Centres de santé : 324 structures gérées par 225 collectivités en 2024

225 collectivités locales géraient 324 centres de santé en 2024, selon une étude de l'Observatoire des finances et de la gestion publique locales. Le budget de fonctionnement médian d'un centre atteint 675 500 euros et six collectivités gestionnaires sur dix supportent un reste à charge, égal en moyenne à 32 % des dépenses.
225 collectivités locales géraient 324 centres de santé en 2024. L'Observatoire des finances et de la gestion publique locales, l'OFGL, a consacré à ces structures le 32e numéro de sa collection « Cap sur ». L'étude a été mise en ligne le 27 mai 2026, puis reprise le 29 juillet 2026 dans le fil d'actualité de la Direction générale des collectivités locales.
Les gestionnaires sont d'abord des communes. S'y ajoutent des intercommunalités, vingt départements et trois régions, ces dernières intervenant par l'intermédiaire de groupements d'intérêt public. Le centre de santé repose sur un exercice collectif et pluriprofessionnel de la médecine, avec des professionnels salariés.
Un budget de fonctionnement médian de 675 500 euros
Un centre représente en 2024 un budget de fonctionnement médian de 675 500 euros. Rapporté au budget de fonctionnement global des collectivités du bloc communal qui en gèrent un, ce montant équivaut à 3,1 %.
La moyenne masque des écarts importants. Pour 10 % des collectivités gestionnaires, notamment dans les territoires ruraux, le centre de santé pèse plus de 21 % du budget de fonctionnement. L'OFGL y voit le signe d'un service public structurant à l'échelle locale.
Six gestionnaires sur dix supportent un reste à charge
Sur l'exercice 2024, les recettes tirées des remboursements à l'acte et des subventions versées par l'Assurance maladie au titre de l'accord national des centres de santé ne couvrent pas les dépenses de 60 % des collectivités gestionnaires. Ce reste à charge représente en moyenne 32 % des dépenses de fonctionnement des centres concernés.
Il doit être financé sur les ressources propres de la collectivité, ou par des subventions versées par d'autres collectivités locales. Pour les 40 % restants, les recettes dépassent au contraire les dépenses, de 16,5 % en moyenne.
Les centres à l'équilibre sont plus petits et plus généralistes
Les collectivités sans reste à charge gèrent principalement de petits centres, dans lesquels les médecins généralistes occupent une place importante au sein des effectifs. Elles comptent proportionnellement moins d'agents et davantage de généralistes.
À l'inverse, le reste à charge augmente à mesure que le centre s'agrandit et élargit ses missions au-delà des consultations de médecine générale. Selon l'observatoire, c'est le plus souvent la diversification de l'offre de soins et le dimensionnement des actions sociales et de prévention qui expliquent la charge non couverte par les recettes traditionnelles.
Des territoires d'implantation dissemblables, deux points communs
La typologie des communes d'implantation fait apparaître des territoires très différents les uns des autres du point de vue de la densité, du nombre d'habitants et de l'âge de la population. L'OFGL relève toutefois deux caractéristiques partagées : une population plutôt précarisée et des difficultés d'accès aux soins.
L'étude porte sur les niveaux de dépenses des centres, leur poids dans les budgets des collectivités gestionnaires, la couverture des dépenses par les recettes et les écarts de situation entre gestionnaires.
Des résultats antérieurs au nouvel accord national de 2025
L'observatoire assortit ses conclusions d'une réserve de calendrier. Les résultats publiés portent sur la seule année 2024, alors qu'un nouvel accord national a été signé en 2025 pour améliorer la rémunération des missions assurées par les centres de santé. Les équilibres financiers décrits sont donc antérieurs à cette révision.
La création de centres de santé figure parmi les réponses apportées par des exécutifs locaux à la difficulté d'attirer des professionnels de santé sur leur territoire, l'accès aux soins étant l'un des sujets sur lesquels les élus sont le plus fréquemment interpellés.
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