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Dossier de référenceÉnergie

Tarif réglementé de l'électricité : droits, calcul et révisions

Mis à jour le · 14 min de lecture · 12 sources officielles

Qui a droit au tarif réglementé de l'électricité et comment ce tarif est-il calculé ?

Le tarif réglementé de vente d'électricité est ouvert aux particuliers et aux entreprises de moins de dix salariés dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 2 millions d'euros, pour une puissance souscrite inférieure ou égale à 36 kVA. Il a augmenté de 2,51 % TTC le 1er août 2026.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le tarif réglementé est réservé aux sites de 36 kVA au plus : ménages, copropriétés d'un immeuble unique d'habitation, et entreprises de moins de dix salariés réalisant au plus 2 millions d'euros de chiffre d'affaires.
  • 19,37 millions de clients résidentiels étaient au tarif réglementé en France métropolitaine continentale au 31 mars 2026.
  • Le tarif est révisé deux fois par an, au 1er février et au 1er août, sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie.
  • Au 1er août 2026, les tarifs bleus résidentiels ont progressé de 3,12 % hors taxes et de 2,51 % TTC, soit 5,98 euros TTC par MWh.
  • L'accise sur l'électricité est passée de 30,85 à 30,62 euros par MWh au 1er août 2026 pour les puissances inférieures ou égales à 36 kVA.

Qui a droit au tarif réglementé de vente d'électricité ?

Le tarif réglementé de vente d'électricité, commercialisé sous le nom de tarif bleu par EDF et par les entreprises locales de distribution, n'est pas accessible à tous les consommateurs. L'article L337-7 du code de l'énergie en réserve le bénéfice à deux catégories de clients finals, pour les sites dont la puissance souscrite ne dépasse pas 36 kVA.

  • Les consommateurs domestiques, y compris les propriétaires uniques et les syndicats de copropriétaires d'un immeuble unique à usage d'habitation.
  • Les consommateurs non domestiques qui emploient moins de dix personnes et dont le chiffre d'affaires, les recettes ou le total de bilan annuels n'excèdent pas 2 millions d'euros.

Le seuil de 36 kVA correspond à la limite haute des raccordements en basse tension pour un logement ou un petit local professionnel. Au-dessus, les sites relèvent d'offres de marché négociées, à l'exception de quelques situations particulières que la Commission de régulation de l'énergie traite dans des délibérations distinctes.

Le tarif réglementé reste largement majoritaire chez les particuliers. La Commission de régulation de l'énergie dénombrait 19,37 millions de clients résidentiels aux tarifs réglementés en France métropolitaine continentale au 31 mars 2026.

Ce que la loi du 11 avril 2024 a changé pour les professionnels

Depuis le 1er février 2025, un professionnel qui souscrit un contrat au tarif réglementé doit attester au préalable qu'il remplit les critères d'éligibilité. Cette obligation résulte de la loi n° 2024-330 du 11 avril 2024. Le client supporte la responsabilité de cette déclaration.

La règle vaut aussi dans la durée. Une entreprise qui franchit le seuil de dix salariés ou celui de 2 millions d'euros doit résilier son contrat au tarif réglementé. Le contrôle du maintien des conditions incombe au client, pas au fournisseur.

Le cas des zones non interconnectées

En Corse, dans les départements et collectivités d'outre-mer et dans les îles bretonnes, le réseau n'est pas relié au continent. Ces zones non interconnectées comptaient 1 319 000 sites d'une puissance inférieure ou égale à 36 kVA, pour 5,5 TWh consommés, selon la délibération n° 2026-147 de la CRE. Le principe de péréquation tarifaire y applique les mêmes prix qu'en métropole, le surcoût de production étant compensé par les charges de service public de l'énergie.

Comment le tarif bleu est-il construit ?

Le tarif réglementé n'est pas un prix négocié mais un empilement de coûts, reconstitué chaque semestre par le régulateur. La méthode publiée par la CRE additionne quatre briques hors taxes : les coûts d'approvisionnement en énergie et en garanties de capacité, les coûts d'accès au réseau, les coûts commerciaux du fournisseur et la rémunération de l'activité de fourniture. Trois prélèvements viennent ensuite s'ajouter sur la facture.

L'abonnement et la part variable

La facture se décompose toujours en deux lignes. L'abonnement dépend de la puissance souscrite et se paie quelle que soit la consommation. La part variable dépend des kilowattheures consommés et, selon l'option choisie, de l'heure à laquelle ils sont consommés.

Trois options coexistent au tarif bleu résidentiel : l'option Base, à prix unique ; l'option Heures creuses, qui distingue deux périodes horaires ; l'option Tempo, qui compte six périodes réparties sur trois couleurs de jours. Au barème du 1er août 2026, l'abonnement de l'option Heures creuses est légèrement inférieur à celui de l'option Base à puissance égale, mais le prix du kilowattheure y est structuré différemment.

Barème hors taxes des tarifs bleus résidentiels au 1er août 2026.
Option et puissanceAbonnement annuel HTPrix du kWh HT
Base 3 kVA110,64 €13,61 c€
Base 6 kVA143,28 €13,61 c€
Base 9 kVA178,80 €13,61 c€
Base 12 kVA212,88 €13,61 c€
Heures creuses 6 kVA142,68 €10,72 c€ en heures pleines, 8,24 c€ en heures creuses
Heures creuses 9 kVA177,00 €10,72 c€ en heures pleines, 8,24 c€ en heures creuses
Abonnement annuel hors taxes du tarif bleu résidentiel, option Base
Abonnement annuel hors taxes du tarif bleu résidentiel, option Base. Montants en euros par an, barème applicable au 1er août 2026.3 kVA — 110,6 €3 kVA110,6 €6 kVA — 143,3 €6 kVA143,3 €9 kVA — 178,8 €9 kVA178,8 €12 kVA — 212,9 €12 kVA212,9 €

Montants en euros par an, barème applicable au 1er août 2026.Source : CRE, délibération n° 2026-147 du 15 juillet 2026, annexe B1.

Abonnement annuel hors taxes du tarif bleu résidentiel, option Base. Montants en euros par an, barème applicable au 1er août 2026.
PosteValeur
3 kVA110,6 €
6 kVA143,3 €
9 kVA178,8 €
12 kVA212,9 €

Ces montants s'entendent hors taxes, redevances et contributions. Il faut y ajouter la TVA, l'accise sur l'électricité et la contribution tarifaire d'acheminement pour obtenir le prix effectivement payé.

L'acheminement, ou TURPE

Le transport et la distribution de l'électricité sont rémunérés par le tarif d'utilisation des réseaux publics d'électricité. La CRE le fixe seule, sans intervention du Gouvernement, et il s'applique de la même façon aux clients au tarif réglementé et aux clients en offre de marché.

Au 1er août 2026, le TURPE a progressé de 3,04 % pour la distribution en HTA et BT, et de 3,34 % pour le transport. Le mouvement combine une indexation sur l'inflation prévue de 1,30 %, une correction de - 0,91 % au titre de l'écart entre inflation constatée et inflation prévue pour 2025, un coefficient d'évolution annuelle de - 0,35 % en distribution et de - 0,05 % en transport, et un apurement du compte de régularisation des charges et des produits plafonné à 3,0 % pour les deux opérateurs.

Ce plafond a été atteint parce qu'Enedis et RTE ont perçu en 2025 des recettes tarifaires inférieures à la trajectoire prévue, l'hiver ayant été doux, et ont supporté des charges de capital et des coûts de congestion supérieurs aux prévisions. La CRE évalue l'effet de ce seul mouvement à une hausse d'environ 1 % TTC des tarifs réglementés.

Les taxes et contributions

Trois prélèvements s'ajoutent au barème hors taxes. L'accise sur l'électricité, qui a remplacé l'ancienne taxe intérieure sur la consommation finale d'électricité, est fixée par la loi de finances. Elle est passée de 30,85 à 30,62 euros par MWh au 1er août 2026 pour les clients dont la puissance souscrite ne dépasse pas 36 kVA. Pour les professionnels, elle s'établissait à 26,58 euros par MWh au 1er février 2026.

La contribution tarifaire d'acheminement finance les droits de retraite spécifiques des industries électriques et gazières. Elle est assise sur la part fixe de l'acheminement. La TVA s'applique enfin au taux de 20 % sur l'abonnement comme sur la consommation, l'abonnement ayant quitté le taux réduit de 5,5 % le 1er août 2025.

Les composantes du prix de l'électricité au tarif réglementé, situation au 1er août 2026.
ComposanteCe qu'elle couvreQui la fixeNiveau ou mouvement au 1er août 2026
Part fournitureAchat d'énergie, garanties de capacité, coûts commerciaux, rémunération de l'activitéProposition de la CRE, décision des ministresIntégrée au barème hors taxes
Acheminement (TURPE)Utilisation des réseaux de transport et de distributionCRE seule+ 3,04 % en distribution HTA-BT, + 3,34 % en transport
Accise sur l'électricitéRecette fiscale de l'État, ex-TICFELoi de finances30,62 €/MWh pour les puissances de 36 kVA au plus
Contribution tarifaire d'acheminementRetraites des industries électriques et gazièresArrêté ministérielAssise sur la part fixe de l'acheminement
TVATaxe sur la valeur ajoutéeLoi20 % sur l'abonnement et sur la consommation

À quelles dates le tarif réglementé est-il révisé ?

Le calendrier est semestriel. La CRE précise que les tarifs réglementés sont ajustés deux fois par an, en février et en août. Ce rythme couvre deux mouvements de nature différente : celui de février intègre principalement la révision des coûts d'approvisionnement et les changements fiscaux votés en loi de finances, celui d'août porte l'évolution annuelle du TURPE.

La procédure est identique à chaque échéance. La CRE adopte une délibération portant proposition tarifaire, la transmet aux ministres chargés de l'énergie et de l'économie ainsi qu'au Conseil supérieur de l'énergie. La proposition devient applicable par une décision ou un arrêté publié au Journal officiel. Le barème entre alors en vigueur à la date fixée par le texte.

Le circuit d'une révision tarifaire, exemple du mouvement du 1er août 2026
  1. 14 janvier 2026Délibération n° 2026-06Proposition de la CRE pour l'échéance du 1er février 2026
  2. 28 janvier 2026Arrêté ministérielPublication des barèmes applicables aux consommateurs résidentiels
  3. 1er février 2026Entrée en vigueur- 0,74 % TTC pour les tarifs bleus résidentiels
  4. 21 mai 2026Délibération n° 2026-105Évolution du TURPE au 1er août 2026 en HTA et BT
  5. 15 juillet 2026Délibération n° 2026-147Proposition d'évolution des tarifs réglementés au 1er août 2026
  6. 29 juillet 2026Décision publiée au Journal officielFixation des barèmes hors taxes des tarifs résidentiels
  7. 1er août 2026Entrée en vigueur+ 2,51 % TTC pour les tarifs bleus résidentiels

Dates des actes publiés au Journal officiel et sur le site de la CRE.Source : CRE et Légifrance.

Le circuit d'une révision tarifaire, exemple du mouvement du 1er août 2026. Dates des actes publiés au Journal officiel et sur le site de la CRE.
ÉchéanceCe qui change
14 janvier 2026Délibération n° 2026-06 — Proposition de la CRE pour l'échéance du 1er février 2026
28 janvier 2026Arrêté ministériel — Publication des barèmes applicables aux consommateurs résidentiels
1er février 2026Entrée en vigueur — - 0,74 % TTC pour les tarifs bleus résidentiels
21 mai 2026Délibération n° 2026-105 — Évolution du TURPE au 1er août 2026 en HTA et BT
15 juillet 2026Délibération n° 2026-147 — Proposition d'évolution des tarifs réglementés au 1er août 2026
29 juillet 2026Décision publiée au Journal officiel — Fixation des barèmes hors taxes des tarifs résidentiels
1er août 2026Entrée en vigueur — + 2,51 % TTC pour les tarifs bleus résidentiels

Comment le tarif a-t-il évolué depuis la crise de l'énergie ?

Le tarif réglementé a connu en quatre ans des mouvements sans équivalent récent : une hausse contenue par l'État, un rattrapage fiscal, puis une baisse de 15 % en une seule échéance. Le tableau ci-dessous retrace les révisions dont les valeurs sont publiées par le régulateur ou par le ministère de l'économie.

Mouvements du tarif réglementé pour les clients résidentiels.
Entrée en vigueurÉvolution des tarifs bleus résidentielsFait marquant
1er février 2023+ 15 % TTCHausse plafonnée par le bouclier tarifaire ; sans ce dispositif, la CRE calculait + 99,36 % TTC
1er février 2024+ 8,6 % TTC en option Base, + 9,8 % TTC en heures pleines et heures creusesRemontée de l'accise vers son niveau d'avant-crise
1er février 2025- 15 % TTCRepli des prix de gros ; facture type ramenée d'environ 1 240 à 1 050 € TTC par an
1er août 2025- 0,34 % TTCTVA de l'abonnement portée de 5,5 % à 20 %, accise ramenée de 33,70 à 29,98 €/MWh
1er février 2026- 0,74 % TTC, soit - 1,77 €/MWhBaisse de 0,24 % hors taxes
1er août 2026+ 2,51 % TTC, soit + 5,98 €/MWhHausse du TURPE et du coût du mécanisme de capacité
Variation du tarif réglementé résidentiel à chaque révision
Variation du tarif réglementé résidentiel à chaque révision. Évolution moyenne en pourcentage TTC. Le mouvement du 1er février 2024 n'est pas représenté car il diffère selon l'option : + 8,6 % en Base et + 9,8 % en heures pleines et heures creuses.15 %0 %1er févr. 2023 — 15 %1er févr. 20231er févr. 2025 — -15 %1er févr. 20251er août 2025 — -0,34 %1er août 20251er févr. 2026 — -0,74 %1er févr. 20261er août 2026 — 2,51 %1er août 2026

Évolution moyenne en pourcentage TTC. Le mouvement du 1er février 2024 n'est pas représenté car il diffère selon l'option : + 8,6 % en Base et + 9,8 % en heures pleines et heures creuses.Source : CRE, communiqués et délibérations tarifaires.

Variation du tarif réglementé résidentiel à chaque révision. Évolution moyenne en pourcentage TTC. Le mouvement du 1er février 2024 n'est pas représenté car il diffère selon l'option : + 8,6 % en Base et + 9,8 % en heures pleines et heures creuses.
PériodeValeur
1er févr. 202315 %
1er févr. 2025-15 %
1er août 2025-0,34 %
1er févr. 2026-0,74 %
1er août 20262,51 %

Le bouclier tarifaire a masqué l'ampleur du choc

Au 1er février 2023, la CRE a calculé que le tarif réglementé aurait dû augmenter de 99,22 % TTC en moyenne par rapport aux tarifs gelés de février 2022, dont 99,36 % pour les tarifs bleus résidentiels et 97,94 % pour les tarifs bleus professionnels. Le Gouvernement a limité la hausse effective à 15 % TTC et compensé l'écart aux fournisseurs sur le budget de l'État.

L'écart ne s'est pas résorbé immédiatement. Au 1er août 2023, les tarifs théoriques calculés par la CRE se situaient encore 74,5 % TTC au-dessus des tarifs alors gelés. La sortie du bouclier a donc été étalée sur plusieurs échéances, principalement par la remontée progressive de l'accise sur l'électricité.

La bascule de février 2025

Le 1er février 2025 marque le retournement. Le niveau moyen des tarifs réglementés est passé de 281 à 239 euros TTC par MWh, soit une baisse de 42 euros par MWh et de 15 % en moyenne. Pour un ménage consommant 4,4 MWh par an, la facture est revenue d'environ 1 240 à environ 1 050 euros TTC. La CRE attribuait ce repli à la baisse marquée de la part approvisionnement, les prix de gros revenant vers leurs niveaux d'avant-crise.

Le mouvement suivant, au 1er août 2025, a été presque neutre en moyenne mais très inégal selon les profils. La part abonnement a augmenté d'environ 23 euros TTC par an sous l'effet du passage de la TVA de 5,5 % à 20 %, tandis que la part énergie reculait d'environ 27 euros, l'accise étant ramenée de 33,70 à 29,98 euros par MWh. Les petits consommateurs, dont l'abonnement pèse davantage dans la facture, y ont perdu.

Que change concrètement le mouvement du 1er août 2026 ?

La CRE a proposé le 15 juillet 2026 une évolution du niveau moyen des tarifs réglementés de 2,5 % TTC. Le détail de la délibération donne 3,12 % hors taxes et 2,51 % TTC pour les clients résidentiels, 2,93 % hors taxes et 2,35 % TTC pour les clients professionnels.

En euros, la hausse représente 5,98 euros TTC par MWh. Pour un ménage consommant 4,5 MWh par an, la facture annuelle passe de 1 046 à 1 072 euros TTC, soit 26 euros de plus sur l'année.

La délibération décompose la variation hors taxes de 3,10 % entre ses causes.

  • Le TURPE contribue pour 1,31 point hors taxes.
  • Le mécanisme de capacité contribue pour 2,10 points hors taxes.
  • Les coûts commerciaux et les certificats d'économie d'énergie retranchent 0,39 point.
  • La rémunération de l'activité de fourniture ajoute 0,08 point.

Le poste le plus lourd est donc le mécanisme de capacité, qui rémunère la disponibilité des moyens de production et d'effacement en période de pointe. La baisse de l'accise, de 30,85 à 30,62 euros par MWh, n'a compensé qu'une fraction de la hausse hors taxes, ce qui explique que le mouvement TTC soit inférieur au mouvement hors taxes.

Des changements de structure au-delà du prix

Le mouvement du 1er août 2026 s'accompagne d'ajustements de la grille elle-même. L'option Heures pleines et heures creuses est désormais ouverte dès 3 kVA. Un tarif distinct a été créé pour l'option Tempo en 24 kVA. Dans les zones non interconnectées, l'option Base des tarifs bleus dits « plus un » a été supprimée.

Ces évolutions prolongent une trajectoire engagée en 2025 : la CRE réduit progressivement la place de l'option Base sur les fortes puissances, au profit d'options qui envoient un signal horaire. L'objectif est de déplacer une partie de la consommation vers les heures creuses, notamment celles de milieu de journée, où la production photovoltaïque est abondante.

Faut-il rester au tarif réglementé ou passer en offre de marché ?

Le tarif réglementé joue un rôle de référence publique. Son barème est publié au Journal officiel, ses mouvements sont annoncés à l'avance et ses composantes sont documentées par le régulateur. Un client en offre de marché ne dispose pas toujours de cette visibilité, même si les évolutions du TURPE et de la fiscalité s'appliquent à tous les contrats.

Le retour au tarif réglementé est possible à tout moment pour un client éligible. Le changement de fournisseur d'électricité ne suppose aucune intervention technique : le compteur et le raccordement restent identiques, seul le contrat de fourniture change.

Une partie des offres de marché est indexée sur le tarif réglementé, avec une remise exprimée en pourcentage. Ces contrats répercutent mécaniquement chaque mouvement tarifaire. Lors de la baisse du 1er février 2025, la CRE estimait à environ 4 millions le nombre de clients dont le contrat, indexé sur le tarif réglementé, bénéficiait de la baisse de 15 % à la même date.

Le choix de l'option tarifaire pèse souvent davantage que le choix du fournisseur. Au barème du 1er août 2026, l'écart entre les heures pleines et les heures creuses atteint 2,48 centimes hors taxes par kilowattheure. Un ménage qui déplace une part importante de sa consommation, par exemple pour un chauffe-eau ou la recharge d'un véhicule électrique, capte cet écart ; un ménage qui consomme uniformément paiera plus cher qu'en option Base une fois la structure de l'abonnement prise en compte.

Questions fréquentes

Le tarif réglementé est-il toujours moins cher qu'une offre de marché ?

Non. Le tarif réglementé est un tarif de référence construit sur des coûts, pas un tarif garanti le moins cher. Certaines offres de marché affichent une remise sur la part variable, d'autres un prix fixe sur un ou deux ans. La comparaison dépend du profil de consommation, notamment de la part consommée en heures creuses.

Un locataire peut-il souscrire au tarif réglementé ?

Oui. La qualité de locataire ou de propriétaire n'entre pas dans les critères d'éligibilité de l'article L337-7 du code de l'énergie. Ce qui compte est le caractère domestique de la consommation et une puissance souscrite inférieure ou égale à 36 kVA. Le contrat est conclu au nom de l'occupant du logement.

Pourquoi ma facture augmente-t-elle plus que le pourcentage annoncé ?

Le pourcentage publié par la CRE est une moyenne, pondérée sur l'ensemble des profils. Un mouvement qui pèse davantage sur l'abonnement que sur la consommation frappe plus fortement les petits consommateurs. C'est ce qui s'est produit au 1er août 2025, avec le passage de la TVA de l'abonnement de 5,5 % à 20 %.

Qui décide en dernier ressort du niveau du tarif ?

La CRE propose, les ministres chargés de l'énergie et de l'économie décident. La proposition est transmise au Conseil supérieur de l'énergie pour avis, puis publiée au Journal officiel sous forme de décision ou d'arrêté. Le TURPE fait exception : la CRE le fixe seule.

Que se passe-t-il si mon entreprise dépasse dix salariés en cours de contrat ?

Le contrat au tarif réglementé doit être résilié. Depuis le 1er février 2025, la loi met à la charge du client non domestique la vérification du maintien des conditions d'éligibilité : moins de dix personnes employées et au plus 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, de recettes ou de total de bilan annuels.

Quand aura lieu la prochaine révision du tarif réglementé ?

Le rythme appliqué par la CRE est semestriel, en février et en août. Après le mouvement du 1er août 2026, l'échéance suivante se situe donc au 1er février 2027. La proposition tarifaire correspondante est en général délibérée à la mi-janvier et publiée au Journal officiel dans les derniers jours du mois.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. La CRE propose une évolution du niveau moyen des tarifs réglementés de vente de l'électricité de + 2,5 % TTC au 1er août 2026Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  2. Délibération n° 2026-147 du 15 juillet 2026 portant proposition des tarifs réglementés de vente d'électricitéCommission de régulation de l'énergie · consulté le
  3. Annexe B1 : barèmes des tarifs réglementés de vente d'électricité au 1er août 2026Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  4. La CRE publie l'évolution annuelle des tarifs d'utilisation des réseaux publics d'électricité au 1er août 2026Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  5. Décision du 29 juillet 2026 relative aux tarifs réglementés de vente de l'électricité applicables aux consommateurs résidentiels en France métropolitaine continentaleLégifrance · consulté le
  6. Délibération n° 2026-06 du 14 janvier 2026 portant proposition des tarifs réglementés de vente d'électricitéLégifrance · consulté le
  7. Article L337-7 du code de l'énergieLégifrance · consulté le
  8. Comprendre les tarifs réglementés de vente d'électricité (TRVE)Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  9. La CRE propose une baisse moyenne de - 15 % des tarifs réglementés de vente d'électricité TTC au 1er février 2025Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  10. La CRE propose de maintenir les tarifs réglementés de vente de l'électricité TTC stables au 1er août 2025Commission de régulation de l'énergie · consulté le
  11. Tout comprendre sur la hausse de votre facture d'électricité au 1er février 2024Ministère de l'économie et des finances · consulté le
  12. La CRE calcule l'évolution théorique des tarifs réglementés de vente d'électricité au 1er février 2023 avant application du bouclier tarifaireCommission de régulation de l'énergie · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

Ce dossier est un texte original produit par un traitement automatisé, à partir des seules publications officielles listées ci-dessus. Il n'est relu par aucun journaliste : fildactu.fr n'a pas de rédaction humaine. Il ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil médical, ni un conseil en investissement.

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