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Fret maritime : 333,4 millions de tonnes dans les ports français en 2025

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Illustration — Transport
Champagne Ardenne TGV forecourt.jpg — Smiley.toerist, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons.

Les ports français ont traité 333,4 millions de tonnes de marchandises en 2025, soit 2,4 % de plus qu'en 2024. Le service statistique du ministère de la Transition écologique a publié ces résultats le 24 juillet 2026. Le volume reste inférieur de 7,3 % à celui de 2019.

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Le fret passé par les ports français a atteint 333,4 millions de tonnes en 2025, hors Mayotte, en progression de 2,4 % sur un an. Le service des données et études statistiques (SDES) du ministère de la Transition écologique a diffusé ce bilan annuel le 24 juillet 2026. Le tonnage demeure inférieur de 7,3 % à son niveau de 2019.

Les marchandises transportées en vrac expliquent l'essentiel de la progression. Les vracs liquides gagnent 4,0 % et les vracs solides 4,2 %. Le trafic conteneurisé avance de 1,0 %. Le roulier est la seule catégorie en repli, avec un recul de 1,4 %. Les marchandises diverses manutentionnées par levage, plus marginales, remontent de 11,6 % à 6,7 millions de tonnes (Mt).

Pétrole et gaz liquéfié portent les vracs liquides

Premier poste en volume, les vracs liquides s'établissent à 136,9 Mt. Les trafics pétroliers atteignent 98,4 Mt, en hausse de 2,7 Mt sur un an. Le pétrole brut progresse de 4,0 % à 49,9 Mt, les produits raffinés de 1,6 % à 48,5 Mt. Le SDES rattache ce mouvement à une meilleure disponibilité des raffineries qu'en 2024, année où un incendie sur un site d'ExxonMobil avait amputé les capacités françaises pendant plusieurs mois.

Le gaz liquéfié rebondit de 10,3 % à 25,7 Mt, après deux exercices consécutifs de baisse. Le service statistique avance deux explications : la consommation intérieure de gaz naturel recule de 3,4 % mais les importations augmentent, la France jouant davantage un rôle de transit vers le reste de l'Europe ; et l'origine du gaz change, les cargaisons américaines et nigérianes gagnant du terrain sur les livraisons par gazoduc de la Norvège, de l'Algérie et des Pays-Bas. Les autres vracs liquides montent de 1,3 % à 12,8 Mt.

Charbon au plus bas historique, céréales en nette reprise

Les vracs solides remontent à 59,0 Mt après trois années de baisse. Le charbon fait exception : il perd encore 2,8 % et tombe à 4,8 Mt, son plus faible niveau jamais mesuré. Le SDES y voit un déclin structurel lié à la sortie du charbon dans la production électrique française, quasi nulle en 2025. En dix ans, les tonnages débarqués ont fondu de 60 %.

Les minerais regagnent 6,8 % à 17,3 Mt sans retrouver un niveau élevé, la sidérurgie française et européenne restant peu active. Les produits agricoles montent de 6,4 % à 20,9 Mt, tirés par les céréales : 15,5 Mt embarquées, soit 8,5 % de plus, après une campagne 2025 plus favorable que celle de 2024. Les aliments pour l'élevage, surtout du soja importé, se stabilisent à 5,3 Mt. Les autres vracs solides — coproduits sidérurgiques, engrais, matériaux du bâtiment — atteignent 16,1 Mt.

Conteneurs proches de leur record, roulier transmanche en repli

Le trafic conteneurisé s'élève à 58,7 Mt, tare comprise, un niveau historiquement haut qui approche le pic de 2021 (59,2 Mt). Compté en équivalents vingt pieds (EVP), il progresse davantage, de 3,2 %, à 6,5 millions d'EVP. L'écart tient à la baisse du chargement moyen par conteneur, passé de 9,27 à 9,08 tonnes. Dunkerque et Haropa concentrent cette hausse, portée par les flux à destination de l'arrière-pays.

Le roulier redescend à 72,1 Mt après deux années de hausse. Les véhicules de fret circulant entre la France et les îles Britanniques reculent de 2,9 % à 54,1 Mt, et les véhicules particuliers empruntant le transmanche de 2,4 % à 3,1 Mt. Sur la façade méditerranéenne, le mouvement est inverse pour les marchandises : elles bondissent de 12,5 % à 11,0 Mt, portées par les échanges avec la Tunisie, la Turquie et le Maroc. Les véhicules particuliers y chutent en revanche de 16,6 %, à 3,0 Mt.

Haropa et Marseille en tête, Calais seul en recul

  • Haropa : 84,4 Mt, en hausse de 1,9 %, grâce aux vracs solides et aux conteneurs ;
  • Marseille : 74,0 Mt, en hausse de 4,9 %, après deux années de baisse ;
  • Dunkerque : 48,0 Mt, en hausse de 4,6 %, soutenu par le gaz liquéfié et les conteneurs ;
  • Calais : 39,1 Mt, en baisse de 3,1 %, sous l'effet du repli transmanche ;
  • Nantes Saint-Nazaire : 26,2 Mt, en hausse de 2,0 %, grâce au gaz liquéfié.

Outre-mer, les trafics progressent à La Réunion (+ 3,6 %), à Fort-de-France (+ 3,3 %) et à Pointe-à-Pitre (+ 1,8 %), portés par le ciment et le clinker destinés au bâtiment. Cayenne fait exception, en baisse de 5,1 %. Le SDES précise que certaines données restent provisoires.

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