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Géothermie : un permis de recherches de 390 km² instruit à Marseille-Berre

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Illustration — Énergie
2010 06 04 Centrale nucléaire de Fessenheim2.jpg — Florival fr, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

La société GEOTHERMAR demande un permis exclusif de recherches de gîtes géothermiques sur environ 390 kilomètres carrés entre Marseille, Aix-en-Provence et l'étang de Berre. Le ministère de l'Économie a ouvert du 1er juin au 1er juillet 2026 la participation du public prévue par la procédure d'instruction.

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Une demande de permis exclusif de recherches de gîtes géothermiques porte sur environ 390 kilomètres carrés dans les Bouches-du-Rhône. Déposée le 11 septembre 2023 par la société GEOTHERMAR SAS pour une durée de cinq ans, elle a fait l'objet d'une participation du public par voie électronique, ouverte du 1er juin au 1er juillet 2026 par le ministère de l'Économie et des Finances.

Le périmètre sollicité, désigné comme permis de Marseille-Berre, s'étend entre l'étang de Berre à l'ouest, Aix-en-Provence à l'est, Lançon-de-Provence au nord et Marseille au sud. Il recouvre tout ou partie du territoire d'une vingtaine de communes, parmi lesquelles Marseille, Aix-en-Provence, Marignane, Vitrolles, Gardanne, Berre-l'Étang, Rognac, Velaux et Les Pennes-Mirabeau.

Une société née en 2013, détenue par un développeur et un groupe de travaux publics

GEOTHERMAR est une société par actions simplifiée créée en décembre 2013, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Marseille et dont le siège se trouve rue Paradis, dans le sixième arrondissement de la ville. Son objet est le développement de la géothermie dans les zones de Marignane, Vitrolles, Berre et Marseille-Nord.

Son capital est partagé entre Gaïa Energy Systems SAS, développeur et exploitant de projets d'énergie renouvelable, et le groupe privé de travaux publics NGE SAS.

Deux autorisations de recherche entre 2015 et 2021, sans ressource démontrée

L'exploration de la zone n'en est pas à ses débuts. Le projet a commencé avec deux autorisations de recherche de trois ans chacune, obtenues entre 2015 et 2021, complétées par une autorisation d'ouverture de travaux miniers en 2021. Selon le ministère, les travaux menés ont permis d'identifier plusieurs zones potentielles d'exploitation géothermique, sans réunir d'éléments suffisants pour mettre en évidence une ressource exploitable.

La demande avait été mise en concurrence par un avis publié au Journal officiel du 15 octobre 2023, en application de l'article 6-3 du décret du 28 mars 1978 relatif aux titres miniers.

Le titre minier n'ouvre pas le droit de forer

Le ministère rappelle la portée exacte du titre en cause. L'octroi du permis exclusif de recherches ne donne pas au demandeur le droit de forer : cette étape suppose le dépôt en préfecture d'une demande d'évaluation environnementale. Explorer des substances concessibles suppose de détenir le permis et, séparément, d'avoir été autorisé à réaliser les travaux d'exploration.

La participation du public constitue une étape obligatoire de l'instruction d'une telle demande. Elle est menée au titre du principe de participation aux décisions ayant une incidence sur l'environnement, inscrit à l'article 7 de la Charte de l'environnement et appliqué selon l'article L. 123-19-2 du code de l'environnement. Le ministère précise que cette étape ne préjuge pas de l'issue de l'instruction.

1 Publication source

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Ministère de l'Économie et des Finances, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

  1. Participation du public sur la demande de permis exclusif de recherches de géothermie de Marseille-Berre, dans les Bouches-du-Rhône, à la société GEOTHERMAR SASMinistère de l'Économie et des Finances — Toutes les actualités ·

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