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ÉCONOMIE1 source4 min de lecture

Cas d’infections de vaches laitières par un orthobunyavirus

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 7 août 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Le virus Shamonda a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et, jusqu'en 2026, avait été signalé de manière sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Ministère de l'Agriculture, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

L'émergence d'un nouvel orthobunyavirus de type Shamonda (SHAV) a été mise en évidence fin juillet dans une dizaine d’exploitations de vaches laitières des départements du Doubs, du Jura, de l'Ain, de la Haute-Savoie et de la Savoie. La situation est évolutive.

Son impact est pour le moment jugé faible dans les élevages touchés. Ce virus n’est à cet égard pas similaire au virus de la dermatose nodulaire contagieuse bovine dont les effets sur la santé des bovins sont bien plus importants.

Le ministère de l'Agriculture suit de près l’évolution de l’épizootie d’orthobunyavirus en collaboration avec les scientifiques et les organisations professionnelles.

Agent pathogène

Le virus Shamonda est un orthobunyavirus transmis par les moucherons piqueurs (culicoides), étroitement apparenté aux virus du sérogroupe Simbu, auquel appartiennent également le virus de la maladie de Schmallenberg (SBV) et le virus Akabane (AKAV).

Zone de répartition

Le virus Shamonda a été détecté pour la première fois au Nigeria au milieu des années 1960 et, jusqu'en 2026, avait été signalé de manière sporadique en Afrique de l'Ouest, de l'Est et australe, ainsi qu'au Japon. À l'été 2026, il est apparu pour la première fois en Allemagne, en Suisse et en France.

Espèces animales concernées

Les bovins sont considérés comme des hôtes les plus répandus. Les petits ruminants pourraient également être des hôtes du virus.

Transmission

Comme pour les autres virus du sérogroupe Simbu, la transmission se fait principalement par les moucherons du genre Culicoides. Il s’agit du même vecteur que pour le virus de la fièvre catarrhale ovine (FCO) et pour le virus de la maladie hémorragique épizootique (MHE).

Il n'existe aucune preuve de transmission directe significative d'animal à animal, à l'exception de la transmission verticale de la mère à sa descendance pendant la gestation.

Risque sanitaire pour l'Homme

Ce virus n’est pas transmissible à l’Homme et ne présente donc pas d'impact pour la santé publique, notamment pour la consommation du lait ou de la viande.

Signes cliniques

Les bovins atteints présentent une phase d’infection aiguë composée de signes cliniques discrets tels que fièvre, baisse de la production laitière et diarrhée. Ces signes sont dans la majorité des cas transitoires.

Une seconde phase clinique pourrait apparaître si l’infection a lieu sur une femelle gestante provoquant des avortements et d’importantes malformations fœtales comme pour la maladie de Schmallenberg.

Règlementation

Le SHAV n’est pas une maladie catégorisée au titre de la législation sur la santé animale de l’Union européenne (LSA), elle n’est soumise à aucune mesure officielle de surveillance et de lutte. Cette infection n’est pas non plus réglementée au niveau international par l’Organisation mondiale de la santé animale (OMSA).

Lutte

Les mesures de lutte les plus efficaces reposent sur la protection des troupeaux contre les insectes vecteurs afin de réduire le risque d’infection (élimination des sites de ponte tels que les effluents liquides et les zones d’eau stagnante, désinsectisation des moyens de transport).

Aucun vaccin n’est actuellement disponible. Il n’existe pas de traitement (virucide) permettant d’éliminer le virus chez l’animal. Aucun abattage n’est imposé par la règlementation en cas d’infection.

Recommandations pour les éleveurs et les vétérinaires

Si les symptômes aigus décrits ci-dessus (baisse de la production laitière, fièvre et diarrhée) apparaissent chez des bovins pendant la période d'activité des insectes vecteurs, il est recommandé que l’éleveur contacte son vétérinaire pour apporter les soins nécessaires (traitement dit « symptomatique »).

Dans un second temps, il est recommandé de suivre les éventuels impacts sur la reproduction (baisse de fertilité, avortement...). Les veaux nouveau-nés présentant des signes cliniques doivent également être examinés.

En cas d’avortement, il est rappelé la nécessité de procéder à une recherche de la brucellose.

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/cas-dinfections-de-vaches-laitieres-par-un-orthobunyavirus

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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