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SNBC-3 : la France vise 2,3 à 3,1 tonnes de CO2 par habitant en 2050

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Illustration — Énergie
2010 06 04 Centrale nucléaire de Fessenheim2.jpg — Florival fr, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Le gouvernement a adopté la troisième stratégie nationale bas-carbone, présentée le 15 juillet 2026 par le ministère de la Transition écologique. Le texte fixe pour la première fois une cible d'empreinte carbone : une baisse de 71 % à 79 % d'ici 2050 par rapport à 2010, soit 2,3 à 3,1 tonnes équivalent CO2 par habitant.

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La troisième stratégie nationale bas-carbone a été adoptée par décret et présentée le 15 juillet 2026 par le ministère de la Transition écologique. Elle fixe une cible chiffrée de réduction de l'empreinte carbone du pays : de 71 % à 79 % d'ici 2050 par rapport à 2010, ce qui ramènerait l'empreinte moyenne d'un habitant entre 2,3 et 3,1 tonnes équivalent CO2. Le ministère indique qu'aucun autre pays n'avait jusqu'ici inscrit un tel objectif chiffré dans sa feuille de route climatique.

La stratégie reconduit par ailleurs les deux repères déjà en vigueur : diviser par deux les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2030 par rapport au niveau de 1990, et atteindre la neutralité carbone en 2050. Elle constitue l'un des trois volets de la stratégie française pour l'énergie et le climat, avec la programmation pluriannuelle de l'énergie et le plan national d'adaptation au changement climatique.

Une cible qui porte aussi sur les émissions importées

L'empreinte carbone mesure les gaz à effet de serre induits par la demande finale intérieure, que les biens et services consommés soient produits en France ou importés. Elle se distingue donc de l'inventaire des émissions produites sur le territoire par les unités résidentes. Le ministère souligne que près de la moitié des émissions liées à la consommation française se produisent à l'étranger.

Les derniers chiffres publiés par le service des données et études statistiques du ministère donnent la mesure de l'écart entre les deux indicateurs. En 2024, les émissions des unités résidentes françaises se sont établies à 404 millions de tonnes équivalent CO2, soit 5,9 tonnes par personne. L'empreinte carbone du pays atteignait la même année 563 millions de tonnes, soit 8,2 tonnes par personne.

Un rythme de baisse divisé par six en 2024

Le même bilan statistique, publié le 16 octobre 2025, relève un repli des émissions françaises de 0,9 % en 2024, après une baisse de 6,0 % en 2023. Les émissions répondant à la demande finale intérieure ont diminué de 2,9 %, tandis que celles associées aux exportations ont progressé de 1,7 %.

Le ministère rappelle de son côté que la France a réduit ses émissions de près de 300 millions de tonnes équivalent CO2 depuis 1990 et figure parmi les pays développés dont les émissions par habitant sont les plus faibles, avec environ 5 tonnes par personne. Les deux séries reposent sur des périmètres d'inventaire distincts, ce que le service statistique signale explicitement dans ses notes de méthode.

Bâtiments, mobilités, industrie et puits de carbone

La stratégie décline des trajectoires de décarbonation pour l'ensemble des secteurs de l'économie. Le ministère cite la rénovation des bâtiments, l'électrification des mobilités, la transformation industrielle et le renforcement des puits de carbone. Il mentionne également le plan national d'électrification présenté au printemps 2026, qui vise le remplacement progressif des équipements fonctionnant aux combustibles fossiles, dans un pays où l'électricité produite est décarbonée à 95 %.

« L'adoption de la SNBC-3 n'est pas seulement une étape stratégique : cette stratégie définit un cadre d'action pour les prochaines années. Elle fixe une trajectoire claire de réduction des émissions de gaz à effet de serre et mobilise tous les leviers concrets de la transition écologique. »

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature, cité par Ministère de la Transition écologique, communiqué du 15 juillet 2026

Une consultation publique close à l'été 2026

Le ministère présente la stratégie comme le produit d'une concertation menée avec les collectivités territoriales, les acteurs économiques, les partenaires sociaux, les associations, les experts et les citoyens. Les contributions issues de la consultation publique nationale, achevée à l'été 2026, ont été prises en compte dans la version adoptée.

L'adoption a été accompagnée d'une rencontre organisée le 15 juillet 2026 à l'Hôtel de Roquelaure, à Paris. Le programme prévoyait une introduction par Augustin Augier, secrétaire général à la planification écologique, une table ronde consacrée à l'articulation entre atténuation et adaptation, puis un discours de clôture de la ministre.

Un relais dans les services déconcentrés

La direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement de Normandie a repris l'annonce le 24 juillet 2026 sur son site. Elle rappelle que le document devient le cadre de référence des politiques publiques de réduction des émissions et qu'il oriente l'action de l'État, des collectivités, des entreprises et des acteurs de la transition.

4 Publications sources

Cet article est écrit à partir du texte publié par l'autorité à l'origine de l'information — Texte officiel reproduit — Ministère de la Transition écologique, Licence Ouverte / Etalab 2.0.

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