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Dossier de référenceTech

Facturation électronique : le calendrier par taille d'entreprise

Mis à jour le · 14 min de lecture · 11 sources officielles

À quelle date chaque entreprise doit-elle passer à la facturation électronique obligatoire ?

À compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA devront pouvoir recevoir des factures électroniques. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront aussi les émettre à cette date. Les PME et les microentreprises émettront à partir du 1er septembre 2027.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • La réception de factures électroniques devient obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA le 1er septembre 2026, sans distinction de taille.
  • L'obligation d'émission commence le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, le 1er septembre 2027 pour les PME et les microentreprises.
  • La facture doit être émise et reçue via une plateforme agréée : un PDF simple envoyé par courriel ne sera plus une facture conforme.
  • L'e-reporting suit le même calendrier que l'obligation d'émission.
  • Le défaut d'émission au format électronique est sanctionné de 50 euros par facture, dans la limite de 15 000 euros par an.

Qui doit passer à la facturation électronique et à quelle date ?

La réforme concerne les opérations entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Elle ajoute deux obligations distinctes : la facturation électronique proprement dite, qui remplace la facture papier ou le PDF entre professionnels, et la transmission de données à l'administration fiscale, appelée e-reporting. Les deux ne s'appliquent pas au même moment ni aux mêmes opérations.

Le calendrier a changé plusieurs fois depuis le lancement du chantier. Les dates ci-dessous sont celles publiées par l'administration à la date de mise à jour de ce dossier ; toute échéance antérieure lue ailleurs est caduque. La fiche officielle de service-public.fr, vérifiée le 7 août 2026, et le portail impots.gouv.fr donnent les mêmes dates.

L'obligation ne dépend pas du volume facturé. Une société qui émet dix factures par an relève du même régime qu'un groupe qui en émet un million. Le seul critère d'échelonnement est la catégorie d'entreprise, appréciée selon les seuils du décret n° 2008-1354, et non le chiffre d'affaires réalisé avec tel ou tel client.

Le calendrier en vigueur

Deux échéances structurent la réforme. Le 1er septembre 2026, toutes les entreprises établies en France et assujetties à la TVA doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques : c'est l'obligation universelle, celle qui ne connaît pas d'exception de taille. À la même date, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire doivent émettre leurs factures sous forme électronique. Le 1er septembre 2027, l'obligation d'émission s'étend aux PME et aux microentreprises.

La différence de traitement porte donc uniquement sur l'émission. Une microentreprise qui n'émettra ses factures au format électronique qu'en septembre 2027 devra malgré tout, dès septembre 2026, disposer d'un moyen de recevoir celles de ses fournisseurs. C'est le point le plus souvent négligé, parce qu'il ne dépend pas de la taille.

Calendrier de la généralisation de la facturation électronique
  1. 27 juillet 2026Publication des textes d'applicationDécret n° 2026-677 et arrêté du même jour, relatifs à la généralisation de la facturation électronique.
  2. 1er septembre 2026Réception obligatoire pour toutes les entreprisesToute entreprise établie en France et assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir une facture électronique, quelle que soit sa taille.
  3. 1er septembre 2026Émission et e-reporting pour les grandes entreprises et les ETIObligation d'émettre les factures au format électronique et de transmettre les données de transaction.
  4. 1er septembre 2027Émission et e-reporting pour les PME et les microentreprisesExtension de l'obligation d'émission et de la transmission des données de transaction aux entreprises de moins de 250 salariés.

Échéances applicables aux entreprises établies en France et assujetties à la TVA.Source : Service-public.fr et impots.gouv.fr.

Calendrier de la généralisation de la facturation électronique. Échéances applicables aux entreprises établies en France et assujetties à la TVA.
ÉchéanceCe qui change
27 juillet 2026Publication des textes d'application — Décret n° 2026-677 et arrêté du même jour, relatifs à la généralisation de la facturation électronique.
1er septembre 2026Réception obligatoire pour toutes les entreprises — Toute entreprise établie en France et assujettie à la TVA doit pouvoir recevoir une facture électronique, quelle que soit sa taille.
1er septembre 2026Émission et e-reporting pour les grandes entreprises et les ETI — Obligation d'émettre les factures au format électronique et de transmettre les données de transaction.
1er septembre 2027Émission et e-reporting pour les PME et les microentreprises — Extension de l'obligation d'émission et de la transmission des données de transaction aux entreprises de moins de 250 salariés.

Comment savoir dans quelle catégorie se situe l'entreprise

Les catégories retenues sont celles du décret n° 2008-1354, utilisées par l'Insee pour l'analyse statistique et économique. Une microentreprise emploie moins de 10 personnes et réalise un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan n'excédant pas 2 millions d'euros. Une PME emploie moins de 250 personnes, avec un chiffre d'affaires n'excédant pas 50 millions d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 43 millions d'euros.

Une entreprise de taille intermédiaire emploie moins de 5 000 personnes, avec un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros ou un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros. Les grandes entreprises sont celles qui ne relèvent d'aucune des catégories précédentes. Le classement s'appuie sur les données du dernier exercice comptable clos.

Plafond de chiffre d'affaires par catégorie d'entreprise
Plafond de chiffre d'affaires par catégorie d'entreprise. Seuils du décret n° 2008-1354, exprimés en millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.Microentreprise — 2 M€Microentreprise2 M€PME — 50 M€PME50 M€ETI — 1 500 M€ETI1 500 M€

Seuils du décret n° 2008-1354, exprimés en millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.Source : Insee.

Plafond de chiffre d'affaires par catégorie d'entreprise. Seuils du décret n° 2008-1354, exprimés en millions d'euros de chiffre d'affaires annuel.
PosteValeur
Microentreprise2 M€
PME50 M€
ETI1 500 M€
Obligations par catégorie d'entreprise et par date.
CatégorieRéception de factures électroniquesÉmission de factures électroniquesTransmission des données de transaction
Grande entreprise1er septembre 20261er septembre 20261er septembre 2026
Entreprise de taille intermédiaire1er septembre 20261er septembre 20261er septembre 2026
PME1er septembre 20261er septembre 20271er septembre 2027
Microentreprise1er septembre 20261er septembre 20271er septembre 2027

Quelles opérations sont concernées et lesquelles ne le sont pas ?

La facturation électronique obligatoire vise les opérations domestiques entre entreprises assujetties à la TVA en France. Une vente à un particulier n'entre pas dans ce champ : la facture peut rester au format papier ou numérique classique. Une opération avec un client établi à l'étranger n'y entre pas davantage, mais elle relève de l'e-reporting.

  • opérations entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA : facture électronique obligatoire ;
  • ventes à des personnes non assujetties, dont les particuliers : la facture reste libre, mais les données sont transmises au titre de l'e-reporting ;
  • opérations avec des entreprises établies hors de France : hors facturation électronique, dans le champ de l'e-reporting ;
  • factures adressées à l'État, aux collectivités et aux établissements publics : circuit Chorus Pro, déjà obligatoire ;
  • encaissements relatifs à des prestations de services : transmission des données de paiement.

Les factures adressées au secteur public suivent un régime distinct et antérieur. Elles transitent déjà par Chorus Pro, obligatoire pour tous les fournisseurs de l'État, des collectivités et des établissements publics. Une entreprise qui facture à la fois des clients publics et des clients privés aura donc deux circuits à gérer.

Les obligations générales de facturation ne disparaissent pas. Le guide pratique de l'administration rappelle que la réforme ne supprime pas les règles existantes : mentions obligatoires du code général des impôts, numérotation chronologique et unique, identification des parties, date d'émission et date de l'opération, désignation et quantité des biens ou services, prix unitaires, taux de TVA ou mention d'exonération, conditions de règlement et pénalités de retard.

Qu'est-ce qu'une facture électronique conforme ?

La définition est stricte et exclut la plupart des pratiques actuelles. L'administration précise qu'une facture électronique doit respecter un format donné : UBL, CII, ou un format mixte composé d'un fichier de données structurées et d'un fichier image. Elle doit comporter les mentions obligatoires dans les champs dédiés et être transmise au client par l'intermédiaire d'une plateforme agréée.

Trois pratiques cessent d'être conformes pour les factures entre entreprises assujetties : le document papier numérisé, le PDF ordinaire, et l'envoi d'une facture en pièce jointe d'un courriel. Ce n'est pas le support qui change, c'est la structure : la donnée doit être lisible par une machine, pas seulement par un humain.

La conservation ne change pas de durée. Service-public.fr rappelle que les factures émises ou reçues doivent être conservées dix ans. Le passage à l'électronique déplace la question de l'archivage vers la plateforme ou le système d'information, mais ne réduit pas l'obligation.

Comment choisir une plateforme agréée ?

La plateforme agréée est le point de passage obligatoire. L'administration la définit comme une entreprise privée immatriculée par l'État, qui fournit des services sécurisés d'émission, de transmission, de réception et de conservation des factures électroniques ainsi que de transmission des données à l'administration. Chaque entreprise choisit la sienne librement, et une entreprise peut en changer.

L'immatriculation repose sur trois conditions vérifiées par la direction générale des Finances publiques : la conformité fiscale de l'opérateur, la sécurité de ses infrastructures et de ses données, et son interopérabilité technique avec le portail public de facturation. La liste des plateformes agréées est publiée sur impots.gouv.fr et mise à jour au fil des immatriculations ; sa dernière modification remonte au 6 août 2026.

Une entreprise n'a pas nécessairement à contracter directement avec une plateforme. Le guide pratique conseille d'abord d'identifier la solution par laquelle elle souhaite recevoir ses factures — logiciel de gestion, expert-comptable, banque, prestataire informatique — puis de vérifier que cette solution permet bien le recours à une plateforme agréée. Un logiciel de facturation raccordé à une plateforme agréée suffit.

L'adressage repose sur l'identification des parties. Le guide insiste sur la vérification préalable des données utilisées : Siren, Siret, établissement destinataire, dénomination, données contractuelles. Une facture adressée avec un Siret erroné n'atteindra pas son destinataire. Un annuaire de la facturation électronique permet de retrouver les coordonnées de réception d'une entreprise.

Le choix n'est pas définitif. Une entreprise peut changer de plateforme agréée, l'immatriculation étant délivrée à l'opérateur et non au client. La plateforme assure aussi la conservation des factures qu'elle traite, ce qui n'exonère pas l'entreprise de son obligation d'archivage de dix ans mais en déplace la charge pratique.

Les entreprises étrangères ne sont pas hors sujet. Celles qui ne disposent pas d'établissement stable en France mais réalisent des opérations imposables sur le territoire relèvent de l'e-reporting, et la direction générale des Finances publiques leur consacre une rubrique dédiée dans son espace international. La distinction entre établissement stable et simple immatriculation à la TVA détermine ici le régime applicable.

Qu'est-ce que l'e-reporting et qui doit le faire ?

L'e-reporting couvre ce que la facturation électronique ne couvre pas. Il s'agit de transmettre à l'administration, par l'intermédiaire d'une plateforme agréée, les données relatives aux opérations qui échappent au circuit interentreprises domestique : ventes à des personnes non assujetties, dont les particuliers, et opérations réalisées avec des entreprises établies hors de France.

S'y ajoute la transmission des données de paiement, ou données d'encaissement, qui permet à l'administration de suivre l'exigibilité de la TVA sur les prestations de services. L'administration distingue ainsi trois flux : les données de facture pour les opérations entre entreprises, les données de transaction pour les opérations hors de ce champ, et les données de paiement.

Le calendrier de l'e-reporting suit celui de l'émission. Le guide pratique fixe l'obligation au 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire, et le calendrier officiel de la réforme retient le même échelonnement pour les transmissions de données de transaction, soit le 1er septembre 2027 pour les PME et les microentreprises.

Une entreprise qui ne vend qu'à des professionnels français assujettis n'aura, en pratique, pas de données de transaction à transmettre : ses opérations passeront intégralement par la facture électronique. À l'inverse, un commerce de détail ou un prestataire travaillant pour des clients étrangers sera concerné par l'e-reporting sans forcément émettre beaucoup de factures électroniques.

Que risque une entreprise qui ne s'y met pas ?

Le dispositif de sanctions distingue le défaut d'émission, le défaut de réception et le défaut de transmission des données. Les montants sont donnés par la fiche officielle de service-public.fr.

Sanctions applicables au titre de la facturation électronique et de la transmission des données.
ManquementMontantPlafond
Facture non émise au format électronique50 € par facture15 000 € par an
Défaut de réception par une plateforme agréée500 € après mise en demeure restée sans effet pendant 3 mois, puis 1 000 € par période supplémentaire de 3 moisSans plafond annuel indiqué
Absence de transmission des données à l'administration500 €15 000 € par an
Transmission manquante ou incorrecte imputable à la plateforme agréée750 € par transmission100 000 €
Mention obligatoire omise ou inexacte sur une facture15 € par mention25 % du montant de la facture

Ces montants sont récents. L'article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026 a porté l'amende pour facture non émise au format électronique de 15 à 50 euros, et celle pour absence de transmission des données de 250 à 500 euros. Les nouveaux montants s'appliquent à compter du 1er septembre 2026, date d'entrée en vigueur de la première vague d'obligations.

Une clause de tolérance existe pour la première infraction. Service-public.fr précise que les amendes ne s'appliquent pas lorsqu'il s'agit du premier manquement constaté au cours des quatre années précédentes, à condition que l'entreprise répare spontanément le manquement ou le régularise dans les 30 jours suivant la demande de l'administration.

Le risque financier n'est pas le seul. Une entreprise incapable de recevoir des factures électroniques bloquera la chaîne de paiement de ses fournisseurs soumis à l'obligation d'émission dès septembre 2026. Le sujet devient alors commercial avant d'être fiscal.

Dans quel ordre préparer le passage ?

L'administration recommande de traiter la réception avant l'émission. C'est l'obligation la plus proche, la plus universelle, et la moins coûteuse à mettre en place. Le reste peut suivre.

Ordre de préparation recommandé
  1. Identifier sa solution de réceptionAvant le 1er septembre 2026Logiciel de gestion, expert-comptable, banque ou prestataire informatique : vérifier qu'il permet le recours à une plateforme agréée.
  2. Vérifier la liste des plateformes agrééesAvant le choixConsulter la liste publiée par la DGFiP et s'assurer que l'opérateur retenu y figure.
  3. Fiabiliser les données d'identificationAvant le raccordementSiren, Siret, établissement destinataire, dénomination et données contractuelles des clients et fournisseurs.
  4. Compléter les mentions de facturationAvant l'émissionAjouter le Siren du client, l'adresse de livraison si elle diffère, la nature des opérations et, le cas échéant, l'option pour le paiement d'après les débits.
  5. Stabiliser les processus internesAvant l'obligation d'émissionAdapter le logiciel de facturation, les circuits de validation et l'archivage à dix ans.
  6. Mettre en place l'e-reportingÀ l'échéance d'émissionIdentifier les opérations hors champ de la facture électronique et paramétrer la transmission des données de transaction et de paiement.

Séquence conseillée par le guide pratique de la DGFiP.Source : Direction générale des Finances publiques, guide pratique de la facturation électronique.

Ordre de préparation recommandé. Séquence conseillée par le guide pratique de la DGFiP.
ÉtapeDélaiDétail
Identifier sa solution de réceptionAvant le 1er septembre 2026Logiciel de gestion, expert-comptable, banque ou prestataire informatique : vérifier qu'il permet le recours à une plateforme agréée.
Vérifier la liste des plateformes agrééesAvant le choixConsulter la liste publiée par la DGFiP et s'assurer que l'opérateur retenu y figure.
Fiabiliser les données d'identificationAvant le raccordementSiren, Siret, établissement destinataire, dénomination et données contractuelles des clients et fournisseurs.
Compléter les mentions de facturationAvant l'émissionAjouter le Siren du client, l'adresse de livraison si elle diffère, la nature des opérations et, le cas échéant, l'option pour le paiement d'après les débits.
Stabiliser les processus internesAvant l'obligation d'émissionAdapter le logiciel de facturation, les circuits de validation et l'archivage à dix ans.
Mettre en place l'e-reportingÀ l'échéance d'émissionIdentifier les opérations hors champ de la facture électronique et paramétrer la transmission des données de transaction et de paiement.

Le guide décrit aussi la conduite à tenir en cas de difficulté technique. Si les données existent mais n'ont pas été transmises, il recommande de documenter l'incident et de transmettre dès la résolution. Si les données n'ont pas été produites, il faut corriger le paramétrage avec son prestataire. L'administration n'attend pas le signalement de chaque incident ponctuel, mais admet le dialogue en cas de difficulté significative.

La direction générale des Finances publiques met à disposition plusieurs ressources gratuites : un guide pratique de démarrage, une documentation juridique, un questionnaire d'auto-évaluation en quatre questions et une assistance téléphonique au 0806 807 807, service gratuit hors coût de l'appel. Des fiches spécifiques existent pour les cas particuliers, notamment les associations, les sociétés civiles immobilières et les loueurs en meublé.

Le questionnaire d'auto-évaluation publié par l'administration repose sur quatre questions : la taille de l'entreprise, le type de clients, particuliers ou professionnels, français ou étrangers, la nature de l'activité, vente de biens, prestation de services ou les deux, et le régime de TVA. Les réponses ne sont pas enregistrées. C'est le moyen le plus rapide de savoir laquelle des quatre obligations s'applique et à quelle date.

Plusieurs situations font l'objet de fiches spécifiques, parce que la qualité d'assujetti y est moins évidente : les associations, les sociétés civiles immobilières, les loueurs en meublé et les producteurs d'électricité photovoltaïque. Une structure qui hésite sur son assujettissement à la TVA a intérêt à trancher cette question avant de choisir une plateforme, puisque c'est elle qui commande l'ensemble du dispositif.

Les textes à connaître

La réforme s'appuie sur l'article 26 de la loi de finances rectificative pour 2022, l'article 91 de la loi de finances pour 2024 et l'article 123 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026. Ses modalités techniques relèvent du décret n° 2022-1299 du 7 octobre 2022, du décret n° 2023-377 du 16 mai 2023 sur la sécurisation par signature électronique qualifiée, du décret n° 2024-266 du 25 mars 2024 et du décret n° 2026-677 du 27 juillet 2026 relatif à la généralisation de la facturation électronique, complétés par les arrêtés du 7 octobre 2022 et du 27 juillet 2026.

Cette succession de textes explique les décalages successifs du calendrier et la persistance, dans de nombreuses publications, de dates périmées. Une entreprise qui vérifie son échéance a intérêt à s'en tenir aux pages officielles et à regarder leur date de mise à jour.

Questions fréquentes

Une microentreprise doit-elle faire quelque chose avant septembre 2027 ?

Oui. L'obligation d'émission ne la concerne qu'au 1er septembre 2027, mais l'obligation de recevoir des factures électroniques s'applique à toutes les entreprises assujetties à la TVA dès le 1er septembre 2026. Il faut donc disposer d'une solution de réception raccordée à une plateforme agréée à cette date.

Un PDF envoyé par courriel restera-t-il valable entre professionnels ?

Non pour les opérations soumises à l'obligation. L'administration exclut expressément le document papier numérisé, le PDF ordinaire et la pièce jointe de courriel. La facture doit respecter un format structuré, UBL, CII ou un format mixte associant un fichier de données et un fichier image, et transiter par une plateforme agréée.

Les ventes aux particuliers sont-elles concernées ?

Pas par la facturation électronique. Une facture adressée à un particulier peut rester au format papier ou numérique classique. En revanche, ces opérations relèvent de l'e-reporting : leurs données doivent être transmises à l'administration par une plateforme agréée, selon le calendrier applicable à l'entreprise.

Faut-il payer pour une plateforme agréée ?

Les plateformes agréées sont des entreprises privées immatriculées par l'État et leurs offres sont commerciales. Une entreprise n'a toutefois pas toujours à contracter directement : un logiciel de facturation, un expert-comptable ou une banque déjà raccordés à une plateforme agréée peuvent suffire.

Comment vérifier qu'un prestataire est bien agréé ?

La direction générale des Finances publiques publie la liste des plateformes agréées sur impots.gouv.fr et la met à jour au fil des immatriculations. L'immatriculation suppose de démontrer sa conformité fiscale, la sécurité de ses infrastructures et de ses données, et son interopérabilité technique avec le portail public de facturation.

Que se passe-t-il en cas de premier manquement ?

Les amendes ne s'appliquent pas s'il s'agit de la première infraction constatée au cours des quatre années précédentes et si l'entreprise répare le manquement spontanément ou dans les 30 jours suivant la demande de l'administration.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Facture entre professionnels : mentions obligatoires et facturation électroniqueService-public.fr, entreprendre · consulté le
  2. Je passe à la facturation électroniqueDirection générale des Finances publiques · consulté le
  3. Je découvre la facturation électroniqueDirection générale des Finances publiques · consulté le
  4. Guide pratique de la facturation électroniqueDirection générale des Finances publiques · consulté le
  5. Documentation juridique de la réforme de la facturation électroniqueDirection générale des Finances publiques · consulté le
  6. Liste des plateformes agrééesDirection générale des Finances publiques · consulté le
  7. La facturation électronique entre entreprisesMinistère de l'Économie et des Finances, Cedef · consulté le
  8. Catégorie d'entreprise, définitionInsee · consulté le
  9. La facturation électronique, qu'est-ce que ça change pour moi ?Direction générale des Finances publiques · consulté le
  10. Facturation électronique : les sanctions évoluentService-public.fr, entreprendre · consulté le
  11. Calendrier de la réforme de la facturation électroniqueDirection générale des Finances publiques · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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