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EMPLOI1 source3 min de lecture

Violation du RGPD : le salarié est-il systématiquement indemnisé ?

Illustration — Emploi
Pôle emploi à Petit-Bourg en Guadeloupe.jpg — Filo gèn', CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons.

DILA — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 16 juillet 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

L'essentiel

  • Dans un arrêt rendu le 24 juin 2026, la Cour de cassation rappelle qu’une violation du RGPD ne conduit pas automatiquement à l’octroi de dommages et intérêts au salarié.

Phrases relevées telles quelles dans le texte officiel reproduit ci-dessous (DILA, Licence Ouverte / Etalab 2.0).

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de DILA, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Dans un arrêt rendu le 24 juin 2026, la Cour de cassation rappelle qu’une violation du RGPD ne conduit pas automatiquement à l’octroi de dommages et intérêts au salarié. Entreprendre Service Public vous explique.

Dans cette affaire, un salarié employé dans une banque est licencié. L’employeur lui reproche d’avoir volontairement échoué à plusieurs campagnes internes de sensibilisation au phishing en saisissant des propos injurieux. Il lui est également reproché d’avoir manipulé les résultats d’un concours interne, ainsi que d’avoir installé sur son poste de travail plusieurs logiciels non autorisés.

Contestant la légitimité de son licenciement, le salarié saisit le conseil de prud’hommes. Il soutient que certaines preuves produites par l’employeur ont été obtenues au moyen d’un traitement de ses données personnelles, en violation des dispositions du RGPD (Règlement général sur la protection des données), et demande, à ce titre, la réparation du préjudice subi. Le conseil de prud’hommes condamne l’employeur au titre du traitement des données personnelles contraire au RGPD. Ce dernier se rend devant la cour d’appel.

La cour d’appel confirme la condamnation de l’employeur. Elle considère que le traitement des données personnelles sans consentement préalable du salarié est contraire au RGPD. De ce fait, le salarié a le droit d’obtenir une indemnisation de la part de son employeur.

La Cour de cassation adopte une position différente de celle de la cour d’appel. Elle commence par rappeler que selon l’article 82 paragraphe 1 du RGPD, chaque personne ayant subi un dommage moral ou matériel en violation du RGPD a le droit d’obtenir réparation. Ainsi, le salarié doit être en mesure de démontrer qu’il a subi un préjudice moral ou matériel.

Les preuves produites par l’employeur avaient été obtenues en violation du RGPD, cependant, elle retient que leurs productions « étaient indispensables et proportionnées à l’objectif poursuivi ». Le traitement des données personnelles contraire au RGPD ne garantit pas, à lui seul, l’existence d’un préjudice.

Elle indique que la simple violation du RGPD n’ouvre pas, à elle seule, le droit à une indemnisation. L’employeur n’a pas à indemniser le salarié. Elle renvoie donc l’affaire devant une cour d’appel.

Textes de loi et références

Toute opération portant sur des données personnelles, notamment : collecte, enregistrement, organisation, conservation, adaptation modification, extraction, consultation, utilisation, communication par transmission, diffusion ou toute autre forme de mise à disposition, rapprochement ou interconnexion, verrouillage, effacement, destruction

Fin du texte officiel repris

Source :DILA, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://entreprendre.service-public.gouv.fr/actualites/A18996?xtor=RSS-112

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Service-Public.fr — Actualités des entreprises). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

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