quatre ans peut être vendue sans preuve de contrôle technique.
- Depuis le 15 avril 2024, la même règle s'applique aux véhicules de catégorie L de plus de cinq ans.
L'historique du véhicule est consultable en ligne. La plateforme HistoVec, adossée au système d'immatriculation des véhicules, restitue notamment les kilométrages relevés lors des contrôles successifs. Un compteur incohérent d'un passage à l'autre y apparaît. Le kilométrage relevé figure d'ailleurs obligatoirement sur le procès-verbal.
Un contrôle passé hors de France ne vaut pas. Le contrôle technique doit être réalisé en France par un organisme agréé. Une exception existe : lors de l'immatriculation d'un véhicule précédemment immatriculé dans un pays de l'Union européenne, le contrôle technique réalisé dans l'Union est accepté.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si la contre-visite n'est pas faite dans les deux mois ?
La validité du contrôle défavorable pour défaillance majeure s'arrête au bout de deux mois. Passé ce délai, le véhicule n'a plus de contrôle technique en cours de validité et se retrouve dans la situation d'un véhicule non contrôlé, avec l'amende forfaitaire de 135 euros à la clé en cas de contrôle routier.
Peut-on faire son contrôle technique à l'étranger ?
Non. Le contrôle doit être réalisé en France par un organisme agréé. La seule exception concerne l'immatriculation en France d'un véhicule précédemment immatriculé dans un pays de l'Union européenne : le contrôle technique réalisé dans l'Union est alors accepté.
Comment faire si le procès-verbal a été perdu ?
Il faut demander un duplicata et une attestation au centre qui a réalisé le contrôle. L'attestation doit mentionner l'identification du centre, le numéro d'immatriculation, le numéro de série ou VIN et les informations figurant sur le timbre. Un service en ligne permet de retrouver les coordonnées du centre du dernier passage.
Un véhicule électrique est-il dispensé de contrôle technique ?
Non. L'obligation vaut quelle que soit la source d'énergie, thermique, hybride ou électrique. Le contrôle comporte des points spécifiques sur la batterie, le câble de recharge et le coffre à batterie de traction. Une camionnette électrique est en revanche dispensée du contrôle complémentaire pollution.
La mention « véhicule non roulant » existe-t-elle encore ?
Non. Cette mention ne peut plus figurer sur le procès-verbal du contrôle technique. Par ailleurs, seuls les véhicules en état de marche peuvent être présentés au contrôle, et aucune réparation ne peut être effectuée pendant l'examen.
Faut-il impérativement présenter la carte grise ?
L'original du certificat d'immatriculation est en principe exigé. À défaut, plusieurs documents sont acceptés pour identifier le véhicule : la fiche d'identification délivrée en ligne par l'ANTS, la fiche de circulation provisoire de sept jours remise par les forces de l'ordre, ou une attestation du constructeur pour un véhicule de plus de trente ans.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Contrôle technique d'une voiture (catégorie M1)
- Contrôle technique d'une camionnette (catégorie N1)
- Contrôle technique d'un 2, 3 roues ou quadricycle à moteur (catégorie L)
- Contrôle technique du véhicule : obligatoire ou dispense ?
- Contrôle technique d'un véhicule de collection : quelles sont les règles ?
- Peut-on vendre un véhicule d'occasion sans contrôle technique ?
- Peut-on faire le contrôle technique à l'étranger ?
- Contrôle technique des véhicules de transport de marchandises et de personnes
- Contrôle technique des véhicules — bilans 2025
- Décret n° 2025-1180 du 8 décembre 2025 relatif aux mesures en cas de risque grave et au contrôle technique périodique
- Code de la route, chapitre III : Contrôle technique (articles R323-1 à R323-27)
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