Zones à faibles émissions : ce qui s'applique vraiment en 2026
Quelles zones à faibles émissions restent en vigueur en 2026 et quels véhicules y sont interdits ?
Le Parlement a voté la suppression des zones à faibles émissions, mais le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition le 21 mai 2026 pour un motif de procédure. Les ZFE restent donc obligatoires. Seules Paris et Lyon doivent interdire les véhicules Crit'Air 3, depuis le 1er janvier 2025.
À retenir
- L'article 37 de la loi de simplification de la vie économique, qui abrogeait les zones à faibles émissions, a été déclaré contraire à la Constitution le 21 mai 2026 comme cavalier législatif.
- Deux agglomérations seulement sont soumises au calendrier contraignant : Paris et Lyon, tenues d'interdire les Crit'Air 3 depuis le 1er janvier 2025.
- Quarante autres agglomérations relèvent du statut de territoire de vigilance, avec une obligation limitée aux véhicules non classés.
- Rouler dans une ZFE en violation des restrictions coûte 68 euros pour une voiture et 135 euros pour un poids lourd, avec immobilisation possible du véhicule.
- Une agglomération est dispensée de ZFE si la concentration moyenne annuelle de dioxyde d'azote reste inférieure ou égale à 10 microgrammes par mètre cube pendant trois des cinq dernières années.
Les zones à faibles émissions existent-elles encore en 2026 ?
Oui. Le dispositif a pourtant failli disparaître. Les députés puis les sénateurs avaient voté, dans le cadre du projet de loi de simplification de la vie économique, un article supprimant l'obligation de créer des zones à faibles émissions mobilité. Le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition le 21 mai 2026.
Le motif est procédural, non substantiel. Le juge constitutionnel a considéré que l'article 37, introduit en première lecture, n'avait pas de lien avec le texte initial déposé au Sénat, lequel portait notamment sur les comptes bancaires et les contrats d'assurance. Le considérant 63 de la décision relève que « ces dispositions suppriment la mise en place obligatoire ou facultative de mesures de restriction de la circulation applicables à certaines catégories de véhicules ».
La loi a été promulguée sans cet article. Elle figure au Journal officiel du 27 mai 2026 sous le numéro 2026-403 du 26 mai 2026. Le cadre légal des ZFE, issu de la loi d'orientation des mobilités de 2019 et de la loi Climat et résilience de 2021, reste donc intact. Une censure pour cavalier législatif ne préjuge pas du fond : le législateur peut reprendre la mesure dans un véhicule législatif approprié.
Une proposition de loi distincte, visant à supprimer l'obligation de création des ZFE, a été déposée au Sénat le 12 mars 2025 sous le numéro 435. Elle est renvoyée à la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable. Tant qu'aucun texte n'est promulgué, les obligations en vigueur s'appliquent.
Quelles agglomérations sont concernées ?
La loi Climat et résilience impose une ZFE dans toutes les agglomérations métropolitaines de plus de 150 000 habitants, avec une échéance fixée au 31 décembre 2024. Le ministère de la Transition écologique recense 25 zones à faibles émissions en vigueur, parmi lesquelles Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Grenoble et Strasbourg.
Mais toutes ne sont pas soumises aux mêmes obligations. Le droit distingue deux statuts. Les « territoires ZFE » sont ceux qui dépassent régulièrement les valeurs limites de qualité de l'air : ils doivent appliquer un calendrier national de restrictions. Les « territoires de vigilance » respectent les seuils réglementaires : leur obligation minimale se limite aux véhicules non classés.
Au 1er janvier 2025, seules deux agglomérations relevaient du premier statut : Paris et Lyon. Marseille, Rouen et Strasbourg en sont sorties cette année-là, leurs mesures de qualité de l'air étant repassées sous les seuils. Quarante agglomérations relèvent du statut de vigilance, dont trente ne disposaient pas encore d'un arrêté de restriction.
| Statut | Nombre d'agglomérations | Obligation minimale | Échéance |
|---|---|---|---|
| Territoire ZFE (dépassement régulier) | 2 (Paris et Lyon) | Interdiction des Crit'Air 3, puis des classes supérieures selon le calendrier national | 1er janvier 2025 |
| Territoire de vigilance | 40 | Interdiction des véhicules non classés, immatriculés avant 1997 pour les voitures | 1er janvier 2025 |
| Agglomération dispensée | Variable selon les mesures de NO2 | Aucune ZFE obligatoire | Réexamen périodique |
Le contour des zones relève de la collectivité
L'État fixe l'obligation, la collectivité dessine le périmètre. Une ZFE peut couvrir une commune, une partie d'agglomération ou plusieurs dizaines de communes. La zone du Grand Paris s'étend sur des communes des départements 75, 92, 93 et 94. Les zones créées en 2024 et 2025 concernent notamment Annecy, Dijon, Rennes, Nancy, Lille, Bordeaux, Caen, Le Havre, Nîmes, Nantes, Angers et Pau.
Cette liberté locale explique l'hétérogénéité observée sur le terrain. Deux agglomérations soumises au même statut juridique peuvent appliquer des règles différentes : plages horaires, jours de la semaine, catégories de véhicules visées, dérogations pour petits rouleurs. Le portail national mieuxrespirerenville.gouv.fr recense les arrêtés en vigueur et propose un simulateur de trajet.
Quel véhicule porte quelle vignette Crit'Air ?
Le certificat qualité de l'air classe les véhicules des catégories M, N et L en six niveaux, de la vignette verte réservée aux véhicules électriques et à hydrogène jusqu'à la classe 5. Les véhicules les plus anciens ne reçoivent aucune pastille : ils sont dits non classés. Le classement dépend de la motorisation, de la norme Euro et de la date de première immatriculation.
| Classe | Couleur | Essence | Diesel |
|---|---|---|---|
| Électrique | Verte | Véhicules électriques et à hydrogène | Véhicules électriques et à hydrogène |
| 1 | Violette | Depuis 2011, norme Euro 5 et Euro 6 | Aucun |
| 2 | Jaune | De 2006 à 2010, norme Euro 4 | Depuis 2011, normes Euro 5 et Euro 6 |
| 3 | Orange | De 1997 à 2005, normes Euro 2 et Euro 3 | De 2006 à 2010, norme Euro 4 |
| 4 | Bordeaux | Aucun | De 2001 à 2005, norme Euro 3 |
| 5 | Grise | Aucun | De 1997 à 2000, norme Euro 2 |
| Non classé | Aucune pastille | Avant 1997 | Avant 1997 |
La vignette coûte 3,85 euros, frais d'affranchissement inclus, pour un envoi en France. Elle se commande sur certificat-air.gouv.fr et reste valable pour toute la durée de vie du véhicule. Elle se colle à l'intérieur du pare-brise, en bas à droite, ou sur la fourche pour un deux-roues. Aucun renouvellement n'est prévu.
Le classement obéit à une logique d'âge et de norme, pas de kilométrage ni d'entretien. Un diesel de 2010 parfaitement entretenu reste en Crit'Air 3 ; une essence de 2011 est en Crit'Air 1. C'est cette rigidité qui alimente une part des critiques adressées au dispositif.
Quel est le calendrier des restrictions ?
Le calendrier national ne vise que les territoires en dépassement régulier. Il monte par paliers annuels : interdiction des Crit'Air 5 au 1er janvier 2023, des Crit'Air 4 au 1er janvier 2024, des Crit'Air 3 au 1er janvier 2025. En termes d'âge, la dernière marche revient à écarter les diesels de plus de quatorze ans et les essences de plus de dix-neuf ans.
- 24 décembre 2019Loi d'orientation des mobilitésCréation du cadre juridique des zones à faibles émissions mobilité.
- 22 août 2021Loi Climat et résilienceZFE obligatoire dans les agglomérations métropolitaines de plus de 150 000 habitants.
- 23 décembre 2022Décret n° 2022-1641Fixe les conditions de dispense pour les agglomérations dont l'air respecte 10 µg/m³ de NO2.
- 1er janvier 2023Crit'Air 5 interditsDans les territoires en dépassement régulier des valeurs limites.
- 1er janvier 2024Crit'Air 4 interditsDiesels de plus de dix-huit ans écartés dans les mêmes territoires.
- 1er janvier 2025Crit'Air 3 interditsObligation limitée à Paris et Lyon ; Marseille, Rouen et Strasbourg passent en territoire de vigilance.
- 21 mai 2026Censure de la suppressionLe Conseil constitutionnel déclare l'article 37 de la loi de simplification contraire à la Constitution.
- 27 mai 2026Publication de la loiLa loi n° 2026-403 paraît au Journal officiel sans la disposition abrogeant les ZFE.
Dates issues des textes publiés au Journal officiel et des dossiers législatifs.Source : Légifrance, ministère de la Transition écologique, Conseil constitutionnel.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 24 décembre 2019 | Loi d'orientation des mobilités — Création du cadre juridique des zones à faibles émissions mobilité. |
| 22 août 2021 | Loi Climat et résilience — ZFE obligatoire dans les agglomérations métropolitaines de plus de 150 000 habitants. |
| 23 décembre 2022 | Décret n° 2022-1641 — Fixe les conditions de dispense pour les agglomérations dont l'air respecte 10 µg/m³ de NO2. |
| 1er janvier 2023 | Crit'Air 5 interdits — Dans les territoires en dépassement régulier des valeurs limites. |
| 1er janvier 2024 | Crit'Air 4 interdits — Diesels de plus de dix-huit ans écartés dans les mêmes territoires. |
| 1er janvier 2025 | Crit'Air 3 interdits — Obligation limitée à Paris et Lyon ; Marseille, Rouen et Strasbourg passent en territoire de vigilance. |
| 21 mai 2026 | Censure de la suppression — Le Conseil constitutionnel déclare l'article 37 de la loi de simplification contraire à la Constitution. |
| 27 mai 2026 | Publication de la loi — La loi n° 2026-403 paraît au Journal officiel sans la disposition abrogeant les ZFE. |
Pour les territoires de vigilance, l'obligation était différente et plus légère. Avant le 1er janvier 2025, ils devaient restreindre la circulation des véhicules non classés : voitures immatriculées avant décembre 1996, véhicules utilitaires légers avant septembre 1997, poids lourds avant septembre 2001. Aucun palier ultérieur ne leur est imposé par la loi.
Rien n'interdit à une collectivité d'aller plus loin que le minimum légal, ni de retarder l'entrée en vigueur effective des sanctions. Plusieurs métropoles ont assorti leur arrêté d'une période dite pédagogique, pendant laquelle les contrevenants reçoivent un courrier d'information et non une amende. Ces choix relèvent du pouvoir de police du maire ou du président de l'intercommunalité.
Comment savoir ce qui s'applique à un trajet précis
La règle utile n'est jamais la règle nationale mais l'arrêté local. Un même véhicule peut être autorisé dans une agglomération et interdit dans la suivante, à quelques dizaines de kilomètres. Le portail national mieuxrespirerenville.gouv.fr propose un simulateur de trajet et un annuaire des zones, complété par les pages des collectivités qui publient leur arrêté et leurs formulaires de dérogation.
Trois éléments conditionnent la réponse : la classe Crit'Air du véhicule, le périmètre exact de la zone traversée, et les horaires retenus par la collectivité. Certaines zones ne s'appliquent qu'en semaine et en journée. D'autres couvrent toute la semaine. Le périmètre suit rarement les limites administratives : il peut exclure une voie rapide qui traverse la zone.
Comment obtenir une dérogation ?
Deux étages de dérogations coexistent. Le premier est national et permanent : il figure au code général des collectivités territoriales et s'impose à toutes les ZFE. Il couvre notamment les véhicules d'intérêt général au sens du code de la route — ambulances, véhicules de secours, forces de l'ordre — ainsi que les véhicules porteurs d'une carte mobilité inclusion avec mention stationnement ou d'une carte de stationnement pour personne handicapée.
Le second étage est local. Chaque arrêté peut prévoir ses propres exceptions : véhicules de collection, professionnels intervenant en urgence, résidents de la zone pendant une période transitoire, ou dispositifs de « pass » attribuant un nombre limité de jours de circulation par an. Les demandes se déposent auprès de la collectivité, parfois via le portail national pour Annecy, Annemasse, Nancy et Pau.
- vérifier la classe Crit'Air du véhicule et la règle applicable au périmètre concerné ;
- consulter l'arrêté local, qui seul fixe les horaires, les jours et les catégories visées ;
- identifier si l'une des dérogations nationales permanentes s'applique au véhicule ;
- déposer une demande de dérogation locale lorsque la collectivité en prévoit une ;
- conserver la preuve de la dérogation dans le véhicule en cas de contrôle.
Les dérogations locales prennent souvent la forme d'un quota de journées. La collectivité attribue au conducteur un nombre limité de jours de circulation par an, à déclarer avant ou après le trajet selon les zones. Ce mécanisme vise les usages occasionnels : rendez-vous médical, visite familiale, livraison ponctuelle. Il ne dispense pas de la vignette Crit'Air, qui reste exigée pour identifier le véhicule.
Les professionnels relèvent de règles distinctes selon les arrêtés. Certaines zones prévoient des dérogations pour les véhicules de chantier, les commerces ambulants, les convois exceptionnels ou les véhicules d'intervention d'urgence sur réseau. Ces exceptions ne sont pas harmonisées au niveau national : une entreprise intervenant dans plusieurs agglomérations doit examiner chaque arrêté séparément.
Comment les zones sont-elles contrôlées et sanctionnées ?
L'infraction est définie à l'article R411-19-1 du code de la route. Circuler dans le périmètre d'une zone à circulation restreinte en violation des restrictions, ou y stationner sans porter le certificat exigé, constitue une contravention. Le montant dépend de la catégorie du véhicule.
| Catégorie de véhicule | Classe de contravention | Amende minorée | Amende forfaitaire | Amende majorée |
|---|---|---|---|---|
| Voitures, utilitaires légers, deux-roues (M1, N1, L) | 3e classe | 45 € | 68 € | 180 € |
| Autocars, autobus, poids lourds (M2, M3, N2, N3) | 4e classe | 90 € | 135 € | 375 € |
Montants des amendes forfaitaires applicables aux contraventions de 3e et 4e classe.Source : Service-public.fr, code de la route.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Voiture, amende minorée | 45 € |
| Voiture, amende forfaitaire | 68 € |
| Voiture, amende majorée | 180 € |
| Poids lourd, amende minorée | 90 € |
| Poids lourd, amende forfaitaire | 135 € |
| Poids lourd, amende majorée | 375 € |
L'amende minorée s'obtient en réglant dans les quinze jours suivant l'avis de contravention, ou immédiatement entre les mains de l'agent. À défaut de paiement dans les quarante-cinq jours — soixante jours pour un paiement en ligne par carte —, le montant est majoré. Une réduction de 20 % reste possible dans les trente jours suivant l'avis d'amende majorée.
L'infraction peut s'accompagner de l'immobilisation du véhicule, prévue à l'article L325-1 du code de la route. Elle n'entraîne pas de retrait de points : les contraventions liées aux restrictions de circulation ne figurent pas parmi les infractions donnant lieu à perte de points sur le permis.
Le contrôle automatisé reste encadré
L'article L2213-4-2 du code général des collectivités territoriales fournit la base légale du contrôle automatisé des ZFE, par lecture des plaques d'immatriculation. Ce type de traitement relève par ailleurs des règles de protection des données personnelles. La Commission nationale de l'informatique et des libertés encadre les dispositifs de lecture automatisée de plaques et a publié des mises en garde sur leurs usages.
En pratique, le contrôle repose encore largement sur les patrouilles et sur la lecture visuelle de la vignette. C'est l'une des raisons pour lesquelles le taux de verbalisation observé reste sans commune mesure avec le nombre de véhicules concernés par les interdictions.
Une agglomération peut-elle échapper à l'obligation ?
Oui, et le mécanisme est précisément défini. Le décret n° 2022-1641 du 23 décembre 2022 prévoit deux voies de dispense pour les agglomérations de plus de 150 000 habitants du territoire métropolitain.
La première tient à la qualité de l'air mesurée. L'agglomération est dispensée si les concentrations moyennes annuelles de dioxyde d'azote sont inférieures ou égales à 10 microgrammes par mètre cube pendant au moins trois des cinq années précédentes. Le constat doit valoir soit sur l'ensemble des stations fixes de mesure, soit pour au moins 95 % de la population de chaque commune concernée.
La seconde voie est démonstrative. La collectivité peut renoncer à la ZFE si elle établit, par modélisation transmise au plus tard dix-huit mois avant l'échéance, que les mesures déjà engagées atteindront le même objectif de concentration dans un délai équivalent ou plus court. Cette porte de sortie a été peu empruntée.
Concentrations moyennes annuelles en microgrammes par mètre cube d'air.Source : Ministère de la Transition écologique, décret n° 2022-1641.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Valeur limite réglementaire NO2 | 40 µg/m³ |
| Seuil de dispense de ZFE (NO2) | 10 µg/m³ |
| Valeur limite PM10 | 40 µg/m³ |
| Valeur limite PM2,5 | 20 µg/m³ |
L'écart entre la valeur limite réglementaire de 40 microgrammes par mètre cube et le seuil de dispense de 10 microgrammes explique la mécanique du dispositif. Le premier chiffre correspond à la norme européenne opposable ; le second reprend la ligne directrice de l'Organisation mondiale de la santé. Une agglomération peut donc respecter la loi européenne tout en restant soumise à l'obligation de ZFE.
Un dispositif adossé au droit européen
Les ZFE françaises appliquent, par la voie nationale, les objectifs de la directive européenne 2008/50/CE sur la qualité de l'air ambiant, transposée aux articles L221-1 et R221-1 du code de l'environnement. C'est cette filiation qui rend leur suppression pure et simple juridiquement délicate : sans ZFE, l'État doit démontrer par d'autres moyens qu'il tient ses engagements de réduction de la pollution.
Le ministère de la Transition écologique accompagne les collectivités par le Fonds vert, les certificats d'économies d'énergie et les aides à l'acquisition de véhicules moins polluants ou à la location de vélos. Ces contreparties financières font partie intégrante de l'architecture du dispositif depuis 2021.
Le sort du dispositif dépend désormais de deux variables. La première est parlementaire : un texte spécifiquement consacré aux ZFE échapperait au motif de censure retenu le 21 mai 2026. La seconde est sanitaire : chaque année de mesures conformes rapproche une agglomération du seuil de dispense, et fait donc reculer mécaniquement le nombre de territoires soumis au calendrier contraignant. Marseille, Rouen et Strasbourg ont emprunté cette voie en 2025.
Pour un automobiliste, la conséquence pratique tient en une phrase : l'obligation nationale ne concerne plus que deux agglomérations, mais les arrêtés locaux, eux, restent en vigueur dans les vingt-cinq zones recensées. Vérifier la règle applicable à la zone traversée reste donc indispensable, indépendamment des débats parlementaires en cours.
Questions fréquentes
La suppression des ZFE votée par les députés est-elle définitivement enterrée ?
Non. La censure du 21 mai 2026 porte sur un défaut de lien avec le texte initial, pas sur le fond. Le Parlement peut reprendre la mesure dans un texte dont l'objet la rattache régulièrement. Une proposition de loi en ce sens est pendante au Sénat depuis le 12 mars 2025.
Faut-il une vignette Crit'Air pour traverser une agglomération sans ZFE ?
La vignette devient obligatoire dans deux cas : à l'intérieur d'une zone à faibles émissions mobilité, et lors d'un épisode de pollution donnant lieu à circulation différenciée. En dehors de ces situations, elle n'est pas exigée, mais elle coûte 3,85 euros et vaut pour la vie du véhicule.
Une voiture de collection peut-elle rouler en ZFE ?
Aucune dérogation nationale permanente ne vise les véhicules de collection. Certaines collectivités en prévoient une dans leur arrêté local. La règle applicable est celle de la zone traversée, pas une règle nationale.
Perd-on des points de permis en cas d'infraction en ZFE ?
Non. L'infraction prévue à l'article R411-19-1 du code de la route est une contravention de 3e classe pour une voiture, de 4e classe pour un poids lourd. Elle n'emporte pas de retrait de points, mais le véhicule peut être immobilisé.
Un véhicule immatriculé à l'étranger est-il soumis aux mêmes règles ?
Oui. Les restrictions s'appliquent au véhicule qui circule dans le périmètre, quelle que soit son immatriculation. Un certificat Crit'Air peut être commandé pour un véhicule étranger sur le site officiel certificat-air.gouv.fr.
Combien de zones à faibles émissions existent en France ?
Le ministère de la Transition écologique en recense 25. Deux d'entre elles seulement, Paris et Lyon, relèvent du régime contraignant réservé aux territoires en dépassement régulier des valeurs limites de qualité de l'air.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Zones à faibles émissions (ZFE)
- Comité ministériel qualité de l'air en ville, dossier de presse du 19 mars 2024
- Restrictions de circulation des voitures Crit'Air 3 : quelles agglomérations sont concernées ?
- Vignette ou pastille Crit'Air (certificat qualité de l'air)
- Circuler en zone à faibles émissions mobilité (ZFE ou ZFE-m)
- Amende forfaitaire en cas de contravention au code de la route
- Article R411-19-1 du code de la route
- Décret n° 2022-1641 du 23 décembre 2022 relatif aux conditions de l'instauration d'une zone à faibles émissions mobilité
- LOI n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique
- Décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026
- Proposition de loi visant à supprimer l'obligation de création des zones à faibles émissions
- Liste des ZFE réglementaires au 1er janvier 2025
- Les dispositifs de lecture automatisée de plaque d'immatriculation (LAPI)
Dossier de référence — production automatisée vérifiée
Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.
Le procédé est décrit sur la page Méthode. Une erreur, un barème périmé ? Signaler.
L'actualité sur ce thème
- Partez à la rencontre du camion « L’Aventure du vivant »
- Randonnées à la journée accessibles en train et en car en Auvergne-Rhône-Alpes
- GIRONDE : A630 Rocade intérieure de Bordeaux - aménagement d'une voie réservée aux transports en commun entre les échangeurs n°12 et n°11
- A31 - Travaux d'entretien à hauteur de Terville, Thionville et Yutz (57)
- RN57 – Fermeture totale de la RN57 entre Pennesières et Authoison (70)