Droits du consommateur : rétractation, garanties, médiation
Quels sont les délais de rétractation et les garanties légales d'un achat ?
Un achat à distance ou hors établissement ouvre un droit de rétractation de 14 jours, prolongé de 12 mois si le professionnel n'a pas informé l'acheteur. La garantie légale de conformité dure 2 ans à compter de la délivrance. La garantie des vices cachés se prescrit par 2 ans à compter de la découverte.
À retenir
- Le délai de rétractation est de 14 jours pour un achat à distance ou hors établissement ; il est prolongé de 12 mois lorsque le professionnel n'a pas informé l'acheteur de ce droit.
- Le remboursement doit intervenir dans les 14 jours ; passé ce délai, l'article L242-4 du code de la consommation majore la somme due de 5 % à 50 % selon la durée du retard.
- La garantie légale de conformité couvre 2 ans à compter de la délivrance ; le défaut est présumé antérieur pendant 24 mois pour un bien neuf et 12 mois pour un bien d'occasion ou reconditionné.
- La garantie des vices cachés s'exerce dans les 2 ans suivant la découverte du vice, sans dépasser 20 ans à compter de la vente (Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023).
- La médiation de la consommation est gratuite pour le consommateur, doit être saisie dans l'année suivant une réclamation écrite et se déroule en 90 jours.
Quand peut-on se rétracter et sous quel délai ?
Le droit de rétractation ne s'applique pas à tous les achats. Il est réservé aux contrats conclus à distance, par internet, téléphone ou correspondance, et aux contrats conclus hors établissement, notamment lors d'un démarchage à domicile. Un achat en magasin n'ouvre aucun droit de rétractation légal : la reprise d'un article acheté sur place relève d'un geste commercial du vendeur, pas d'une obligation.
Le délai est de 14 jours, selon service-public.gouv.fr. Il court à compter de la conclusion du contrat pour une prestation de services, et à compter de la réception du bien pour une vente. Lorsque la commande porte sur plusieurs biens livrés séparément, le délai part de la réception du dernier bien. Il s'agit de jours calendaires : samedis, dimanches et jours fériés comptent.
Le défaut d'information est lourdement sanctionné. Si le professionnel n'a pas informé l'acheteur de son droit de rétractation, le délai est prolongé de 12 mois, selon la DGCCRF. Si l'information est finalement délivrée pendant cette période, un nouveau délai de 14 jours commence à courir à compter de sa réception.
Comment exercer le droit et se faire rembourser ?
La rétractation suppose une déclaration écrite, envoyée avant l'expiration du délai. Le formulaire type que le professionnel doit fournir n'est pas obligatoire : une lettre suffit, à condition qu'elle exprime sans ambiguïté la volonté de se rétracter. Renvoyer le colis sans rien écrire ne vaut pas rétractation.
Deux délais suivent. L'acheteur renvoie le bien dans les 14 jours suivant l'envoi de sa déclaration ; les frais de retour lui incombent, sauf si le professionnel a omis de l'en informer ou a accepté de les prendre en charge. Le professionnel rembourse la totalité des sommes versées, frais de livraison standard compris, dans les 14 jours suivant la réception de la déclaration, avec le même moyen de paiement que celui utilisé pour la commande.
Le retard de remboursement est tarifé. L'article L242-4 du code de la consommation majore la somme due du taux d'intérêt légal lorsque le remboursement intervient dans les dix jours suivant l'échéance, de 5 % entre dix et vingt jours, de 10 % entre vingt et trente jours, de 20 % entre trente et soixante jours et de 50 % entre soixante et quatre-vingt-dix jours. Au-delà, la majoration progresse de cinq points par mois jusqu'à atteindre le prix du produit, puis se poursuit au taux d'intérêt légal.
Ce droit ne se négocie pas. L'article L242-3 du code de la consommation frappe de nullité toute clause par laquelle le consommateur abandonne son droit de rétractation. Une case précochée sur un formulaire de commande, une mention en conditions générales ou un engagement signé lors d'un démarchage ne privent donc pas l'acheteur du délai de 14 jours. Le professionnel doit en outre joindre au contrat un formulaire type de rétractation, dont l'usage reste facultatif pour l'acheteur.
En pourcentage de la somme à rembourser, selon la durée du retard. Un retard inférieur à dix jours est majoré du seul taux d'intérêt légal.Source : Code de la consommation, article L242-4.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Retard de 10 à 20 jours | 5 % |
| Retard de 20 à 30 jours | 10 % |
| Retard de 30 à 60 jours | 20 % |
| Retard de 60 à 90 jours | 50 % |
Quels contrats échappent à la rétractation ?
Le code de la consommation dresse une liste d'exclusions. Elles visent des situations où le retour est impossible ou dépourvu de sens économique.
- Les biens confectionnés selon les spécifications du consommateur ou nettement personnalisés.
- Les biens susceptibles de se détériorer ou de se périmer rapidement.
- Les enregistrements audio ou vidéo et les logiciels descellés après la livraison.
- Les contenus numériques fournis sans support matériel dont l'exécution a commencé avec l'accord du consommateur.
- Les prestations d'hébergement, de transport, de location de voitures, de restauration et de loisirs fournies à une date déterminée.
- Les biens scellés qui ne peuvent être renvoyés pour des raisons d'hygiène et qui ont été descellés.
- Les biens dont le prix dépend de fluctuations sur le marché financier échappant au contrôle du professionnel.
- Les biens vendus lors d'une enchère publique.
Un régime propre s'applique depuis le 19 juin 2026 aux contrats de services financiers conclus à distance. Le professionnel doit mettre à disposition une fonction de rétractation en ligne, accessible pendant toute la durée du délai, selon service-public.gouv.fr.
| Étape | Délai | Point de départ |
|---|---|---|
| Se rétracter, cas général | 14 jours | Réception du bien ou conclusion du contrat de service |
| Se rétracter, livraison échelonnée | 14 jours | Réception du dernier bien de la commande |
| Se rétracter, information non délivrée | 14 jours + 12 mois | Réception du bien ou conclusion du contrat |
| Renvoyer le bien | 14 jours | Envoi de la déclaration de rétractation |
| Être remboursé | 14 jours | Réception de la déclaration par le professionnel |
Que garantit la garantie légale de conformité ?
La garantie légale de conformité s'applique de plein droit à tout bien acheté auprès d'un professionnel, neuf ou d'occasion, ainsi qu'aux contenus et services numériques. Elle oblige le vendeur à délivrer un bien conforme au contrat et à répondre des défauts de conformité existant lors de la délivrance. Elle n'a pas à être demandée ni payée : elle est due par le vendeur, pas par le fabricant.
Sa durée est de 2 ans à compter de la délivrance du bien, selon service-public.gouv.fr. Pendant cette période, l'acheteur n'a pas à prouver que le défaut existait au moment de l'achat : la loi le présume. La présomption vaut 24 mois pour un bien neuf et 12 mois pour un bien d'occasion ou reconditionné. Après ce terme, l'acheteur conserve son droit d'agir jusqu'à deux ans, mais doit alors démontrer l'antériorité du défaut.
Réparation, remplacement, remboursement : dans quel ordre ?
L'acheteur choisit entre la réparation et le remplacement. Le vendeur ne peut écarter ce choix que s'il entraîne un coût manifestement disproportionné au regard de l'autre solution. La mise en conformité doit intervenir dans les 30 jours suivant la demande, sans frais pour l'acheteur et sans inconvénient majeur pour lui.
Deux effets sont attachés à l'issue retenue. La réparation prolonge la garantie initiale de six mois. Le remplacement fait courir une nouvelle garantie légale de conformité de deux ans à compter de la remise du bien de substitution. Ces règles rendent l'option non neutre pour l'acheteur.
La réduction du prix ou la résolution du contrat n'interviennent qu'à défaut : lorsque la réparation et le remplacement sont impossibles, lorsqu'ils ne sont pas réalisés dans les 30 jours, ou lorsqu'ils causent un inconvénient majeur. La résolution est exclue si le défaut de conformité est mineur. Pour les biens comportant des éléments numériques, la garantie s'étend jusqu'au terme de la fourniture des mises à jour prévue par le contrat, même au-delà de deux ans.
En mois, au 12 août 2026. Le point de départ diffère : délivrance pour la conformité, découverte du vice pour les vices cachés.Source : service-public.gouv.fr, fiches F11094 et F11007 ; code de la consommation, articles L217-3 et suivants ; code civil, article 1648.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Garantie de conformité | 24 mois |
| Présomption, bien neuf | 24 mois |
| Présomption, bien d'occasion | 12 mois |
| Prolongation après réparation | 6 mois |
| Vices cachés, après découverte | 24 mois |
En quoi la garantie des vices cachés est-elle différente ?
La garantie des vices cachés relève du code civil et non du code de la consommation. Elle joue quel que soit le vendeur : professionnel ou particulier. C'est sa principale utilité, puisqu'un achat entre particuliers n'ouvre aucune garantie de conformité. Elle ne couvre en revanche ni les ventes aux enchères publiques ni les ventes réalisées par un commissaire de justice.
Trois conditions cumulatives sont exigées, selon service-public.gouv.fr. Le vice doit être caché, c'est-à-dire non décelable lors d'un examen normal à l'achat. Il doit rendre le bien impropre à son usage ou en diminuer l'usage au point que l'acheteur ne l'aurait pas acquis, ou l'aurait acquis à un prix moindre. Il doit enfin être antérieur à la vente ; c'est à l'acheteur de le démontrer, au besoin par une expertise.
Deux ans après la découverte, vingt ans après la vente
L'action doit être engagée dans les deux ans suivant la découverte du vice. Par quatre arrêts du 21 juillet 2023, la chambre mixte de la Cour de cassation a tranché une divergence ancienne entre ses chambres : ce délai de deux ans est un délai de prescription, et il s'inscrit dans le délai butoir de vingt ans à compter du jour de la vente prévu par l'article 2232 du code civil. Un vice découvert vingt-deux ans après l'achat ne peut donc plus être invoqué.
Deux issues sont ouvertes. L'acheteur peut rendre le bien et obtenir le remboursement intégral du prix, augmenté des frais occasionnés par la vente. Il peut au contraire conserver le bien et demander une restitution partielle du prix, dont le montant est fixé par le juge après expertise. Lorsque le vendeur est un professionnel, la connaissance du vice est présumée : l'acheteur peut alors réclamer des dommages et intérêts couvrant l'ensemble du préjudice subi.
| Garantie | Vendeur concerné | Durée | Point de départ | Ce que l'acheteur peut demander |
|---|---|---|---|---|
| Garantie légale de conformité | Professionnel uniquement | 2 ans | Délivrance du bien | Réparation, remplacement, puis réduction du prix ou résolution |
| Garantie des vices cachés | Professionnel ou particulier | 2 ans, dans la limite de 20 ans après la vente | Découverte du vice | Remboursement contre restitution, ou réduction du prix |
| Garantie commerciale | Celui qui l'accorde | Librement fixée par le contrat | Fixé par le contrat | Ce que prévoit le contrat de garantie |
Les deux garanties légales coexistent et ne s'excluent pas. Face à un vendeur professionnel, l'acheteur d'un bien récent invoque généralement la garantie de conformité, plus simple à mettre en œuvre parce qu'elle le dispense de prouver l'antériorité du défaut pendant 24 mois. La garantie des vices cachés reprend son intérêt lorsque le défaut apparaît après ce délai, lorsque le vendeur est un particulier, ou lorsque l'acheteur cherche des dommages et intérêts que la garantie de conformité ne prévoit pas.
La garantie commerciale ne remplace jamais les garanties légales, elle s'y ajoute. Le contrat qui l'organise doit rappeler par écrit que le vendeur reste tenu de la garantie de conformité et de la garantie des vices cachés, selon service-public.gouv.fr. Une immobilisation du bien de plus de sept jours au titre de cette garantie en prolonge la durée restant à courir.
Que faire quand le professionnel refuse ?
La première étape est la réclamation écrite au service client, en conservant une trace datée. Vient ensuite la mise en demeure, adressée par lettre recommandée avec avis de réception, portant le mot mise en demeure, exposant la demande et fixant un délai de réponse. Ce courrier constitue la pièce de départ de toute procédure ultérieure, et son absence est le premier motif d'irrecevabilité en médiation.
Le signalement à SignalConso, plateforme gratuite de la DGCCRF, est une voie parallèle. Il informe le professionnel du problème et alimente le ciblage des contrôles, selon la DGCCRF. Il ne règle pas le litige individuel : la DGCCRF n'a pas vocation à obtenir un remboursement au nom d'un consommateur, mais à sanctionner les pratiques illicites.
Le volume de ces signalements donne la mesure du contentieux de consommation. Selon son rapport d'activité 2025, la DGCCRF a reçu plus de 460 000 signalements sur SignalConso en 2025, soit 60 % de plus qu'en 2023. Elle a contrôlé près de 58 000 établissements et sites internet. La part des contrôles suivis de mesures correctives ou répressives a atteint 26 % en 2025, contre 21 % en 2023. Le montant cumulé des amendes administratives et des transactions pénales a dépassé 200 millions d'euros en 2025, contre 81 millions en 2023.
Comment fonctionne la médiation de la consommation ?
Tout professionnel qui vend à des consommateurs doit relever d'un dispositif de médiation et en communiquer les coordonnées sur son site, dans ses conditions générales ou sur ses bons de commande. Le processus est gratuit pour le consommateur : ses coûts sont intégralement supportés par le professionnel, selon la DGCCRF. Seuls restent à la charge des parties les frais d'avocat ou de représentation qu'elles choisissent d'engager.
La recevabilité obéit à des conditions strictes. Une réclamation écrite doit avoir été adressée au professionnel au préalable ; son absence explique plus de 60 % des rejets. La demande ne doit être ni manifestement infondée ni abusive, doit intervenir dans l'année suivant cette réclamation écrite, doit relever de la compétence du médiateur et ne pas avoir déjà été examinée par un autre médiateur ou par un tribunal. Le médiateur notifie une éventuelle irrecevabilité dans un délai de trois semaines.
La médiation se déroule ensuite en 90 jours à compter de la notification de recevabilité, délai que le médiateur peut prolonger pour un litige complexe en en informant les parties. Elle suspend le délai de prescription de cinq ans pendant toute sa durée. Chaque partie peut s'en retirer à tout moment : le processus reste volontaire.
Deux issues sont possibles. Si un accord est trouvé, le médiateur le constate par écrit. En cas de désaccord, il propose une solution que chaque partie accepte ou refuse librement. L'acceptation de cette proposition ferme la voie judiciaire pour le même litige, sauf découverte d'éléments nouveaux ou dissimulation d'informations, selon economie.gouv.fr. Les médiateurs sont inscrits sur une liste tenue par la Commission d'évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation, qui vérifie leur compétence, leur indépendance et leur impartialité.
- Réclamation écrite au professionnelPréalable obligatoire à la médiationCourrier ou courriel au service client, conservé et daté
- Mise en demeureDélai de réponse fixé par l'expéditeurLettre recommandée avec avis de réception portant la mention mise en demeure
- Signalement à SignalConsoÀ tout momentPlateforme gratuite de la DGCCRF ; alimente le ciblage des contrôles
- Saisine du médiateur de la consommationDans l'année suivant la réclamationGratuite pour le consommateur, après réclamation écrite restée sans issue
- Déroulement de la médiation90 jours, prolongeables si le litige est complexeProposition de solution que chaque partie accepte ou refuse
- Saisine du tribunalTentative amiable obligatoire jusqu'à 5 000 eurosTribunal de proximité ou tribunal judiciaire selon le montant
Délais applicables au 12 août 2026.Source : DGCCRF, fiches pratiques sur la médiation de la consommation et le règlement des litiges ; service-public.gouv.fr, fiche F31301.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Réclamation écrite au professionnel | Préalable obligatoire à la médiation | Courrier ou courriel au service client, conservé et daté |
| Mise en demeure | Délai de réponse fixé par l'expéditeur | Lettre recommandée avec avis de réception portant la mention mise en demeure |
| Signalement à SignalConso | À tout moment | Plateforme gratuite de la DGCCRF ; alimente le ciblage des contrôles |
| Saisine du médiateur de la consommation | Dans l'année suivant la réclamation | Gratuite pour le consommateur, après réclamation écrite restée sans issue |
| Déroulement de la médiation | 90 jours, prolongeables si le litige est complexe | Proposition de solution que chaque partie accepte ou refuse |
| Saisine du tribunal | Tentative amiable obligatoire jusqu'à 5 000 euros | Tribunal de proximité ou tribunal judiciaire selon le montant |
Quel tribunal saisir et dans quel délai ?
La juridiction dépend du montant demandé. En dessous de 10 000 euros, le litige relève du tribunal de proximité, où le demandeur peut se défendre seul. Au-delà, il relève du tribunal judiciaire et la représentation par avocat est obligatoire, selon la DGCCRF.
Une tentative de règlement amiable préalable est imposée, à peine d'irrecevabilité, lorsque la demande n'excède pas 5 000 euros. Elle prend la forme d'une conciliation devant un conciliateur de justice, gratuite, d'une médiation, ou d'une procédure participative conduite par avocats, selon service-public.gouv.fr.
Le délai pour agir est de cinq ans pour l'action du consommateur, à compter du jour où il a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir. Ce délai est suspendu pendant toute la durée d'une médiation de la consommation. Les délais propres à chaque garantie s'y superposent : deux ans à compter de la délivrance pour la conformité, deux ans à compter de la découverte du vice pour les vices cachés.
Questions fréquentes
Peut-on se rétracter d'un achat fait en magasin ?
Non. Le droit de rétractation de 14 jours ne vise que les contrats conclus à distance et hors établissement. Une reprise après un achat en magasin relève de la politique commerciale du vendeur, qui en fixe librement les conditions et peut la refuser.
La garantie légale de conformité s'applique-t-elle aux biens d'occasion ?
Oui, dès lors que le vendeur est un professionnel. La durée reste de 2 ans à compter de la délivrance, mais la présomption d'antériorité du défaut est ramenée à 12 mois pour un bien d'occasion ou reconditionné, contre 24 mois pour un bien neuf.
Que se passe-t-il si le vendeur ne répare pas dans les délais ?
La mise en conformité doit intervenir dans les 30 jours suivant la demande. À défaut, l'acheteur peut demander la réduction du prix ou la résolution du contrat. La résolution est toutefois exclue lorsque le défaut de conformité est mineur.
Faut-il payer pour saisir un médiateur de la consommation ?
Non. La médiation de la consommation est gratuite pour le consommateur, ses coûts étant supportés par le professionnel. Seuls les frais d'avocat ou de représentation que le consommateur choisit d'engager restent à sa charge.
SignalConso permet-il d'obtenir un remboursement ?
Non. SignalConso informe le professionnel et alimente le ciblage des contrôles de la DGCCRF, qui sanctionne les pratiques illicites. Le règlement du litige individuel passe par la réclamation, la médiation ou le tribunal.
Un achat entre particuliers est-il garanti ?
La garantie légale de conformité ne joue pas : elle suppose un vendeur professionnel. Reste la garantie des vices cachés, qui s'applique quel que soit le vendeur, dans les 2 ans suivant la découverte du vice et dans la limite de 20 ans après la vente.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Droit de rétractation pour un achat à distance ou hors établissement, fiche F10485
- Vente à distance : tout savoir sur votre droit de rétractation
- Code de la consommation, article L242-4 (majoration en cas de retard de remboursement)
- Achat d'un produit : garantie légale de conformité, fiche F11094
- Achat d'un produit : garantie légale des vices cachés, fiche F11007
- Achat d'un produit : garantie commerciale ou contractuelle, fiche F11093
- Quelles garanties lors de l'achat d'un produit, fiche F18954
- Cour de cassation, chambre mixte, 21 juillet 2023, pourvoi n° 21-17.789 (délai de l'action en garantie des vices cachés)
- La médiation de la consommation : ce que vous devez savoir
- Les étapes de la médiation de la consommation
- Comment régler un litige de la consommation
- Rapport d'activité 2025 de la DGCCRF (signalements SignalConso, contrôles, amendes)
- Code de la consommation, articles L612-1 à L612-5 (processus de médiation des litiges de consommation)
- Que faire en cas de litige lié à un contrat, fiche F31301 (tentative amiable préalable)
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