Qualité des comptes locaux : l'indicateur DGFiP à 88,05 sur 100 en 2025

Le score national de l'indicateur de pilotage comptable, qui mesure la qualité de la tenue des comptes des organismes publics locaux, atteint 88,05 sur 100 pour l'exercice 2025, en hausse de 1,68 point sur un an. La direction générale des Finances publiques a mis en ligne ces résultats le 23 juillet 2026, pour un périmètre de près de 75 500 entités.
Le score national pondéré de l'indicateur de pilotage comptable s'établit à 88,05 sur 100 au titre de l'exercice 2025, contre 86,37 pour l'exercice 2024. La progression atteint 1,68 point sur un an. Les résultats ont été mis en ligne sur le portail des collectivités locales, dans une page actualisée le 23 juillet 2026.
Cet indicateur, désigné par le sigle IPC, est produit depuis 2020 par la direction générale des Finances publiques à partir de l'application comptable HÉLIOS. Il porte sur la tenue des comptes des organismes publics locaux, et non sur leur situation financière.
Quatre exercices de hausse, mais une progression qui ralentit
La série publiée par la DGFiP montre une amélioration continue depuis l'exercice 2022. Le rythme, lui, faiblit : le gain annuel passe de 2,51 points entre 2022 et 2023, à 2,69 points entre 2023 et 2024, puis à 1,68 point entre 2024 et 2025.
- exercice 2023 : 83,68 sur 100, soit 2,51 points de plus qu'en 2022 ;
- exercice 2024 : 86,37 sur 100, soit 2,69 points de plus qu'en 2023 ;
- exercice 2025 : 88,05 sur 100, soit 1,68 point de plus qu'en 2024.
Trente-trois contrôles automatisés répartis en sept thématiques comptables
Le score est calculé à partir d'un maximum de 33 contrôles comptables automatisés exécutés dans HÉLIOS, leur nombre variant selon le type de collectivité. Ces contrôles sont répartis en sept thématiques : immobilisations, provisions et dépréciations, fonds propres et subventions reçues, stocks, trésorerie, comptes de tiers, produits et charges. Ils vérifient notamment la régularité des schémas comptables, le délai d'apurement des comptes transitoires et la cohérence des résultats budgétaires entre l'ordonnateur et le comptable.
Le test porte sur des comptabilités arrêtées. Les résultats d'un exercice donné sont connus l'année suivante, au moment où le comptable public demande le compte financier unique ou le compte de gestion. Près de 75 500 collectivités et établissements entrent dans le périmètre : communes, départements, régions, groupements à fiscalité propre, collectivités territoriales uniques, établissements publics de santé et médico-sociaux, services publics industriels et commerciaux, services départementaux d'incendie et de secours. L'indicateur figure au programme annuel de performance du programme 156 de l'État.
Les communes de moins de 3 500 habitants restent les mieux notées
L'écart entre strates de communes se maintient en 2025. La DGFiP l'explique par des règles comptables plus souples pour les plus petites communes, qui n'ont pas d'amortissements obligatoires ni de rattachement des charges et des produits à l'exercice, et par des opérations moins complexes qui déclenchent moins de contrôles. Les communes de plus de 3 500 habitants, soumises à un nombre et à une diversité d'items testés plus larges, conservent des marges de progression.
Les groupements à fiscalité propre progressent eux aussi, tout en restant en dessous du niveau national. Les budgets des SPIC, des établissements publics de santé, des établissements sociaux et médico-sociaux et des SDIS confirment une tendance à la hausse depuis plusieurs années. Les établissements publics de santé demeurent en retrait, ce que la DGFiP rattache à une reddition tardive de leurs comptes, qui décale d'autant les travaux de qualité comptable.
La DGFiP écarte toute lecture de l'indicateur comme label de fiabilité
Le portail assortit la publication d'avertissements explicites. L'IPC n'est ni un label de qualité des comptes, ni un critère exclusif d'appréciation de leur fiabilité. Il n'appréhende pas le dispositif de contrôle interne des services ordonnateurs et comptables, seul à même d'apporter une assurance raisonnable sur la maîtrise des risques. Une forte progression ou un score élevé ne permettent donc pas, à eux seuls, de conclure au respect des principes de régularité, de sincérité et d'image fidèle.
L'indicateur ne se prononce pas davantage sur la qualité de la gestion d'une collectivité, sur la qualité de son financement ou sur sa solidité financière. Pour une appréciation plus globale, la DGFiP renvoie à la synthèse de la qualité des comptes établie par le comptable ou le conseiller aux décideurs locaux, et aux contrôles croisés rendus possibles par la généralisation du compte financier unique.
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