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Dossier de référenceTransport

Covoiturage : règles, aides en vigueur et fiscalité

Mis à jour le · 13 min de lecture · 8 sources officielles

Quelles sont les règles du covoiturage et quelles aides restent en vigueur ?

Le covoiturage suppose un trajet que le conducteur effectue pour son propre compte et une contrepartie limitée au partage des frais. Les sommes reçues échappent alors à l'impôt et aux cotisations. La prime nationale de 100 euros a disparu le 1er janvier 2025 ; subsistent le forfait mobilités durables et les aides locales.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le covoiturage se définit par un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte et par une contrepartie limitée au partage des frais.
  • La prime nationale de 100 euros versée aux nouveaux conducteurs de covoiturage courte distance a été supprimée le 1er janvier 2025.
  • Le ministère chargé des transports recommande de fixer le prix d'une place à 0,20 euro par kilomètre et par passager au plus.
  • Les sommes perçues sont exonérées d'impôt sur le revenu et de cotisations tant qu'elles ne dépassent pas les frais du trajet, quote-part du conducteur déduite.
  • La plateforme transmet les revenus du conducteur à l'administration fiscale, sauf s'il a réalisé moins de 3 000 euros de recettes ou moins de 20 transactions dans l'année.

Qu'est-ce qui distingue juridiquement le covoiturage d'un taxi ?

La définition figure à l'article L3132-1 du code des transports. Le covoiturage y est décrit comme « l'utilisation en commun d'un véhicule terrestre à moteur par un conducteur et un ou plusieurs passagers, effectuée à titre non onéreux, excepté le partage des frais, dans le cadre d'un déplacement que le conducteur effectue pour son propre compte ».

Deux critères séparent cette pratique du transport public particulier. Le premier tient aux flux financiers : seul un partage de frais est autorisé, à l'exclusion de toute rémunération. Le second tient à la raison d'être du déplacement : le trajet doit être initialement prévu pour l'usage personnel du conducteur. Si l'une des deux conditions manque, il ne s'agit plus de covoiturage mais d'une activité professionnelle.

Le même article ajoute que la mise en relation « peut être effectuée à titre onéreux ». Une plateforme peut donc facturer une commission sans que le trajet perde sa qualification. C'est la rémunération du conducteur, non celle de l'intermédiaire, qui déclenche la requalification.

Ce qui sépare le covoiturage du transport public particulier de personnes.
CritèreCovoiturageTaxi ou voiture de transport avec chauffeur
Flux financierPartage des frais uniquement, sans bénéficePrix de la course, rémunération du conducteur
Origine du trajetDéplacement prévu pour le compte propre du conducteurDéplacement effectué pour le compte du client
Statut du conducteurNon professionnelProfessionnel, soumis à autorisation
AssuranceResponsabilité civile automobile ordinaireAssurance professionnelle spécifique
Déclaration fiscaleAucune si les critères de co-consommation sont réunisRevenus imposables dès le premier euro

Le ministère chargé des transports distingue par ailleurs le covoiturage courte distance, pour les déplacements inférieurs à 80 kilomètres, du covoiturage longue distance au-delà. Cette frontière n'emporte pas de conséquence sur la qualification juridique, mais elle structure les dispositifs de soutien public, tournés vers les trajets du quotidien.

Quel prix un conducteur peut-il demander à ses passagers ?

Le code des transports énumère les frais partageables. La liste couvre l'usure du véhicule, les frais de réparation et d'entretien, les pneumatiques, le carburant, les primes d'assurance, les péages et les frais de stationnement. Aucun autre poste ne peut entrer dans le calcul.

  • Dépréciation et usure du véhicule.
  • Réparation et entretien.
  • Pneumatiques.
  • Carburant.
  • Primes d'assurance.
  • Péages et frais de stationnement.

Une règle de calcul est souvent ignorée : le conducteur compte pour une personne dans le partage. La doctrine fiscale précise que les frais partagés ne doivent pas inclure la part de celui qui propose le service, lequel doit supporter personnellement sa propre quote-part et ne bénéficier d'aucune rémunération, directe ou indirecte.

L'administration donne un exemple chiffré. Pour un trajet de 360 kilomètres proposé avec deux places disponibles, le coût total évalué par le barème kilométrique doit être divisé par trois, et non par deux. Le prix demandé à chaque passager doit rester inférieur ou égal au résultat obtenu.

En pratique, le ministère chargé des transports recommande de fixer les offres de covoiturage à 0,20 euro par kilomètre et par passager au plus. Ce repère vaut aussi pour les autorités organisatrices de la mobilité qui structurent des lignes de covoiturage.

Fixer légalement le prix d'une place
  1. Vérifier l'origine du trajetAvant publicationLe déplacement doit être prévu pour le compte propre du conducteur, indépendamment de la présence de passagers.
  2. Évaluer le coût du déplacementFrais réels ou barème kilométrique forfaitaire, à l'exclusion de tout autre frais si le barème est retenu.
  3. Diviser par le nombre d'occupantsLe conducteur compte pour une personne. Un trajet avec deux passagers se divise par trois.
  4. Comparer au repère publicLe ministère recommande de ne pas dépasser 0,20 euro par kilomètre et par passager.
  5. Conserver les justificatifsAprès le trajetItinéraire parcouru et frais correspondants, à produire sur demande de l'administration fiscale.

Méthode conforme à la définition du covoiturage et à la doctrine fiscale de la co-consommation.Source : Ministère chargé des transports et Bulletin officiel des finances publiques.

Fixer légalement le prix d'une place. Méthode conforme à la définition du covoiturage et à la doctrine fiscale de la co-consommation.
ÉtapeDélaiDétail
Vérifier l'origine du trajetAvant publicationLe déplacement doit être prévu pour le compte propre du conducteur, indépendamment de la présence de passagers.
Évaluer le coût du déplacementFrais réels ou barème kilométrique forfaitaire, à l'exclusion de tout autre frais si le barème est retenu.
Diviser par le nombre d'occupantsLe conducteur compte pour une personne. Un trajet avec deux passagers se divise par trois.
Comparer au repère publicLe ministère recommande de ne pas dépasser 0,20 euro par kilomètre et par passager.
Conserver les justificatifsAprès le trajetItinéraire parcouru et frais correspondants, à produire sur demande de l'administration fiscale.

Quelles aides publiques restent en vigueur ?

La principale aide nationale a disparu. Depuis le 1er janvier 2023, un conducteur qui se lançait dans le covoiturage courte distance percevait une prime de 100 euros, versée par les plateformes en deux temps : 25 euros au minimum au premier covoiturage, le solde au dixième, dans un délai de trois mois à compter du premier trajet. Cette prime a été supprimée au 1er janvier 2025.

Le forfait mobilités durables demeure le principal levier. Le ministère chiffre la prise en charge facultative par l'employeur privé à 900 euros par an et par salarié, exonérée d'impôt sur le revenu et de cotisations sociales. Les agents publics bénéficient d'un forfait de 300 euros, cumulable avec le remboursement de l'abonnement de transport en commun.

Les aides locales prennent le relais. Depuis 2023, l'État complète les incitations financières proposées par les collectivités sur le principe d'un euro de l'État pour un euro de la collectivité, via le Fonds vert. Sur les territoires concernés, les passagers voyagent gratuitement ou pour quelques euros et les conducteurs reçoivent une prime par personne transportée. Le ministère recensait plus de 60 campagnes locales d'incitation financière fin 2022.

Le cumul est possible. Le forfait mobilités durables versé par l'employeur et l'allocation de covoiturage versée par la collectivité territoriale compétente peuvent se cumuler, sans règle de plafonnement entre les deux dispositifs.

Montants annuels des dispositifs de soutien au covoiturage
Montants annuels des dispositifs de soutien au covoiturage. Plafonds par bénéficiaire, en euros. La prime nationale de 100 euros n'est plus versée depuis le 1er janvier 2025.Forfait mobilités durables, secteur privé — 900 €Forfait mobilités durables, secteur privé900 €Forfait mobilités durables, fonction publique — 300 €Forfait mobilités durables, fonction publique300 €Plafond d'exonération des aides des collectivités — 240 €Plafond d'exonération des aides des collectivités240 €Prime nationale covoiturage — 0 €Prime nationale covoiturage0 €

Plafonds par bénéficiaire, en euros. La prime nationale de 100 euros n'est plus versée depuis le 1er janvier 2025.Source : Ministère chargé des transports.

Montants annuels des dispositifs de soutien au covoiturage. Plafonds par bénéficiaire, en euros. La prime nationale de 100 euros n'est plus versée depuis le 1er janvier 2025.
PosteValeur
Forfait mobilités durables, secteur privé900 €
Forfait mobilités durables, fonction publique300 €
Plafond d'exonération des aides des collectivités240 €
Prime nationale covoiturage0 €
Les jalons réglementaires du covoiturage
  1. 24 décembre 2019Loi d'orientation des mobilitésCréation du forfait mobilités durables, compétence des intercommunalités et régions pour verser une allocation de covoiturage, création des voies réservées par l'article L411-8 du code de la route.
  2. 24 août 2020Signalisation par losangeUn arrêté retient le losange comme signalisation des voies réservées intégrant le covoiturage.
  3. 22 août 2021Loi Climat et résilienceL'article 124 prévoit l'évaluation des voies réservées intégrant le covoiturage mises en œuvre depuis 2020.
  4. 13 décembre 2022Plan national covoiturage du quotidienObjectif de tripler le nombre de trajets quotidiens en covoiturage d'ici 2027.
  5. 1er janvier 2023Prime de 100 eurosVersement progressif aux nouveaux conducteurs de covoiturage courte distance, par les plateformes.
  6. 19 avril 2024Contrôle des voies réservéesArrêté créant le système d'aide à la constatation des infractions. Les premiers contrôles débutent en juin 2024.
  7. 1er janvier 2025Fin de la prime de 100 eurosL'aide nationale n'est plus accessible aux nouveaux conducteurs.

Textes et décisions structurant la pratique.Source : Ministère chargé des transports.

Les jalons réglementaires du covoiturage. Textes et décisions structurant la pratique.
ÉchéanceCe qui change
24 décembre 2019Loi d'orientation des mobilités — Création du forfait mobilités durables, compétence des intercommunalités et régions pour verser une allocation de covoiturage, création des voies réservées par l'article L411-8 du code de la route.
24 août 2020Signalisation par losange — Un arrêté retient le losange comme signalisation des voies réservées intégrant le covoiturage.
22 août 2021Loi Climat et résilience — L'article 124 prévoit l'évaluation des voies réservées intégrant le covoiturage mises en œuvre depuis 2020.
13 décembre 2022Plan national covoiturage du quotidien — Objectif de tripler le nombre de trajets quotidiens en covoiturage d'ici 2027.
1er janvier 2023Prime de 100 euros — Versement progressif aux nouveaux conducteurs de covoiturage courte distance, par les plateformes.
19 avril 2024Contrôle des voies réservées — Arrêté créant le système d'aide à la constatation des infractions. Les premiers contrôles débutent en juin 2024.
1er janvier 2025Fin de la prime de 100 euros — L'aide nationale n'est plus accessible aux nouveaux conducteurs.

Le conducteur doit-il déclarer les sommes reçues ?

Non, si deux conditions cumulatives sont réunies. La première tient à la nature de l'activité : il doit s'agir d'une co-consommation, c'est-à-dire d'une prestation dont bénéficie également celui qui la propose. La seconde tient au montant : les sommes perçues ne doivent pas excéder les coûts directs engagés à l'occasion du déplacement, part du contribuable non comprise.

L'administration est explicite sur les conséquences. Les revenus exonérés à ce titre ne sont soumis à aucune obligation déclarative. Cette dispense ne vaut pas dispense de preuve : le contribuable doit conserver les éléments justifiant l'itinéraire et les frais, et les produire à la demande de l'administration. Lorsque le revenu excède le partage de frais, il devient imposable au premier euro.

Le mode de déclaration des frais professionnels change tout le reste. Le salarié qui retient la déduction forfaitaire de 10 % n'a rien à déclarer, ni la participation des passagers ni, dans la limite des plafonds, le forfait mobilités durables et les aides des collectivités. Celui qui opte pour les frais réels doit au contraire retrancher la participation reçue de ses frais déclarés.

Traitement fiscal des sommes perçues par un conducteur salarié, selon son mode de déclaration.
Somme perçueDéduction forfaitaire de 10 %Frais réels
Participation des passagers au partage des fraisNon déclarée si les critères de co-consommation sont réunisExonérée sous les mêmes critères, mais à soustraire des frais réels déclarés
Forfait mobilités durablesNon déclaré, sauf la fraction excédant le plafond du code général des impôtsÀ ajouter aux revenus déclarés dès le premier euro
Aide versée par une collectivité ou France TravailNon déclarée jusqu'à 240 € par anÀ ajouter aux revenus déclarés dès le premier euro

Le ministère en tire une conclusion pratique : la déduction forfaitaire est plus favorable au salarié lorsque la différence entre ses frais et les sommes perçues reste inférieure à 10 % de son revenu brut imposable dans la catégorie des traitements et salaires.

Le cas des véhicules d'entreprise et des indemnités kilométriques

Un salarié disposant d'une voiture de fonction ne peut covoiturer sans l'autorisation expresse de son employeur, qui doit s'assurer que son contrat d'assurance le permet. S'il bénéficie d'une carte de paiement du carburant et du péage, il ne peut demander aucune participation aux passagers : les frais étant assumés par l'entreprise, une participation reviendrait à effectuer illégalement un transport particulier de personnes.

Les indemnités kilométriques versées par l'employeur ne sont pas incompatibles avec le covoiturage, mais elles en limitent le partage. Pour un trajet donné, seul le propriétaire du véhicule peut percevoir l'indemnité, et les passagers ne sont pas censés participer aux frais déjà couverts par elle. Il reste possible de partager les frais que le barème kilométrique ne couvre pas : péage, garage, parking, intérêts d'un achat à crédit du véhicule.

Quelles obligations pèsent sur les plateformes ?

Les plateformes transmettent à l'administration fiscale les revenus perçus par les conducteurs. Elles en sont dispensées lorsque le conducteur a réalisé moins de 3 000 euros de recettes ou moins de 20 transactions dans l'année. Cette transmission n'a pas d'effet sur l'imposition : le conducteur reste exonéré tant que ses revenus se limitent au partage des frais.

L'ouverture d'un compte engage la protection des données. L'utilisateur doit être informé de la finalité de la collecte, des destinataires des données — la plateforme, le service de paiement — et de l'identité du responsable du traitement. Il doit pouvoir exercer ses droits d'accès, de communication, de rectification et de suppression.

Les plateformes participent aussi à la lutte contre la fraude aux incitations publiques. Déclarer un trajet fictif, se créer plusieurs comptes sur une même plateforme ou sous une fausse identité, ou déclarer le même trajet sur plusieurs plateformes expose à l'exclusion temporaire ou définitive du service, au retrait des sommes perçues et à des poursuites pour détournement de subvention publique, escroquerie, abus de confiance ou faux et usage de faux.

L'État a par ailleurs mis en place un registre de preuve de covoiturage, adossé à un observatoire national créé en 2020. Ce registre sert de socle technique aux campagnes d'incitation financière des collectivités : il permet de vérifier la réalité des trajets avant le versement des allocations. Une base nationale référence plus de 2 300 lieux de covoiturage sur le point d'accès national aux données de mobilité.

Que peuvent faire les collectivités et les employeurs ?

La loi d'orientation des mobilités désigne l'autorité organisatrice de la mobilité comme compétente pour développer les services de mobilité partagée. Elle peut verser une allocation au trajet, aux conducteurs comme aux passagers, réserver des voies ou des places de stationnement lorsqu'elle détient le pouvoir de police de la circulation, créer des lignes de covoiturage régulier avec des points d'arrêt matérialisés, ou développer une plateforme de mise en relation.

Côté employeurs, la même loi a supprimé le caractère systématiquement obligatoire du plan de mobilité au profit du dialogue social. Les déplacements des travailleurs figurent désormais parmi les thèmes des négociations obligatoires dans les entreprises de plus de 50 salariés sur un même site. En l'absence d'accord, l'employeur doit établir un plan de mobilité employeur pour ses différents sites.

Les leviers concrets sont connus : service interne de mise en relation, éventuellement mutualisé avec des entreprises voisines, places de stationnement réservées aux covoitureurs, service de dépannage en cas d'indisponibilité d'un conducteur, chèque covoiturage. Une charte d'engagement en faveur du covoiturage a été lancée le 13 juillet 2023 avec 16 grands employeurs représentant près d'un million de salariés ; ils sont aujourd'hui près de 90.

Le covoiturage reste marginal dans les déplacements quotidiens. Le ministère estime la part du covoiturage quotidien à 3 %, alors que 70 % des déplacements domicile-travail se font en véhicule individuel. Sur un peu plus de 100 millions de déplacements quotidiens en voiture, au moins 900 000 trajets sont effectués en covoiturage, informel ou organisé, dont 4 % via une plateforme. Douze millions de trajets ont été réalisés par plateforme en 2024.

Comment fonctionnent les voies réservées au covoiturage ?

Les voies réservées reposent sur l'article L411-8 du code de la route, créé par l'article 35 de la loi d'orientation des mobilités du 24 décembre 2019. Elles sont instaurées par l'autorité de police en charge de la circulation, qui définit les règles applicables et les catégories de véhicules autorisées. Elles supposent au minimum des aménagements de signalisation.

La signalisation combine deux logiques. Les voies réservées aux transports en commun reprennent le marquage des couloirs de bus. Les autres voies, qui intègrent le covoiturage, sont signalées par un losange, déjà utilisé à l'étranger et retenu en France par un arrêté du 24 août 2020, dont le cadrage a été mis à jour le 29 janvier 2025. Les catégories autorisées peuvent inclure les transports en commun, les véhicules en covoiturage, les taxis et les véhicules à très faibles émissions.

Le contrôle a longtemps manqué. Les analyses conduites sur les premières voies ont révélé un taux de non-respect incompatible avec les objectifs de fonctionnement attendus. Les articles L130-9-1 et R412-7 du code de la route fixent le cadre du contrôle, et un arrêté du 19 avril 2024 a créé le système d'aide à la constatation des infractions aux règles de circulation sur les voies réservées.

Une phase pilote a été menée jusqu'à fin 2025 avec les collectivités volontaires. Elle porte sur dix voies : huit voies de type covoiturage, sur la RN137 à Rennes, l'A48 à Grenoble, l'A83 à Nantes, l'A1 à Lille, deux voies sur M6 et M7 autour de Lyon et deux voies sur M35 autour de Strasbourg, ainsi que deux voies de transport en commun, sur la RN2 à La Réunion et sur l'A3 en Île-de-France. Les premiers contrôles ont débuté en juin 2024.

Le dispositif ne verbalise pas seul. Les équipements détectent la nature de l'infraction, le lieu, la date, l'heure et le nombre d'occupants, et produisent des clichés du véhicule et de ses passagers. Un agent habilité vérifie l'infraction avant de dresser un procès-verbal électronique, transmis à l'Agence nationale de traitement automatisé des infractions puis adressé au titulaire du certificat d'immatriculation. En l'absence d'infraction, les données sont supprimées.

Questions fréquentes

Faut-il souscrire une assurance spécifique pour covoiturer ?

Non, tant que la contribution des passagers ne dépasse pas le coût du trajet partagé. La responsabilité civile automobile obligatoire couvre les passagers. Il faut toutefois vérifier que le contrat couvre bien les trajets domicile-travail et, le cas échéant, le prêt du volant : certains contrats excluent ces situations ou majorent la franchise.

Un passager peut-il déduire ses trajets en covoiturage aux frais réels ?

Oui, mais dans une limite étroite. S'il opte pour la déclaration aux frais réels, le passager ne peut déduire que la participation effectivement versée au conducteur. Il ne peut pas appliquer le barème kilométrique à ces trajets, puisqu'il n'engage pas les frais du véhicule.

Le covoiturage est-il possible avec un véhicule de service ?

Cela dépend de l'employeur, qui doit formaliser sa position dans les règles d'utilisation des véhicules. Un véhicule de service n'est en principe utilisable, hors déplacements professionnels, que pour le trajet domicile-travail du salarié qui en bénéficie, sans détour pour prendre ou déposer un passager. Si le covoiturage est autorisé, il ne peut être que gratuit lorsque l'entreprise assume les frais.

Que se passe-t-il en cas d'accident à bord d'un véhicule d'entreprise ?

Si le covoiturage respecte les règles fixées par l'employeur, le préjudice subi par le passager accidenté est pris en charge par l'assureur du véhicule de l'entreprise. Si le covoiturage a été pratiqué en contravention de ces règles, l'assureur peut exercer un recours contre l'entreprise.

Le covoiturage ouvre-t-il droit au régime de l'accident du travail ?

Pour un déplacement domicile-travail, conducteur et passagers sont couverts au titre de l'accident de trajet, ce qui ouvre les mêmes droits qu'un accident du travail. Cette protection suppose que le trajet corresponde bien à la définition légale du covoiturage.

Peut-on cumuler le forfait mobilités durables et une prime locale ?

Oui. Le forfait mobilités durables est versé par l'employeur, l'allocation de covoiturage par la collectivité territoriale compétente sur le territoire. Les deux dispositifs se cumulent sans règle de plafonnement entre eux, chacun restant soumis à ses propres conditions et à ses propres seuils d'exonération fiscale.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Le covoiturage en France, ses avantages et la réglementation en vigueurMinistère de la Transition écologique · consulté le
  2. Covoiturage du quotidienMinistère de la Transition écologique · consulté le
  3. Voies réservées sur les axes routiers structurantsMinistère de la Transition écologique · consulté le
  4. Soutien des employeurs aux mobilités durablesMinistère de la Transition écologique · consulté le
  5. Covoiturage : faut-il prendre une assurance spéciale ?Service Public · consulté le
  6. BOI-IR-BASE-10-10-10-10 — Non-imposition des revenus perçus dans le cadre d'une activité de co-consommationBulletin officiel des finances publiques · consulté le
  7. Article L3132-1 du code des transports — définition du covoiturageLégifrance · consulté le
  8. Plan national covoiturage du quotidienMinistère de la Transition écologique · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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