Crédit immobilier : taux d'usure, règles HCSF et assurance
Quelles règles encadrent un crédit immobilier en 2026 : taux d'usure, taux d'effort, assurance et remboursement anticipé ?
Du 1er juillet au 30 septembre 2026, le taux d'usure des prêts immobiliers à taux fixe de vingt ans et plus est fixé à 5,29 %. Le Haut Conseil de stabilité financière plafonne par ailleurs le taux d'effort à 35 % des revenus et la durée du prêt à vingt-cinq ans.
À retenir
- Le seuil de l'usure applicable du 1er juillet au 30 septembre 2026 s'établit à 5,29 % pour les prêts immobiliers à taux fixe de vingt ans et plus, 4,57 % pour ceux de dix à moins de vingt ans et 6,39 % pour les prêts relais.
- Le taux d'usure vaut taux effectif moyen du trimestre précédent majoré d'un tiers, en application de l'article L. 314-6 du code de la consommation.
- La décision du Haut Conseil de stabilité financière du 29 septembre 2021 impose un taux d'effort maximal de 35 % et une maturité maximale de 25 ans, avec 20 % de la production trimestrielle laissée en dérogation.
- Depuis le 1er juin 2022, aucun questionnaire de santé ne peut être exigé lorsque le capital assuré par assuré ne dépasse pas 200 000 € et que le prêt est remboursé avant les 60 ans de l'emprunteur.
- L'indemnité de remboursement anticipé d'un prêt à taux fixe ne peut excéder ni six mois d'intérêts sur le capital remboursé, ni 3 % du capital restant dû avant le remboursement.
Qu'est-ce que le taux d'usure et comment est-il calculé ?
Le taux d'usure est le taux maximal auquel un prêt peut légalement être consenti. Il ne s'agit pas d'un taux d'intérêt mais d'un plafond portant sur le taux annuel effectif global (TAEG), qui agrège l'intérêt, les frais de dossier, le coût de l'assurance emprunteur, celui de la garantie et les frais d'expertise. Un prêt conclu au-delà de ce plafond est un prêt usuraire.
La règle de calcul figure à l'article L. 314-6 du code de la consommation : constitue un prêt usuraire tout prêt conventionnel consenti à un taux effectif global qui excède, au moment où il est octroyé, de plus du tiers le taux effectif moyen pratiqué au cours du trimestre précédent par les établissements de crédit pour des opérations de même nature comportant des risques analogues.
La Banque de France collecte ces taux effectifs moyens auprès des établissements, catégorie par catégorie. Le résultat est publié au Journal officiel sous forme d'avis, puis repris sur le site de la Banque de France. Le seuil de l'usure vaut donc taux effectif moyen constaté multiplié par quatre tiers, arrondi au centième.
Le passage du taux moyen au seuil, trimestre par trimestre
L'avis du 26 juin 2026 illustre le mécanisme. Le taux effectif moyen relevé au deuxième trimestre 2026 sur les prêts immobiliers à taux fixe de vingt ans et plus s'établit à 3,97 %. Majoré d'un tiers, il donne le seuil de 5,29 % applicable du 1er juillet au 30 septembre 2026.
| Catégorie de prêt | Taux effectif moyen (T2 2026) | Seuil de l'usure (T3 2026) |
|---|---|---|
| Immobilier à taux fixe, moins de 10 ans | 3,05 % | 4,07 % |
| Immobilier à taux fixe, 10 à moins de 20 ans | 3,43 % | 4,57 % |
| Immobilier à taux fixe, 20 ans et plus | 3,97 % | 5,29 % |
| Immobilier à taux variable | 3,96 % | 5,28 % |
| Prêt relais | 4,79 % | 6,39 % |
Les catégories sont distinctes et ne se recoupent pas. Un prêt de dix-huit ans relève de la tranche « 10 à moins de 20 ans » et se voit donc opposer un plafond de 4,57 %, inférieur de 72 centièmes de point à celui des prêts de vingt ans et plus. Le découpage par durée explique qu'un allongement de la durée puisse, pour un dossier à TAEG élevé, faire passer l'opération sous le plafond.
Seuils trimestriels publiés par la Banque de France, en pourcentage.Source : Banque de France.
| Période | Valeur |
|---|---|
| T1 2026 | 5,13 % |
| T2 2026 | 5,19 % |
| T3 2026 | 5,29 % |
La parenthèse mensuelle de 2023
Le rythme trimestriel a été suspendu une fois. Pendant la remontée rapide des taux, la Banque de France a publié les seuils mois par mois de février 2023 à décembre 2023, afin que le plafond suive la hausse des barèmes bancaires sans décalage d'un trimestre. Le retour au calcul trimestriel a été annoncé le 28 décembre 2023, la Banque de France invoquant la stabilisation des taux directeurs de l'Eurosystème, celle du taux du livret A et la baisse des taux longs (Banque de France).
Sur cette période de tension, le seuil des prêts de vingt ans et plus avait progressé de 270 points de base pour atteindre 6,29 %. Il est redescendu depuis : à 5,29 % au troisième trimestre 2026, il reste un point en dessous de son point haut.
Prêts aux particuliers, en pourcentage du taux annuel effectif global.Source : Banque de France, avis du 26 juin 2026.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Immobilier taux fixe < 10 ans | 4,07 % |
| Immobilier taux fixe 10-20 ans | 4,57 % |
| Immobilier taux fixe 20 ans et + | 5,29 % |
| Immobilier taux variable | 5,28 % |
| Prêt relais | 6,39 % |
Les autres catégories couvertes par le même avis
L'usure ne concerne pas que les particuliers. Le même avis trimestriel fixe des seuils pour les prêts consentis aux personnes morales n'ayant pas d'activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou professionnelle non commerciale, ainsi que pour les découverts en compte. Ces catégories obéissent à la même règle du tiers.
| Catégorie | Seuil de l'usure |
|---|---|
| Prêt à taux fixe de 2 à moins de 10 ans | 5,76 % |
| Prêt à taux fixe de 10 à moins de 20 ans | 5,72 % |
| Prêt à taux fixe de 20 ans et plus | 5,73 % |
| Prêt à taux variable | 5,80 % |
| Prêt d'une durée initiale inférieure ou égale à 2 ans | 6,29 % |
| Découvert en compte | 19,00 % |
Les crédits de trésorerie aux particuliers relèvent d'un découpage distinct, fondé sur le montant emprunté et non sur la durée. Ils suivent leur propre logique et sont traités séparément.
Quelles règles le HCSF impose-t-il aux banques ?
Le taux d'usure plafonne le prix du crédit. Une seconde série de règles encadre, elle, les conditions d'octroi. Elle émane du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF), autorité macroprudentielle présidée par le ministre chargé de l'économie, où siègent notamment le gouverneur de la Banque de France et le président de l'Autorité des marchés financiers.
La décision du 29 septembre 2021, entrée en vigueur le 1er janvier 2022, fixe deux critères. Le taux d'effort de l'emprunteur ne doit pas excéder 35 %. La maturité du crédit ne doit pas excéder 25 ans, avec une tolérance de deux années supplémentaires de différé d'amortissement lorsque l'entrée dans le logement est différée, cas de la construction ou de la vente en l'état futur d'achèvement.
La différence avec la période antérieure tient à la force juridique. Avant 2022, le HCSF avait émis une simple recommandation. Depuis, il s'agit d'une décision opposable : le non-respect expose l'établissement au pouvoir de sanction de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution.
La marge de flexibilité de 20 %
La décision n'interdit pas les dossiers hors normes, elle les contingente. Les établissements peuvent déroger aux deux critères pour 20 % au maximum de leur production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers (economie.gouv.fr).
Cette enveloppe est elle-même orientée. Au moins 70 % doit bénéficier à l'acquisition d'une résidence principale, et au sein de cette part, au moins 30 % à des primo-accédants. Le solde, soit 6 % de la production trimestrielle, reste libre d'affectation.
| Paramètre | Règle | Portée |
|---|---|---|
| Taux d'effort | 35 % maximum, assurance emprunteur comprise | Tous crédits immobiliers aux particuliers |
| Durée du prêt | 25 ans maximum | Tous crédits immobiliers aux particuliers |
| Différé d'amortissement | 2 ans en sus, soit 27 ans | Entrée différée dans le logement |
| Marge de flexibilité | 20 % de la production trimestrielle | Par établissement, tous dossiers confondus |
| Fléchage de la marge | 70 % minimum en résidence principale | Dont 30 % minimum de primo-accédants |
| Part libre | 6 % de la production trimestrielle | Aucune condition d'affectation |
Ce qui a changé depuis 2019
Le dispositif s'est durci puis assoupli à la marge. Avant 2022, le HCSF procédait par recommandation, dépourvue de portée contraignante. La décision du 29 septembre 2021 a transformé ces repères en critères opposables aux établissements à compter du 1er janvier 2022.
Une modification est intervenue le 29 juin 2023. Elle a précisé le régime du différé d'amortissement et la répartition interne de la marge de flexibilité, notamment la fraction de 6 % de la production trimestrielle laissée sans condition d'affectation. Le taux d'effort maximal de 35 % et la durée maximale de 25 ans n'ont pas été modifiés.
Comment se calcule le taux d'effort
Le taux d'effort rapporte l'ensemble des charges d'emprunt annuelles au revenu annuel de l'emprunteur. Au numérateur figurent la mensualité du prêt immobilier, la prime d'assurance emprunteur et les échéances des autres crédits en cours. Le dénominateur retient les revenus, appréciés selon les règles internes de l'établissement.
Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, un crédit à la consommation en cours réduit mécaniquement la capacité d'emprunt immobilier. Ensuite, le coût de l'assurance entre dans le calcul : à mensualité de prêt identique, une prime d'assurance plus élevée rapproche le dossier du plafond de 35 %.
Que contient l'offre de prêt et quels délais s'appliquent ?
L'offre de prêt est un document formel, distinct de l'accord de principe et de la simulation. Elle mentionne l'identité de l'emprunteur et des cautions, la nature et l'objet du prêt, la date de mise à disposition des fonds, le montant, le taux d'intérêt, le TAEG, les garanties exigées, l'échéancier des amortissements distinguant capital et intérêts, et les informations relatives à l'assurance (service-public.gouv.fr).
Deux délais s'imposent. La banque doit maintenir les conditions de son offre pendant trente jours au minimum à compter de sa réception par l'emprunteur. L'emprunteur, lui, ne peut accepter qu'après un délai de réflexion de dix jours : le décompte court le lendemain de la réception, l'acceptation n'est possible qu'à partir du onzième jour.
Pour un prêt à taux variable, l'offre doit être accompagnée d'un document simulant l'incidence d'une variation du taux sur les mensualités, la durée du prêt et le coût total du crédit. Cette pièce est obligatoire et distincte de l'offre elle-même.
- Réception de l'offreJour 0Envoi par la banque à l'emprunteur et aux cautions.
- Délai de réflexion10 joursAucune acceptation possible pendant cette période.
- AcceptationÀ partir du jour 11Possible à partir du onzième jour, par écrit daté.
- Validité de l'offre30 jours minimumConditions maintenues par la banque.
- Mise à disposition des fondsSelon l'offreÀ la date prévue par l'offre acceptée.
Délais légaux applicables à un crédit immobilier aux particuliers.Source : Code de la consommation, service-public.gouv.fr.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Réception de l'offre | Jour 0 | Envoi par la banque à l'emprunteur et aux cautions. |
| Délai de réflexion | 10 jours | Aucune acceptation possible pendant cette période. |
| Acceptation | À partir du jour 11 | Possible à partir du onzième jour, par écrit daté. |
| Validité de l'offre | 30 jours minimum | Conditions maintenues par la banque. |
| Mise à disposition des fonds | Selon l'offre | À la date prévue par l'offre acceptée. |
Peut-on changer d'assurance emprunteur en cours de prêt ?
Oui, et sans attendre une échéance annuelle. La loi n° 2022-270 du 28 février 2022, dite loi Lemoine, a instauré la résiliation à tout moment du contrat d'assurance emprunteur adossé à un crédit immobilier. Depuis le 1er septembre 2022, tous les emprunteurs en bénéficient, y compris pour les contrats souscrits antérieurement (economie.gouv.fr).
La substitution reste subordonnée à l'équivalence des garanties. La banque a défini, dans une fiche personnalisée remise à l'emprunteur, les garanties et niveaux de couverture minimaux qu'elle exige. Le contrat de remplacement doit les respecter.
Le prêteur dispose de dix jours ouvrés à compter de la réception du dossier complet pour se prononcer. Il peut refuser, mais seulement pour un motif légitime, la non-équivalence des garanties par exemple, et il doit motiver sa décision. La résiliation elle-même s'effectue sans frais.
La suppression du questionnaire de santé
Depuis le 1er juin 2022, aucun questionnaire de santé ni examen médical ne peut être exigé lorsque deux conditions sont réunies : le capital assuré ne dépasse pas 200 000 € par assuré, et le remboursement intégral du prêt intervient avant le soixantième anniversaire de l'emprunteur (economie.gouv.fr).
Le seuil s'apprécie par assuré et non par prêt. Pour un couple empruntant à deux avec une quotité de 50 % chacun, le capital assuré par tête est la moitié du capital emprunté : un prêt de 400 000 € reste dans le champ de la dispense si chacun assure 200 000 €.
Le droit à l'oubli joue au-delà. Une personne ayant souffert d'un cancer ou d'une hépatite C n'a pas à déclarer cette pathologie lorsque le protocole thérapeutique s'est achevé depuis plus de cinq ans, sans rechute, et que le contrat s'achève avant son soixante et onzième anniversaire.
- Questionnaire supprimé : capital assuré ≤ 200 000 € par assuré et remboursement avant 60 ans.
- Droit à l'oubli : cancer ou hépatite C, protocole achevé depuis plus de 5 ans, contrat s'achevant avant 71 ans.
- Convention AERAS : dispositif de recours en cas de risque aggravé de santé, avec commission de médiation.
- Garanties alternatives possibles : caution, nantissement d'un contrat d'assurance vie, hypothèque.
Que coûte un remboursement anticipé ?
L'emprunteur peut rembourser son prêt immobilier par anticipation, en totalité ou en partie. Le contrat peut toutefois interdire les remboursements partiels d'un montant inférieur ou égal à 10 % du capital initial, sauf lorsqu'il s'agit du solde du prêt (economie.gouv.fr).
L'indemnité de remboursement anticipé est doublement plafonnée pour un prêt à taux fixe. Elle ne peut dépasser ni six mois d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ni 3 % du capital restant dû avant le remboursement. C'est le plus faible des deux montants qui s'applique.
| Élément | Règle |
|---|---|
| Premier plafond | 6 mois d'intérêts sur le capital remboursé, au taux moyen du prêt |
| Second plafond | 3 % du capital restant dû avant le remboursement |
| Montant dû | Le plus faible des deux |
| Remboursement partiel | Le contrat peut l'interdire en dessous de 10 % du capital initial |
| Négociation | Possible avant la signature de l'offre |
Trois situations ouvrent une exonération légale, pour les contrats conclus depuis le 1er juillet 1999 : la vente du bien consécutive à un changement du lieu d'activité professionnelle de l'emprunteur ou de son conjoint, la cessation forcée de l'activité professionnelle de l'un des deux, et le décès de l'emprunteur ou de son conjoint. Aucune indemnité n'est alors due.
La demande se formule par écrit auprès du prêteur. Celui-ci doit fournir un décompte du coût de l'opération. Pour les contrats conclus depuis le 1er juillet 2016, l'établissement du décompte est gratuit.
Comment se lit le double plafond
Les deux plafonds ne se déclenchent pas dans les mêmes situations. Le plafond de 3 % du capital restant dû mord surtout en début de prêt, quand le capital restant est élevé. Celui de six mois d'intérêts devient le plus faible des deux lorsque le taux du prêt est bas, puisque six mois d'intérêts représentent alors une fraction réduite du capital.
L'articulation se vérifie arithmétiquement. Six mois d'intérêts équivalent à la moitié du taux annuel appliquée au capital remboursé. Ce montant reste inférieur à 3 % du capital restant dû tant que le taux du prêt est inférieur à 6 %, dans le cas d'un remboursement total. Sur un remboursement partiel, la comparaison dépend de la part remboursée.
L'indemnité est négociable avant la signature de l'offre. Une fois l'offre acceptée, la clause s'applique dans les limites légales, sans possibilité de la remettre en cause unilatéralement.
Où en sont les taux effectivement pratiqués en 2026 ?
Les seuils d'usure encadrent un marché dont la Banque de France publie les statistiques chaque mois. En mai 2026, le taux d'intérêt moyen des nouveaux crédits à l'habitat, hors renégociations, s'établit à 3,21 %, après 3,22 % en avril et 3,22 % en mars (Banque de France).
La production mensuelle de nouveaux crédits à l'habitat, corrigée des variations saisonnières, atteint 11,4 milliards d'euros en mai 2026, après 12,0 milliards en avril et 12,6 milliards en mars.
L'écart entre le taux moyen pratiqué et le seuil d'usure mesure la marge disponible pour les frais annexes. Sur les prêts de vingt ans et plus, le taux effectif moyen du deuxième trimestre 2026 est de 3,97 % et le seuil du troisième trimestre de 5,29 % : l'écart est mécaniquement d'un tiers du taux moyen, par construction de la formule.
Questions fréquentes
À quelle date change le taux d'usure ?
Les seuils sont fixés pour un trimestre civil. Ceux du troisième trimestre 2026 s'appliquent du 1er juillet au 30 septembre 2026 et résultent de l'avis du 26 juin 2026 publié au Journal officiel. Les seuils du quatrième trimestre sont publiés à la fin du mois de septembre.
Le taux d'usure s'applique-t-il à la date de l'offre ou à celle du déblocage ?
L'article L. 314-6 du code de la consommation vise le taux excessif « au moment où il est octroyé ». Le seuil de référence est donc celui en vigueur à la date d'émission de l'offre de prêt.
Une banque peut-elle dépasser le taux d'effort de 35 % ?
Oui, dans la limite de 20 % de sa production trimestrielle de nouveaux crédits immobiliers. Cette marge est fléchée : au moins 70 % pour l'acquisition d'une résidence principale, dont au moins 30 % pour des primo-accédants.
Peut-on changer d'assurance emprunteur plusieurs fois ?
La loi ne limite pas le nombre de substitutions. La résiliation est possible à tout moment et sans frais, sous réserve que le nouveau contrat respecte l'équivalence des garanties exigée par le prêteur, qui dispose de dix jours ouvrés pour répondre.
Le questionnaire de santé peut-il être exigé pour un prêt de 250 000 € ?
Oui. La dispense ne joue que si le capital assuré par assuré n'excède pas 200 000 €. Elle s'apprécie par tête : deux coemprunteurs assurés chacun à 50 % d'un prêt de 400 000 € restent dans le champ de la dispense.
Que se passe-t-il si un prêt dépasse le seuil d'usure ?
Le prêt est usuraire au sens du code de la consommation. En pratique, les établissements refusent d'émettre une offre dont le TAEG dépasserait le plafond de la catégorie concernée.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Taux d'usure — 3e trimestre 2026
- Taux d'usure — 2e trimestre 2026
- Taux d'usure — 1er trimestre 2026
- Avis du 26 juin 2026 relatif à l'application des articles L. 314-6 du code de la consommation et L. 313-5-1 du code monétaire et financier concernant l'usure
- Article L. 314-6 du code de la consommation
- Décision n° D-HCSF-2021-7 du 29 septembre 2021 relative aux conditions d'octroi de crédits immobiliers
- Mesure relative à l'octroi de crédits immobiliers
- Obtenir un prêt immobilier
- Assurance emprunteur : questionnaire de santé, quand est-ce obligatoire ?
- Achat immobilier : pouvez-vous changer d'assurance emprunteur ?
- Rembourser son crédit immobilier avant le terme
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- Retour au calcul trimestriel du taux d'usure
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