Droits des passagers : train, avion et car en cas de retard
Quelle indemnisation obtenir en cas de retard ou d'annulation en train, en avion ou en car ?
Un vol arrivé avec au moins trois heures de retard ouvre droit à 250, 400 ou 600 euros selon la distance. Un train retardé de 60 à 119 minutes donne droit à 25 % du prix du billet, 50 % au-delà de deux heures. Le car obéit à un régime distinct, réservé aux trajets de 250 kilomètres ou plus.
À retenir
- Un vol arrivé avec au moins trois heures de retard ouvre droit à une indemnité forfaitaire de 250, 400 ou 600 euros selon la distance parcourue.
- Un train arrivé avec 60 à 119 minutes de retard ouvre droit à 25 % du prix du billet, et à 50 % à partir de 120 minutes.
- L'assistance aérienne se déclenche avant l'indemnisation : deux heures de retard suffisent pour un vol de 1 500 kilomètres au plus.
- La réglementation européenne sur l'autocar ne couvre que les services réguliers de 250 kilomètres ou plus, avec une indemnisation de 50 % du prix du billet si le transporteur n'offre aucun choix.
- Depuis le 6 février 2026, une médiation préalable est obligatoire avant toute action en justice pour obtenir une indemnisation aérienne.
Quels textes protègent les passagers en France ?
Trois règlements européens, un par mode de transport, forment l'essentiel du droit applicable. Ils s'appliquent directement, sans transposition, et priment sur les conditions générales de vente des transporteurs. Une clause contractuelle moins favorable est inopposable au passager.
Le transport aérien relève du règlement (CE) n° 261/2004 du 11 février 2004, entré en vigueur le 17 février 2005. Il établit des règles communes d'indemnisation et d'assistance en cas de refus d'embarquement, d'annulation et de retard important, avec un plafond forfaitaire de 600 euros par passager.
Le transport ferroviaire relève du règlement (UE) 2021/782 du 29 avril 2021, une refonte du texte antérieur sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires. L'autocar relève du règlement (UE) n° 181/2011, applicable depuis le 1er mars 2013.
Les champs d'application diffèrent nettement. Le texte aérien couvre tous les vols au départ de l'Union européenne, de la Norvège, de l'Islande ou de la Suisse, quelle que soit la compagnie, et les vols à destination de ces pays lorsqu'ils sont opérés par un transporteur européen. Le texte routier ne s'applique qu'aux services réguliers dont la distance prévue atteint 250 kilomètres. Le texte ferroviaire permet aux États membres de dispenser les services urbains, suburbains et régionaux.
| Mode | Seuil ouvrant droit à indemnisation | Montant | Délai pour réclamer |
|---|---|---|---|
| Avion | 3 heures de retard à l'arrivée, annulation, refus d'embarquement | 250, 400 ou 600 € selon la distance | 5 ans |
| Train | 60 minutes de retard à l'arrivée finale | 25 % du billet de 60 à 119 min, 50 % à partir de 120 min | 3 mois |
| Autocar (250 km et plus) | Départ retardé de plus de 120 minutes ou annulation, sans choix proposé | 50 % du prix du billet | 3 mois |
- 17 février 2005Entrée en vigueur du règlement aérienLe règlement (CE) n° 261/2004 impose information, assistance, réacheminement ou remboursement et indemnisation forfaitaire.
- 1er mars 2013Application du règlement autocarLe règlement (UE) n° 181/2011 couvre les services réguliers de 250 kilomètres ou plus.
- 29 avril 2021Refonte du règlement ferroviaireLe règlement (UE) 2021/782 remplace le texte de 2007 et précise les circonstances exonératoires.
- 6 février 2026Médiation aérienne obligatoireToute action en justice contre une compagnie aérienne suppose une médiation préalable, sous réserve d'exceptions transitoires.
- 15 juin 2026Accord politique sur la révision aérienneLe Parlement et le Conseil s'accordent sur une révision du règlement 261/2004 qui maintient les seuils et les montants existants.
Textes européens et évolutions récentes de la procédure française.Source : Ministère chargé des transports, EUR-Lex, Commission européenne, Service Public.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 17 février 2005 | Entrée en vigueur du règlement aérien — Le règlement (CE) n° 261/2004 impose information, assistance, réacheminement ou remboursement et indemnisation forfaitaire. |
| 1er mars 2013 | Application du règlement autocar — Le règlement (UE) n° 181/2011 couvre les services réguliers de 250 kilomètres ou plus. |
| 29 avril 2021 | Refonte du règlement ferroviaire — Le règlement (UE) 2021/782 remplace le texte de 2007 et précise les circonstances exonératoires. |
| 6 février 2026 | Médiation aérienne obligatoire — Toute action en justice contre une compagnie aérienne suppose une médiation préalable, sous réserve d'exceptions transitoires. |
| 15 juin 2026 | Accord politique sur la révision aérienne — Le Parlement et le Conseil s'accordent sur une révision du règlement 261/2004 qui maintient les seuils et les montants existants. |
Combien touche-t-on en cas de retard ou d'annulation d'un vol ?
L'indemnité forfaitaire est due lorsque le vol arrive avec trois heures ou plus de retard par rapport à l'heure d'arrivée prévue. Le retard se mesure à l'arrivée, pas au départ. Le montant dépend de la distance et de la localisation du vol.
| Distance du vol | Assistance due à partir de | Indemnité pour un retard de 3 heures ou plus |
|---|---|---|
| 1 500 km ou moins | 2 heures de retard | 250 € |
| Plus de 1 500 km à l'intérieur de l'Union européenne | 3 heures de retard | 400 € |
| Entre 1 500 et 3 500 km hors Union européenne | 3 heures de retard | 400 € |
| Plus de 3 500 km hors Union européenne | 4 heures de retard | 600 € |
Montant par passager en cas d'annulation, de refus d'embarquement ou de retard d'au moins trois heures à l'arrivée.Source : Service Public, fiche « Voyage en avion : vol retardé ».
| Poste | Valeur |
|---|---|
| 1 500 km ou moins | 250 € |
| Plus de 1 500 km dans l'UE | 400 € |
| 1 500 à 3 500 km hors UE | 400 € |
| Plus de 3 500 km hors UE | 600 € |
L'assistance est un droit distinct, qui se déclenche plus tôt et ne dépend pas de la cause du retard. La compagnie doit prendre en charge gratuitement les rafraîchissements, la restauration, deux communications — appels, SMS ou courriels — et, si le départ ne peut avoir lieu avant le lendemain, les frais d'hôtel et le transfert entre l'hôtel et l'aéroport. Si elle ne fournit rien, elle rembourse les frais avancés sur présentation des reçus.
Quand le billet est-il remboursé ?
Le remboursement du billet suppose deux conditions cumulatives : un retard d'au moins cinq heures et la renonciation au voyage. Si ce retard de cinq heures concerne la correspondance, le passager peut aussi obtenir le remboursement du vol retour vers son point de départ. Le remboursement doit intervenir dans un délai de sept jours.
Le déclassement obéit à un régime propre. Un passager installé dans une classe inférieure à celle qu'il a payée obtient le remboursement de 30 % du prix du billet pour un vol de 1 500 kilomètres au plus, de 50 % entre 1 500 et 3 500 kilomètres, et de 75 % au-delà de 3 500 kilomètres.
L'annulation : le calendrier de prévenance change tout
Aucune indemnité n'est due si la compagnie informe le passager au moins deux semaines avant le départ. Entre sept jours et deux semaines avant le départ, la compagnie échappe à l'indemnisation si elle propose un vol de remplacement partant au plus tôt deux heures avant l'heure prévue et arrivant moins de quatre heures plus tard que prévu.
À moins de sept jours du départ, la fenêtre se resserre : le vol de remplacement doit partir au plus tôt une heure avant l'heure prévue et arriver moins de deux heures plus tard que prévu. En dehors de ces cas, l'indemnité forfaitaire reste due, au même barème que pour le retard.
Quels droits ouvre un train retardé ou supprimé ?
Le seuil ferroviaire est bien plus bas que le seuil aérien. Dès qu'un retard de 60 minutes ou plus est prévisible à l'arrivée finale, le voyageur choisit entre trois options : le remboursement intégral du billet, la poursuite du voyage ou un réacheminement dans des conditions comparables vers la destination finale dans les meilleurs délais, ou un réacheminement à une date ultérieure de son choix.
L'indemnisation s'ajoute au remboursement éventuel et se calcule en pourcentage du prix du billet. Le règlement fixe 25 % pour un retard compris entre 60 et 119 minutes, 50 % pour un retard de 120 minutes ou plus. L'entreprise ferroviaire peut appliquer un seuil de minimis, mais celui-ci ne peut pas dépasser 4 euros par billet.
| Retard à l'arrivée | Indemnisation | Autres droits |
|---|---|---|
| Moins de 60 minutes | Aucune au titre du règlement | Aucun droit spécifique |
| De 60 à 119 minutes | 25 % du prix du billet | Remboursement, poursuite du voyage ou réacheminement ; repas et rafraîchissements |
| 120 minutes ou plus | 50 % du prix du billet | Mêmes droits, plus hébergement et transport si une nuit sur place est nécessaire |
L'assistance ferroviaire est décrite en termes larges. L'entreprise offre gratuitement des repas et des rafraîchissements en quantité raisonnable, un hébergement à l'hôtel ou ailleurs, ainsi que le transport vers cet hébergement. Elle peut autoriser le voyageur à conclure lui-même un contrat avec un autre prestataire de transport et rembourse alors les coûts supportés.
Les délais de paiement sont encadrés. L'indemnisation est versée dans le mois qui suit le dépôt de la demande. Le remboursement du billet intervient dans un délai de 30 jours suivant la réception de la demande.
Que prévoit la réglementation pour l'autocar ?
Le régime routier est le plus restrictif des trois. Il ne s'applique qu'aux services réguliers dont la distance prévue est de 250 kilomètres ou plus, avec un embarquement ou un débarquement dans un État membre. Un trajet régional plus court en est exclu, et relève alors du seul droit des contrats.
En cas d'annulation, de surréservation, ou lorsque le départ d'une station est retardé de plus de 120 minutes, le transporteur doit offrir un choix : la poursuite du voyage ou un réacheminement vers la destination finale, sans frais supplémentaires, ou le remboursement du prix du billet, assorti le cas échéant d'un retour gratuit au point de départ. Le remboursement intervient dans les quatorze jours suivant l'offre.
L'indemnisation routière n'est pas automatique : elle sanctionne un manquement. Lorsque le transporteur n'offre pas ce choix au voyageur, celui-ci a droit à une indemnisation équivalente à 50 % du prix du billet, en plus du remboursement.
L'assistance suit un double critère. Pour un voyage dont la durée prévue excède trois heures, en cas d'annulation ou de départ retardé de plus de 90 minutes, le transporteur fournit des collations, des repas et des rafraîchissements. Si une ou plusieurs nuits sur place deviennent nécessaires, il prend en charge l'hébergement à hauteur de 80 euros par nuit et pour deux nuits au plus, ainsi que le transport vers le lieu d'hébergement.
Durée en minutes. Pour l'avion, retard mesuré à l'arrivée. Pour le train, retard prévisible à l'arrivée finale. Pour l'autocar, retard au départ d'une station sur un service de 250 kilomètres ou plus.Source : Règlements (CE) n° 261/2004, (UE) 2021/782 et (UE) n° 181/2011.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Train | 60 minutes |
| Autocar | 120 minutes |
| Avion | 180 minutes |
Que se passe-t-il quand une correspondance est manquée ?
En avion, la règle est favorable au passager. L'indemnisation s'applique même en cas d'escale ou de correspondance : le retard s'apprécie à l'arrivée à la destination finale figurant sur la réservation, non à chaque segment. Un vol Paris-New York via Amsterdam retardé de quatre heures à l'arrivée à New York ouvre donc droit à l'indemnité de la longue distance.
Une exception existe. Le passager qui rate un vol en correspondance en raison de retards aux contrôles de sûreté n'a droit à aucune indemnisation. Il en va de même s'il renonce lui-même à son voyage ou s'il n'a pas respecté l'heure d'embarquement affichée.
En train, le droit dépend du titre de transport. Les droits en cas de correspondance manquée s'appliquent lorsque le voyageur dispose d'un billet valable pour tout le trajet. Le règlement impose d'ailleurs une obligation aux opérateurs : lorsque des services à longue distance ou régionaux sont exploités par une entreprise ferroviaire unique, cette entreprise propose un billet direct pour ces services.
Dans quels cas le transporteur peut-il refuser d'indemniser ?
La notion de circonstance exceptionnelle est l'angle mort du dispositif. En transport aérien, l'indemnisation n'est pas due lorsque le retard provient d'une circonstance exceptionnelle : crise sanitaire, conditions météorologiques, grève des contrôleurs aériens. Une grève des personnels de la compagnie elle-même ne l'exonère pas.
L'assistance n'est jamais suspendue par ces circonstances. Repas, rafraîchissements, communications et hébergement restent dus quelle que soit la cause du retard, tant que le seuil horaire est atteint. C'est une différence pratique majeure avec l'indemnité forfaitaire.
En transport ferroviaire, la liste des causes exonératoires est plus resserrée. L'entreprise échappe à l'indemnisation si elle prouve que le retard résulte de conditions météorologiques extrêmes, de catastrophes naturelles majeures ou de crises sanitaires majeures qu'elle ne pouvait éviter malgré la diligence requise, d'une faute du voyageur, ou du fait d'un tiers qu'elle ne pouvait raisonnablement prévenir. Les grèves du personnel de l'entreprise et les actes du gestionnaire d'infrastructure sont expressément exclus de cette exonération.
Un passager aérien qui ne rentre pas dans le champ du règlement conserve une autre voie. Il peut demander une indemnisation individualisée sur le fondement de la convention de Montréal, en justifiant son préjudice par des factures ou des attestations. Les deux indemnisations se cumulent, à condition que le préjudice invoqué soit distinct de celui déjà couvert par le forfait.
Où et comment réclamer si le transporteur ne répond pas ?
La première étape est toujours la même : une réclamation écrite au transporteur, de préférence en recommandé avec accusé de réception. Rien n'est versé automatiquement en transport aérien. La compagnie dispose de deux mois pour répondre. Le passager dispose, lui, de cinq ans pour réclamer son indemnité aérienne.
Depuis le 6 février 2026, la voie judiciaire est conditionnée. Toute demande d'indemnisation liée à un retard, une annulation ou un refus d'embarquement doit passer par une médiation préalable auprès du médiateur du tourisme et du voyage si un recours judiciaire est envisagé. Trois situations échappent à cette obligation : une réclamation déposée avant le 5 août 2025, un vol remontant à plus de quatre ans avant le 5 février 2026, ou une réclamation déposée entre le 6 août 2025 et le 5 février 2026.
- Réclamation écrite à la compagnieDans les 5 ansEnvoi en recommandé avec accusé de réception, avec la carte d'embarquement et les justificatifs de frais.
- Attente de la réponse2 moisLa compagnie doit répondre. En l'absence de réponse, le passager peut passer à l'étape suivante.
- Signalement à la DGACAprès 2 moisLe signalement n'ouvre pas droit à indemnisation individuelle mais peut déclencher des amendes administratives contre la compagnie.
- Médiation obligatoireAvant le jugeSaisine du médiateur du tourisme et du voyage, préalable imposé à toute action en justice depuis le 6 février 2026.
- Tribunal judiciaireEn cas d'échecSaisine par assignation. Une seule assignation peut couvrir tous les membres d'une même famille.
Procédure applicable devant un tribunal français depuis le 6 février 2026.Source : Service Public, fiche « Voyage en avion : vol retardé ».
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Réclamation écrite à la compagnie | Dans les 5 ans | Envoi en recommandé avec accusé de réception, avec la carte d'embarquement et les justificatifs de frais. |
| Attente de la réponse | 2 mois | La compagnie doit répondre. En l'absence de réponse, le passager peut passer à l'étape suivante. |
| Signalement à la DGAC | Après 2 mois | Le signalement n'ouvre pas droit à indemnisation individuelle mais peut déclencher des amendes administratives contre la compagnie. |
| Médiation obligatoire | Avant le juge | Saisine du médiateur du tourisme et du voyage, préalable imposé à toute action en justice depuis le 6 février 2026. |
| Tribunal judiciaire | En cas d'échec | Saisine par assignation. Une seule assignation peut couvrir tous les membres d'une même famille. |
La Direction générale de l'aviation civile joue un rôle de police, pas d'arbitre. Elle est l'organisme national désigné par la France pour veiller à l'application du règlement 261/2004. Elle est compétente pour les vols au départ d'un aéroport français, quelle que soit la destination, et pour les vols à destination de la France en provenance d'un pays tiers lorsque le transporteur est européen.
Le ministère chargé des transports précise qu'il est inutile de signaler un litige à la DGAC sans avoir au préalable adressé une réclamation au transporteur et attendu sa réponse au moins deux mois. Le signalement aide l'administration à prendre des mesures correctrices et peut déboucher sur des amendes administratives, mais il ne se substitue pas à la demande individuelle.
En train et en autocar, le calendrier est plus court. La réclamation doit être introduite dans les trois mois suivant l'incident. Le destinataire donne une réponse motivée dans un délai d'un mois à compter de sa réception, ou informe le voyageur qu'il recevra une réponse dans un délai inférieur à trois mois. Passé ces délais, le voyageur peut saisir l'organisme national chargé de l'application du règlement dans le pays concerné.
Ce que changerait la révision du règlement aérien
Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus le 15 juin 2026 à un accord politique sur la première révision du règlement aérien depuis plus de vingt ans. La Commission européenne indique que le niveau standard de protection est maintenu : indemnisation après une annulation ou un retard de trois heures, aux montants de 250, 400 et 600 euros.
Les nouveautés portent ailleurs. Les compagnies devront informer les passagers de manière proactive, dans les 96 heures suivant une perturbation, de leurs droits et de la procédure de demande d'indemnisation. Les circonstances extraordinaires font l'objet d'une liste. Les politiques de non-présentation sur les vols de retour sont interdites : un passager qui ne prend pas l'aller ne peut plus se voir refuser l'embarquement au retour, ni facturer de frais pour y monter. Le champ d'application reste inchangé.
Questions fréquentes
Une grève de la SNCF exonère-t-elle l'entreprise d'indemniser ?
Non. Le règlement (UE) 2021/782 exclut expressément les grèves du personnel de l'entreprise ferroviaire et les actes du gestionnaire d'infrastructure de la liste des circonstances exonératoires. Seuls les phénomènes météorologiques extrêmes, les catastrophes naturelles majeures, les crises sanitaires majeures, la faute du voyageur ou le fait d'un tiers imprévisible permettent de refuser l'indemnisation.
Un billet acheté sur un site de réservation change-t-il quelque chose ?
Non pour le transport aérien. L'obligation pèse sur la compagnie aérienne qui effectue le vol, qu'elle ait vendu le billet directement ou par l'intermédiaire d'une agence de voyage. C'est donc au transporteur effectif qu'il faut adresser la réclamation, et non à la plateforme de réservation.
Peut-on être indemnisé pour un bagage perdu ou retardé ?
Oui, mais dans un cadre distinct de celui du retard de vol. Seuls les bagages enregistrés en soute sont couverts. Il faut signaler l'absence du bagage à la compagnie du dernier vol dès l'arrivée, puis déposer une réclamation. Pour une compagnie européenne, le remboursement des achats de première nécessité doit être demandé dans un délai maximum de 21 jours.
Le régime européen s'applique-t-il aux vols vers l'outre-mer ?
Pour les départements et régions d'outre-mer, oui : les vols entre la métropole et la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane, La Réunion, Mayotte ou la partie française de Saint-Martin sont couverts. En revanche, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-Barthélemy et Saint-Pierre-et-Miquelon sont traités comme des États tiers pour l'application du règlement.
Un TER ou un train régional ouvre-t-il les mêmes droits qu'un TGV ?
Pas nécessairement. Le règlement ferroviaire autorise les États membres à dispenser de son application les services ferroviaires urbains, suburbains et régionaux de transport de voyageurs. Les conditions applicables à ces trains dépendent alors de la convention passée avec l'autorité organisatrice et des conditions générales de l'exploitant.
L'indemnité aérienne peut-elle être versée en bons d'achat ?
Seulement avec l'accord écrit du passager. L'indemnisation doit en principe être versée par virement, par chèque ou en espèces. Le passager peut demander par écrit à la percevoir sous forme de bons de voyage ou d'autres services, mais la compagnie ne peut pas la lui imposer sous cette forme.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Voyage en avion : vol retardé
- Voyage en avion : vol annulé
- Voyage en avion : surréservation (surbooking)
- Voyage en avion : bagage perdu, retardé ou endommagé
- Que faire en cas de retard au départ, annulation d'un vol, refus d'embarquement ou déclassement ?
- Vol annulé ou retardé : quels sont vos droits ?
- Droits des passagers aériens
- Droits des passagers ferroviaires
- Droits des passagers voyageant en autobus ou autocar
- Règlement (UE) 2021/782 du 29 avril 2021 sur les droits et obligations des voyageurs ferroviaires
- Règlement (UE) n° 181/2011 concernant les droits des passagers dans le transport par autobus et autocar
- La Commission se félicite de l'accord sur la révision des droits des passagers aériens
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