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EMPLOI1 source3 min de lecture

La protection sociale complémentaire en entreprise : un dispositif à réformer ?

Illustration — Emploi
Pôle emploi à Petit-Bourg en Guadeloupe.jpg — Filo gèn', CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

Inspection générale des affaires sociales — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 26 juin 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • L’ampleur de ces soutiens publics reste mal connue, mais peut être estimée à près de 5 milliards d’euros de cotisations sociales non perçues par la Sécurité sociale et à 2,4 milliards d’euros d’exonérations fiscales.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (Inspection générale des affaires sociales, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Inspection générale des affaires sociales, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Le rapport analyse les garanties de complémentaire santé et de prévoyance, mises en place dans les entreprises, notamment celles couvrant des risques lourds tels que le décès ou l’invalidité. Depuis de nombreuses années, leur financement bénéficie de soutiens publics significatifs, à travers un régime fiscalo-social dérogatoire et complexe.

En particulier, la part financée par l’employeur est exemptée de cotisations sociales, ce qui peut encourager une substitution au salaire, tandis que les contributions patronales et salariales sont partiellement ou totalement exonérées d’impôt sur le revenu. L’ampleur de ces soutiens publics reste mal connue, mais peut être estimée à près de 5 milliards d’euros de cotisations sociales non perçues par la Sécurité sociale et à 2,4 milliards d’euros d’exonérations fiscales.

Combler les lacunes, mettre fin aux excès

Les garanties de complémentaire santé mises en place dans ce cadre, qui doivent respecter le cahier des charges du contrat solidaire et responsable, présentent des limites justifiant une redéfinition de son cadre. Elles s’avèrent anti - redistributives (du fait de leur tarification non liée au revenu), inflationnistes (en particulier l’inclusion de « médecines alternatives » dont l’intérêt thérapeutique, voire l’innocuité, sont sujets à débat), et génèrent des externalités négatives pour les autres usagers du système de santé. En matière de dépassements d’honoraires notamment, elles rendent solvables les personnes couvertes, au détriment des personnes non ou mal couvertes, augmentant ainsi les inégalités. A l’inverse, ces défauts n’existent pas en matière de prévoyance lourde, dont la généralisation à tous les salariés apparaît souhaitable.

La mission a exploré deux scénarios de moyen terme : l’assujettissement pur et simple (retour au droit commun), et la mise en place, totale ou partielle, de véritables régimes obligatoires complémentaires (sur le modèle existant en retraite) pilotés par les partenaires sociaux des branches professionnelles ou au niveau interprofessionnel.

À plus court terme, la mission formule également des recommandations afin de :

  • limiter les soutiens publics aux seules garanties essentielles en complémentaire santé ;
  • réformer l’exonération d’impôt sur le revenu, particulièrement anti-redistributive ;

Fin du texte officiel repris

Source :Inspection générale des affaires sociales, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://igas.gouv.fr/la-protection-sociale-complementaire-en-entreprise-un-dispositif-reformer

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Igas — Rapports et actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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