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Dossier de référenceDroit

Contester une décision administrative : recours et délais

Mis à jour le · 13 min de lecture · 14 sources officielles

Comment contester une décision administrative et dans quel délai ?

Trois voies coexistent : le recours gracieux devant l'auteur de la décision, le recours hiérarchique devant son supérieur, et le recours contentieux devant le juge administratif. Le délai est de deux mois en métropole. Le silence gardé pendant deux mois par l'administration vaut le plus souvent rejet.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Deux mois pour agir en métropole, trois mois outre-mer, quatre mois depuis l'étranger, à compter de la notification ou de la publication de la décision.
  • Un recours gracieux ou hiérarchique interrompt le délai de recours contentieux : un nouveau délai court à compter de la notification du rejet.
  • Le silence gardé deux mois vaut accord depuis 2014, mais les recours administratifs, les demandes à caractère financier et les relations avec les agents publics restent au régime du rejet implicite.
  • La procédure devant le tribunal administratif est gratuite ; la contribution de 50 euros créée en 2026 ne vise que le tribunal judiciaire et le conseil de prud'hommes.
  • Le recours n'est pas suspensif : la décision continue de produire ses effets, sauf suspension obtenue du juge des référés.

Quelles sont les trois voies pour contester une décision ?

Une décision administrative défavorable peut être attaquée devant l'administration elle-même ou devant le juge. Les deux premières voies sont administratives. Le recours gracieux est adressé à l'autorité qui a pris la décision. Le recours hiérarchique est adressé à son supérieur : le ministre pour un préfet, le recteur pour un chef d'établissement. Les deux peuvent être exercés séparément ou successivement.

La troisième voie est juridictionnelle. Le recours contentieux est porté devant le tribunal administratif, qui juge la légalité de la décision et peut l'annuler. Il n'est pas nécessaire d'avoir tenté un recours gracieux ou hiérarchique avant de saisir le juge, sauf lorsque la loi impose un recours administratif préalable obligatoire.

Le recours contentieux lui-même se décline en deux familles. Le recours pour excès de pouvoir tend à l'annulation d'une décision illégale : le juge la fait disparaître, sans pouvoir la remplacer. Le plein contentieux, ouvert notamment en matière de responsabilité de l'administration et d'impôts directs, permet au juge d'aller plus loin. Il peut réformer la décision, fixer lui-même les droits de l'intéressé et condamner l'administration à réparer un préjudice.

Ce recours administratif préalable obligatoire, désigné par l'acronyme Rapo, conditionne la recevabilité de l'action en justice. Selon la fiche service-public.gouv.fr, il s'impose notamment en matière fiscale, pour l'accès à certaines professions réglementées et dans plusieurs procédures relatives au séjour des étrangers. Une médiation préalable obligatoire joue un rôle comparable dans certains litiges de la fonction publique et de l'emploi.

Les trois voies de contestation d'une décision administrative, au 9 août 2026.
RecoursDestinataireDélai en métropoleEffet sur le délai contentieux
Recours gracieuxAutorité qui a pris la décision2 moisInterrompt le délai
Recours hiérarchiqueSupérieur hiérarchique de cette autorité2 moisInterrompt le délai
Recours administratif préalable obligatoireAutorité désignée par le texte applicableDélai indiqué dans la notificationCondition de recevabilité du recours contentieux
Recours contentieuxTribunal administratif2 moisSaisine du juge

Quelle forme doit prendre un recours gracieux ou hiérarchique ?

Le recours se fait par écrit, de préférence par courrier recommandé avec accusé de réception, ce qui permet de dater le point de départ du nouveau délai. La fiche service-public.gouv.fr consacrée aux recours administratifs indique les mentions attendues : nom, prénom et adresse, objet du recours, exposé des motifs, et une demande explicite de réexamen de la décision. La copie de la décision contestée et les pièces justificatives y sont jointes.

Ces recours sont régis par les articles L410-1 à L412-8 du code des relations entre le public et l'administration. Ils ne coûtent rien et ne nécessitent aucun avocat. Rien n'interdit d'exercer d'abord un recours gracieux, puis un recours hiérarchique, à condition de rester dans les délais.

Dans quel délai faut-il agir ?

Le délai de droit commun est de deux mois. Il est porté à trois mois pour les personnes résidant outre-mer et à quatre mois pour celles résidant à l'étranger. Il court à compter de la notification de la décision à son destinataire, ou de sa publication lorsqu'il s'agit d'un acte réglementaire.

Le recours gracieux ou hiérarchique interrompt ce délai. Une fois le rejet notifié, un nouveau délai complet recommence à courir. Le mécanisme n'est pas cumulatif à l'infini : un second recours administratif exercé après le rejet du premier n'ouvre pas un troisième délai.

Que se passe-t-il si la décision ne mentionne pas les voies de recours ?

L'administration doit indiquer, dans la notification, les voies et délais de recours ouverts. Faute de cette mention, le délai de deux mois n'est pas opposable au destinataire. La règle n'ouvre pas pour autant un droit d'agir indéfiniment.

Le Conseil d'État a fixé une limite dans sa décision d'assemblée du 13 juillet 2016, n° 387763. Le destinataire d'une décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable qui, en règle générale et sauf circonstances particulières, ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle la décision expresse lui a été notifiée ou de celle à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance. Le texte intégral figure sur le site du Conseil d'État. Dans l'affaire jugée, un recours formé vingt-deux ans après la notification a été déclaré tardif.

De la décision contestée au jugement administratif
  1. Notification de la décisionJour 0La notification doit mentionner les voies et délais de recours
  2. Recours gracieux ou hiérarchique2 moisFacultatif, sauf recours administratif préalable obligatoire ; par courrier recommandé
  3. Réponse de l'administration2 moisLe silence gardé sur un recours administratif vaut rejet
  4. Recours contentieux2 mois après le rejetRequête au tribunal administratif, par Télérecours citoyens ou par courrier
  5. Jugement du tribunal administratif9 mois et 19 jours en moyenne en 2025Instruction écrite, audience publique, décision motivée
  6. Appel devant la cour administrative d'appel2 moisAvocat obligatoire ; appel non suspensif

Délais applicables en métropole, au 9 août 2026.Source : service-public.gouv.fr, fiches F2474, F2478 et F2479 ; code des relations entre le public et l'administration.

De la décision contestée au jugement administratif. Délais applicables en métropole, au 9 août 2026.
ÉtapeDélaiDétail
Notification de la décisionJour 0La notification doit mentionner les voies et délais de recours
Recours gracieux ou hiérarchique2 moisFacultatif, sauf recours administratif préalable obligatoire ; par courrier recommandé
Réponse de l'administration2 moisLe silence gardé sur un recours administratif vaut rejet
Recours contentieux2 mois après le rejetRequête au tribunal administratif, par Télérecours citoyens ou par courrier
Jugement du tribunal administratif9 mois et 19 jours en moyenne en 2025Instruction écrite, audience publique, décision motivée
Appel devant la cour administrative d'appel2 moisAvocat obligatoire ; appel non suspensif

Que se passe-t-il quand l'administration ne répond pas ?

Depuis 2014, le principe s'est inversé. Le silence gardé pendant deux mois par l'administration sur une demande vaut désormais acceptation. La règle est posée par l'article L231-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le délai court à compter de la date de réception de la demande complète.

Le principe souffre de nombreuses exceptions, énumérées aux articles L231-4 et L231-5 du même code. Le silence vaut rejet lorsque la demande ne tend pas à l'adoption d'une décision individuelle, lorsqu'elle ne s'inscrit pas dans une procédure prévue par un texte, lorsqu'il s'agit d'une réclamation ou d'un recours administratif, lorsqu'elle présente un caractère financier hors les cas de sécurité sociale, et lorsqu'elle porte sur les relations entre l'administration et ses agents. Des décrets ajoutent d'autres exclusions.

La conséquence pratique compte : un recours gracieux ou hiérarchique relève toujours du régime du rejet implicite, puisqu'il constitue un recours administratif. Le silence de deux mois vaut donc décision de rejet, et c'est cette décision implicite qui ouvre le délai de deux mois pour saisir le juge.

La fiche service-public.gouv.fr sur la règle du silence vaut accord renvoie à un outil de recherche permettant de vérifier, procédure par procédure, quel régime s'applique. Le champ couvert par les articles L231-1 à L242-2 du code des relations entre le public et l'administration inclut également le retrait et l'abrogation des décisions obtenues par ce mécanisme.

Comment saisir le tribunal administratif ?

La saisine se fait par une requête écrite. Elle peut être déposée en ligne par Télérecours citoyens, envoyée par courrier de préférence recommandé, ou remise au greffe. La requête expose les faits, désigne la décision attaquée et développe les moyens de droit invoqués. Elle est accompagnée d'une copie de la décision contestée, des pièces justificatives et d'un inventaire détaillé de ces pièces.

Encore faut-il saisir la bonne juridiction. Le tribunal administratif est le juge de droit commun des litiges individuels avec l'administration. Le Conseil d'État juge directement, en premier et dernier ressort, les décrets et les décisions de certaines autorités nationales. Des juridictions spécialisées traitent d'autres blocs de contentieux : la Cour nationale du droit d'asile pour l'asile, les juridictions des pensions militaires d'invalidité, les commissions compétentes en matière de tarification sociale. Certains litiges relèvent enfin du juge judiciaire, comme l'impôt sur la fortune immobilière ou les droits d'enregistrement.

La représentation par avocat n'est pas obligatoire devant le tribunal administratif dans la plupart des litiges. Elle le devient devant la cour administrative d'appel, sauf en matière de contravention de grande voirie. Devant le Conseil d'État, l'avocat aux Conseils est en principe obligatoire, sauf pour les recours pour excès de pouvoir, le contentieux électoral et les litiges de pensions.

Le procès est écrit. Un magistrat rapporteur conduit l'instruction et organise l'échange des mémoires entre les parties. L'instruction se clôt le plus souvent par une ordonnance de clôture. Les parties sont convoquées à l'audience au moins sept jours à l'avance. À l'audience, le rapporteur présente l'affaire, le rapporteur public expose ses conclusions, puis les parties peuvent formuler de brèves observations orales, sans pouvoir soulever de moyens nouveaux.

Comment obtenir une suspension en urgence ?

Le recours contentieux n'est pas suspensif. La décision attaquée continue de produire ses effets pendant toute la durée de l'instance, et l'appel ne suspend pas davantage le jugement de première instance. Pour obtenir un arrêt provisoire des effets d'une décision, il faut passer par le juge des référés.

Le référé-suspension est le plus utilisé. Il suppose trois conditions cumulatives : une requête en annulation ou en réformation déjà déposée contre la décision, une urgence à en suspendre l'exécution, et un doute sérieux sur sa légalité. Le juge statue dans un délai compris entre quarante-huit heures et un mois après l'audience, selon la fiche service-public.gouv.fr consacrée au référé-suspension.

Le référé-liberté vise une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Le juge des référés statue dans les quarante-huit heures du dépôt de la requête. En cas de rejet, l'appel se forme dans les quinze jours devant le Conseil d'État, qui statue lui aussi dans les quarante-huit heures.

Les principaux référés devant le juge administratif, code de justice administrative.
RéféréObjetRecours au fond exigéDélai du juge
Référé-suspensionSuspendre l'exécution d'une décision, en cas d'urgence et de doute sérieux sur sa légalitéOui48 heures à 1 mois après l'audience
Référé-libertéFaire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentaleNon48 heures
Référé conservatoireOrdonner une mesure utile avant toute décision de l'administrationNonNon fixé par les textes
Référé-provisionObtenir une avance sur une créance non sérieusement contestableNonNon fixé par les textes
Référé-constatFaire constater des faits par un expertNonNon fixé par les textes
Référé-instructionOrdonner une expertise ou une mesure d'instructionNonNon fixé par les textes

L'ordonnance de suspension ne règle pas le litige. Elle est provisoire : elle paralyse les effets de la décision jusqu'à ce que le tribunal se prononce sur la demande d'annulation. Si le recours au fond est ensuite rejeté, la décision retrouve son plein effet. Cette articulation explique la première condition du référé-suspension : sans requête en annulation pendante, la demande de suspension est irrecevable.

Le référé conservatoire, ou référé mesures utiles, permet d'obtenir une mesure destinée à préserver des droits avant même que l'administration ait statué. Il exige l'urgence, l'utilité de la mesure et l'absence de décision administrative sur l'objet du litige. Il ne suppose pas de recours principal.

Le référé-provision, régi par les articles R541-1 à R541-6 du code de justice administrative, permet d'obtenir rapidement une avance sur une somme due par l'administration lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il n'exige pas de recours au fond, mais la représentation par avocat y est obligatoire. La procédure elle-même reste gratuite.

Référés jugés par la juridiction administrative en 2025
Référés jugés par la juridiction administrative en 2025. Nombre d'ordonnances de référé rendues, par niveau de juridiction.Tribunaux administratifs — 62 249 référésTribunaux administratifs62 249 référésCours administratives d'appel — 1 695 référésCours administratives d'appel1 695 référésConseil d'État — 610 référésConseil d'État610 référés

Nombre d'ordonnances de référé rendues, par niveau de juridiction.Source : Conseil d'État, chiffres clés de la justice administrative pour l'année 2025.

Référés jugés par la juridiction administrative en 2025. Nombre d'ordonnances de référé rendues, par niveau de juridiction.
PosteValeur
Tribunaux administratifs62 249 référés
Cours administratives d'appel1 695 référés
Conseil d'État610 référés

Combien coûte la procédure et combien de temps dure-t-elle ?

La saisine du juge administratif est gratuite. Aucun droit de greffe n'est exigé. La contribution pour l'aide juridique de 50 euros rétablie par la loi de finances pour 2026 ne concerne pas la juridiction administrative : l'article 1635 bis Q du code général des impôts la limite aux instances introduites en matière civile et prud'homale devant un tribunal judiciaire ou un conseil de prud'hommes.

Les seuls frais réels sont les honoraires d'avocat, quand la représentation est choisie ou imposée, et les éventuels frais d'expertise. Le requérant peut demander au juge de mettre à la charge de l'administration les frais qu'il a exposés, et solliciter l'aide juridictionnelle selon ses ressources et son patrimoine.

Les volumes traités par la juridiction administrative ont fortement progressé. En 2025, les tribunaux administratifs ont enregistré 334 706 affaires, en hausse de 20 % sur un an, et en ont jugé 283 136, soit 11,3 % de plus qu'en 2024. Les cours administratives d'appel ont enregistré 32 344 affaires et en ont jugé 30 605. Le Conseil d'État a enregistré 10 809 affaires et en a jugé 10 693.

Affaires jugées par la juridiction administrative en 2025
Affaires jugées par la juridiction administrative en 2025. Nombre d'affaires réglées, par niveau de juridiction.Tribunaux administratifs — 283 136 affairesTribunaux administratifs283 136 affairesCours administratives d'appel — 30 605 affairesCours administratives d'appel30 605 affairesConseil d'État — 10 693 affairesConseil d'État10 693 affaires

Nombre d'affaires réglées, par niveau de juridiction.Source : Conseil d'État, chiffres clés de la justice administrative pour l'année 2025.

Affaires jugées par la juridiction administrative en 2025. Nombre d'affaires réglées, par niveau de juridiction.
PosteValeur
Tribunaux administratifs283 136 affaires
Cours administratives d'appel30 605 affaires
Conseil d'État10 693 affaires
Activité et délais moyens de jugement de la juridiction administrative en 2025.
JuridictionAffaires enregistréesAffaires jugéesDélai moyen de jugement
Tribunaux administratifs334 706283 1369 mois et 19 jours
Cours administratives d'appel32 34430 60511 mois et 18 jours
Conseil d'État10 80910 6936 mois et 27 jours

Le rapport entre les entrées et les sorties mérite attention. Les tribunaux administratifs ont enregistré 51 570 affaires de plus qu'ils n'en ont jugé en 2025, un écart qui alimente mécaniquement le stock à traiter. Les cours administratives d'appel sont dans une situation plus équilibrée, avec 1 739 affaires d'écart, et le Conseil d'État en a jugé presque autant qu'il en a reçu.

La comparaison avec 2015 montre deux trajectoires opposées. Le délai moyen de jugement a reculé de 24 % au Conseil d'État et de 11 % dans les tribunaux administratifs, mais il a progressé de 3 % dans les cours administratives d'appel. Le contentieux d'urgence pèse lourd dans ces volumes : 64 554 référés ont été jugés en 2025, dont 62 249 par les tribunaux administratifs.

Quelles voies de recours après le jugement ?

L'appel se forme devant la cour administrative d'appel dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement. Le délai est de trois mois outre-mer et de quatre mois depuis l'étranger. En matière de référé, il est ramené à quinze jours en métropole, quarante-cinq jours outre-mer et soixante-quinze jours depuis l'étranger.

L'appel obéit à deux règles qui changent la donne par rapport à la première instance. La représentation par un avocat est obligatoire, sauf en matière de contravention de grande voirie. Et l'appel n'est pas suspensif : le jugement contesté continue de s'appliquer, sauf sursis à exécution obtenu de la cour sur des moyens sérieux.

Après l'arrêt de la cour administrative d'appel, le pourvoi en cassation est porté devant le Conseil d'État. Il ne porte que sur le droit et sur la régularité de la procédure suivie : le Conseil d'État ne rejuge pas les faits. Une procédure d'admission filtre les pourvois avant tout examen au fond. La rectification d'erreur matérielle constitue une voie distincte, ouverte lorsque la décision repose sur une erreur de fait imputable à la juridiction.

Une alternative non juridictionnelle : le Défenseur des droits

Le Défenseur des droits peut être saisi gratuitement par toute personne en litige avec un service public. Sa saisine n'est pas un recours contentieux : elle n'interrompt pas les délais de recours et ne dispense pas de saisir le juge dans les temps. Elle ouvre en revanche une voie de règlement amiable, exercée en parallèle de la procédure administrative ou juridictionnelle.

Questions fréquentes

Le recours gracieux et le recours hiérarchique peuvent-ils être exercés en même temps ?

Oui. Rien n'interdit d'adresser simultanément un recours gracieux à l'auteur de la décision et un recours hiérarchique à son supérieur. Les deux doivent être formés dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision contestée.

Comment prouver qu'une décision implicite de rejet est née ?

Le point de départ est la date de réception de la demande ou du recours par l'administration. L'accusé de réception, ou l'avis de réception d'un courrier recommandé, établit cette date. À l'expiration du délai de deux mois, la décision implicite est constituée et ouvre le délai de recours contentieux.

Faut-il payer pour saisir le tribunal administratif ?

Non. La procédure est gratuite et aucun droit de greffe n'est perçu. La contribution pour l'aide juridique de 50 euros instaurée en 2026 vise uniquement le tribunal judiciaire et le conseil de prud'hommes, et non les juridictions administratives.

Un référé-suspension peut-il être demandé sans recours en annulation ?

Non. Le référé-suspension suppose qu'une requête en annulation ou en réformation ait été préalablement déposée contre la même décision. D'autres référés, comme le référé-liberté, le référé conservatoire ou le référé-provision, n'imposent pas cette condition.

Que se passe-t-il si la décision n'indique pas les voies de recours ?

Le délai de deux mois n'est pas opposable au destinataire. Le Conseil d'État a toutefois jugé, le 13 juillet 2016, que le recours ne peut être exercé au-delà d'un délai raisonnable qui, sauf circonstances particulières, n'excède pas un an à compter de la notification ou de la connaissance de la décision.

L'aide juridictionnelle est-elle possible devant le juge administratif ?

Oui. Des bureaux d'aide juridictionnelle sont institués auprès du Conseil d'État et des juridictions administratives. Les mêmes plafonds de ressources et de patrimoine s'appliquent qu'en matière civile ou pénale.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Recours gracieux, recours hiérarchique et recours administratif préalable obligatoire (fiche F2474)service-public.gouv.fr · consulté le
  2. Dans quelles conditions peut-on saisir le juge administratif (fiche F2478)service-public.gouv.fr · consulté le
  3. Recours devant le juge administratif (fiche F2026)service-public.gouv.fr · consulté le
  4. Déroulement d'un procès devant le tribunal administratif (fiche F2479)service-public.gouv.fr · consulté le
  5. Faire appel devant la cour administrative d'appel (fiche F2494)service-public.gouv.fr · consulté le
  6. Règle du silence vaut accord (fiche F32388)service-public.gouv.fr · consulté le
  7. Référé-suspension devant le juge administratif (fiche F2549)service-public.gouv.fr · consulté le
  8. Référé-liberté devant le juge administratif (fiche F2551)service-public.gouv.fr · consulté le
  9. Référé conservatoire devant le juge administratif (fiche F2553)service-public.gouv.fr · consulté le
  10. Référé-provision devant le juge administratif (fiche F2556)service-public.gouv.fr · consulté le
  11. Conseil d'État, assemblée, 13 juillet 2016, n° 387763 (délai raisonnable de recours)Conseil d'État · consulté le
  12. Les chiffres clés de la justice administrative pour l'année 2025Conseil d'État · consulté le
  13. Code général des impôts, article 1635 bis Q (contribution pour l'aide juridique)Légifrance · consulté le
  14. Aide juridictionnelle : conditions, plafonds et démarche (fiche F18074)service-public.gouv.fr · consulté le

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Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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