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Dossier de référenceFinance

Droit au compte et plafonnement des frais bancaires

Mis à jour le · 13 min de lecture · 10 sources officielles

Que faire si une banque refuse d'ouvrir un compte et quels frais bancaires sont plafonnés ?

Une banque qui refuse d'ouvrir un compte doit remettre une lettre de refus motivée. La Banque de France désigne alors un établissement dans un délai d'un jour ouvré, et ce dernier ouvre le compte sous trois jours ouvrés avec des services bancaires de base gratuits. Les commissions d'intervention restent plafonnées à 8 euros par opération.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • L'absence de réponse d'une banque à une demande d'ouverture de compte pendant 15 jours vaut refus.
  • La Banque de France désigne l'établissement en 1 jour ouvré ; le compte est ouvert en 3 jours ouvrés après réception des pièces.
  • Les services bancaires de base attachés au droit au compte sont gratuits, carte à autorisation systématique comprise.
  • Les commissions d'intervention sont plafonnées à 8 € par opération et 80 € par mois, et à 4 € et 20 € pour les bénéficiaires de l'offre spécifique clientèle fragile.
  • Le changement de banque via le service d'aide à la mobilité est gratuit et prend 22 jours ouvrés.

Que faire quand une banque refuse d'ouvrir un compte ?

Une banque n'est jamais tenue d'ouvrir un compte de dépôt. Elle peut refuser sans avoir à justifier sa décision auprès du demandeur, mais elle doit alors lui remettre une lettre de refus précisant le motif et l'informer de la possibilité de saisir la Banque de France (service-public.gouv.fr).

Le silence vaut refus. Si l'établissement ne répond pas dans un délai de 15 jours, la demande est réputée rejetée. Le délai court à compter de la date de l'avis de réception de la demande, ou de sa date de dépôt en main propre ou au guichet.

La procédure du droit au compte est ouverte à trois catégories de personnes : celles qui résident en France, celles qui résident légalement dans un autre État membre de l'Union européenne sans agir pour des besoins professionnels, et les personnes de nationalité française résidant hors de France.

Une seule condition d'exclusion existe : détenir déjà un compte de dépôt en France. En revanche, être interdit bancaire, inscrit au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers, surendetté ou titulaire d'un compte collectif ne fait pas obstacle à la procédure.

Comment se déroule la procédure de droit au compte ?

Le dossier comprend six pièces : le formulaire de demande, une pièce d'identité en cours de validité, un justificatif de domicile, la lettre de refus de la banque ou la preuve du dépôt de la demande datant de plus de 15 jours, une déclaration sur l'honneur d'absence de compte de dépôt, et, le cas échéant, une attestation de résidence légale dans un autre État membre de l'Union européenne.

Le justificatif de domicile doit être récent : facture d'eau ou de téléphone de moins de trois mois, quittance de loyer de moins de trois mois, ou titre de propriété de la résidence principale. Le dossier se dépose en ligne sur l'espace personnel du site de la Banque de France, au guichet d'une succursale ou par courrier.

Déroulé de la procédure de droit au compte
  1. Demande à une banqueJour 0Le demandeur sollicite l'ouverture d'un compte de dépôt par lettre recommandée ou dépôt au guichet.
  2. Refus ou silence15 joursLa banque remet une lettre de refus motivée. L'absence de réponse vaut refus.
  3. Saisine de la Banque de FranceSans condition de délaiDépôt du dossier en ligne, au guichet d'une succursale ou par courrier.
  4. Désignation de l'établissement1 jour ouvréLa Banque de France désigne par courrier la banque chargée d'ouvrir le compte.
  5. Envoi de la liste des pièces3 jours ouvrésLa banque désignée transmet la liste des documents et les coordonnées de l'agence.
  6. Ouverture du compte3 jours ouvrés après réception des piècesLe compte est ouvert avec les services bancaires de base.

Délais réglementaires opposables à la Banque de France et à l'établissement désigné.Source : Service-public.gouv.fr.

Déroulé de la procédure de droit au compte. Délais réglementaires opposables à la Banque de France et à l'établissement désigné.
ÉtapeDélaiDétail
Demande à une banqueJour 0Le demandeur sollicite l'ouverture d'un compte de dépôt par lettre recommandée ou dépôt au guichet.
Refus ou silence15 joursLa banque remet une lettre de refus motivée. L'absence de réponse vaut refus.
Saisine de la Banque de FranceSans condition de délaiDépôt du dossier en ligne, au guichet d'une succursale ou par courrier.
Désignation de l'établissement1 jour ouvréLa Banque de France désigne par courrier la banque chargée d'ouvrir le compte.
Envoi de la liste des pièces3 jours ouvrésLa banque désignée transmet la liste des documents et les coordonnées de l'agence.
Ouverture du compte3 jours ouvrés après réception des piècesLe compte est ouvert avec les services bancaires de base.

La Banque de France désigne une banque proche du domicile du demandeur ou du lieu de son choix. Le demandeur ne choisit pas l'établissement, mais peut indiquer une préférence géographique.

Quels services bancaires de base sont garantis ?

La convention de compte ouverte au titre du droit au compte se limite à une liste de services élémentaires. Cette liste est fixée par le code monétaire et financier. L'ouverture du compte et l'utilisation de ces services sont gratuites.

  • Ouverture, tenue et clôture du compte.
  • Délivrance à la demande de relevés d'identité bancaire.
  • Domiciliation de virements bancaires.
  • Envoi mensuel d'un relevé des opérations effectuées sur le compte.
  • Réalisation des opérations de caisse.
  • Encaissement de chèques et de virements bancaires.
  • Dépôts et retraits d'espèces au guichet ou aux distributeurs de la banque.
  • Paiements par prélèvement, titre interbancaire de paiement ou virement.
  • Moyens de consultation à distance du solde du compte.
  • Carte bancaire dont chaque utilisation est autorisée par la banque.
  • Deux formules de chèques de banque par mois ou des moyens de paiement équivalents.

La banque peut-elle fermer ce compte ?

L'établissement désigné peut décider seul de clôturer le compte, mais uniquement dans six situations : usage délibéré du compte pour des opérations illégales, fourniture d'informations inexactes, non-respect des conditions de domicile ou de résidence, ouverture d'un second compte de dépôt en France, incivilités répétées envers le personnel, impossibilité d'identifier le client ou de recueillir les informations nécessaires.

La décision doit être motivée, notifiée par courrier et communiquée à la Banque de France. Un préavis de deux mois s'applique, sauf en cas d'opérations illégales ou d'informations inexactes. La banque doit signaler l'existence, au sein de la Banque de France, d'un service de relations avec la clientèle compétent pour les litiges liés à cette résiliation.

Quels frais d'incidents sont plafonnés ?

La commission d'intervention est facturée lorsque la banque traite une opération qui entraîne une irrégularité de fonctionnement du compte. Dans le cas général, elle est plafonnée à 8 € par opération et 80 € par mois (service-public.gouv.fr).

Les clients identifiés en situation de fragilité financière relèvent de plafonds abaissés. Ceux qui ont souscrit l'offre spécifique voient leurs commissions d'intervention limitées à 4 € par opération et 20 € par mois. Ceux qui ne l'ont pas souscrite bénéficient d'un plafond global de 25 € par mois pour l'ensemble des frais d'incidents.

Plafonds réglementaires des frais d'incidents bancaires selon la situation du client.
SituationCommission d'intervention par opérationPlafond mensuelPlafond annuel
Cas général8 €80 €Non plafonné
Fragilité financière sans offre spécifiqueCompris dans le plafond global25 € pour neuf frais d'incidentsNon plafonné
Fragilité financière avec offre spécifique4 €20 € pour neuf frais d'incidents200 €
Plafond mensuel des frais d'incidents bancaires
Plafond mensuel des frais d'incidents bancaires. Montants maximaux facturables par mois selon la situation du client, en 2026.Cas général (commissions d'intervention) — 80 €Cas général (commissions d'intervention)80 €Fragilité financière sans offre spécifique — 25 €Fragilité financière sans offre spécifique25 €Fragilité financière avec offre spécifique — 20 €Fragilité financière avec offre spécifique20 €

Montants maximaux facturables par mois selon la situation du client, en 2026.Source : Service-public.gouv.fr, Banque de France.

Plafond mensuel des frais d'incidents bancaires. Montants maximaux facturables par mois selon la situation du client, en 2026.
PosteValeur
Cas général (commissions d'intervention)80 €
Fragilité financière sans offre spécifique25 €
Fragilité financière avec offre spécifique20 €

Neuf frais entrent dans les plafonds réservés à la clientèle fragile : frais d'opposition de la carte par la banque, lettre d'information préalable pour chèque sans provision, lettre d'information pour compte débiteur non autorisé, forfait par chèque rejeté pour défaut de provision, frais de rejet de prélèvement, frais de non-exécution de virement permanent, commissions d'intervention, frais consécutifs à une interdiction d'émettre des chèques notifiée par la Banque de France, et frais de déclaration d'un retrait de carte bancaire.

Et les agios ?

Les agios ne sont pas plafonnés en valeur absolue, mais le taux annuel effectif global appliqué au découvert doit rester inférieur au taux d'usure. Les agios proportionnels ne sont facturés qu'à partir d'un découvert utilisé de 400 €. Un découvert ne peut pas dépasser trois mois consécutifs : au-delà, la banque doit présenter une offre de crédit à la consommation.

Comment la banque doit-elle informer de ses tarifs ?

Les conditions générales et tarifaires doivent figurer sur le site de l'établissement et être disponibles en libre-service en agence. En tête de la plaquette tarifaire, les banques doivent présenter un extrait standard des tarifs reprenant les services les plus courants du compte de dépôt (service-public.gouv.fr).

Trois obligations d'information encadrent les frais d'incidents. Le montant doit être communiqué au moins 14 jours avant son prélèvement sur le compte. Le relevé mensuel doit indiquer le total des frais bancaires du mois. En janvier de chaque année, un récapitulatif détaillé des frais perçus l'année précédente doit être remis au client.

Une hausse de tarifs suppose la communication de la nouvelle plaquette au moins deux mois avant son application. Le silence du client vaut acceptation. S'il conteste dans ce délai de deux mois et que la banque maintient sa décision, elle doit l'informer qu'il peut demander la clôture de son compte.

Que contient l'offre spécifique clientèle fragile ?

L'offre spécifique est un ensemble de services bancaires essentiels que l'établissement doit proposer aux clients en situation de fragilité financière. Son prix est plafonné à 3 € par mois hors frais d'incidents, montant revalorisé chaque année en fonction de l'indice Insee des prix à la consommation hors tabac (service-public.gouv.fr).

  • Tenue, fermeture et, en cas de besoin, ouverture d'un compte de dépôt.
  • Carte de paiement à autorisation systématique.
  • Dépôt et retrait d'espèces en agence.
  • Quatre virements par mois, dont au moins un permanent.
  • Deux chèques de banque par mois.
  • Consultation du compte à distance et opérations vers un autre compte de la même banque.
  • Système d'alerte sur le niveau du solde.
  • Fourniture de relevés d'identité bancaire.
  • Un changement d'adresse par an.

Le client reste libre d'accepter ou de refuser cette offre, et peut la résilier à tout moment. En pratique, l'Observatoire des tarifs bancaires relevait pour 2025 que la quasi-totalité des établissements facturaient l'offre au maximum 12 € par an, soit nettement en dessous du plafond réglementaire, et que la majorité d'entre eux ne facturaient ni commission d'intervention ni frais d'incident à ses bénéficiaires.

Qui est considéré en situation de fragilité financière ?

La reconnaissance de la fragilité financière déclenche les plafonds abaissés et l'obligation de proposer l'offre spécifique. Une personne dont le dossier de surendettement a été déclaré recevable par la commission est automatiquement considérée en situation de fragilité financière.

Les autres critères relèvent du code monétaire et financier et sont appliqués par chaque établissement à partir des irrégularités de fonctionnement et des incidents de paiement enregistrés sur le compte, ainsi que du niveau des ressources qui y sont versées. C'est la banque qui procède à l'identification, sans démarche du client.

Quelles obligations pèsent sur la banque après une recevabilité ?

La banque ne peut pas fermer le compte sur lequel les revenus sont versés au seul motif du surendettement. L'interdiction vaut pendant l'instruction du dossier, pendant le plan de redressement, pendant les mesures imposées ou recommandées et jusqu'à la clôture d'une procédure de rétablissement personnel (service-public.gouv.fr).

L'établissement doit informer le client par écrit des nouvelles conditions de fonctionnement du compte, des conséquences sur ses moyens de paiement et des mesures envisagées pour assurer la continuité du service. Il doit lui proposer un rendez-vous dans les six semaines suivant la notification de recevabilité. Le client reste libre de refuser ce rendez-vous.

La banque doit également proposer des moyens de paiement adaptés, tels que la mensualisation des prélèvements ou des alertes par message sur l'état du compte, et ajuster le montant de l'autorisation de découvert avec l'accord du client.

Où obtenir un accompagnement gratuit ?

La Banque de France anime un réseau de points conseil budget, présents dans environ 500 lieux sur le territoire. L'accompagnement y est gratuit et confidentiel. Un numéro de renseignement, le 34 14, fonctionne de 8 heures à 18 heures (banque-france.fr).

La convention de compte remise à l'ouverture doit indiquer les voies de médiation et de recours en cas de contestation. Un litige non résolu avec l'établissement peut donc être porté devant le médiateur bancaire désigné par la convention, avant toute action judiciaire.

Comment changer de banque sans démarches ?

Le service d'aide à la mobilité bancaire transfère les domiciliations à la place du client. Il ne concerne que les comptes de dépôt et les comptes de paiement détenus par des particuliers en France, et n'agissant pas pour des besoins professionnels. Les livrets et les comptes à terme en sont exclus (service-public.gouv.fr).

Le déclenchement suppose un accord écrit donné à la banque d'arrivée. Cet accord doit demander l'annulation des ordres de virement permanent du compte d'origine, indiquer la date de fin d'émission de ces virements et préciser si le compte de départ doit être clôturé, avec la date de transfert du solde positif.

Délais de la procédure de mobilité bancaire, à compter de la réception du dossier complet.
ÉtapeActeurDélai
Demande des informations sur les 13 derniers moisBanque d'arrivée2 jours ouvrés
Transmission des informationsBanque de départ5 jours ouvrés
Information des émetteurs de prélèvements et de virementsBanque d'arrivée5 jours ouvrés
Prise en compte du nouveau compteDébiteurs et créanciers10 jours ouvrés
Durée totale de la procédureLes deux banques22 jours ouvrés

Le service est gratuit. Chaque établissement doit mettre à disposition une brochure d'information décrivant le rôle de chaque banque, les délais, les informations à communiquer et les voies de réclamation. Cette brochure doit figurer sur le site de la banque et être disponible en agence.

En cas de manquement, la réclamation se dépose auprès de la direction du contrôle des pratiques commerciales de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. La banque fautive doit indemniser le préjudice sans délai, sauf si elle prouve que le manquement résulte de circonstances échappant à son contrôle. Elle ne peut pas facturer les frais nés de son propre manquement, notamment les frais de rejet de prélèvement.

Quels frais s'appliquent au décès du titulaire ?

Depuis le 13 novembre 2025, les frais bancaires de succession sont plafonnés à 1 % du montant total des soldes des comptes et de la valorisation des produits d'épargne du défunt, avec un maximum de 857 € revalorisé au 1er janvier de chaque année en fonction de l'inflation.

Trois cas de gratuité obligatoire avaient été instaurés par la même loi : comptes détenus par une personne mineure, solde total inférieur à 5 965 €, et présentation d'un acte de notoriété par les héritiers en l'absence de complexité manifeste. Le Conseil constitutionnel les a déclarés contraires à la Constitution dans une décision publiée au Journal officiel du 20 juin 2026, avec effet immédiat (service-public.gouv.fr).

Le plafonnement à 1 %, lui, a été jugé conforme et continue de s'appliquer. Le Conseil a estimé qu'il ne fait pas obstacle à la couverture du coût de revient de ces prestations par les établissements.

Encadrement des frais bancaires de succession
  1. Avant le 13 novembre 2025Tarification libreChaque établissement fixait librement ses frais de succession, sans plafond.
  2. 13 novembre 2025Plafonnement légalFrais limités à 1 % des soldes et de la valorisation des produits d'épargne, avec un maximum de 857 €, et trois cas de gratuité obligatoire.
  3. 20 juin 2026Suppression des cas de gratuitéLa décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2026, publiée le 20 juin, supprime les trois cas de gratuité avec effet immédiat. Le plafond de 1 % subsiste.

Trois dates ont modifié le régime applicable en moins d'un an.Source : Service-public.gouv.fr, Conseil constitutionnel.

Encadrement des frais bancaires de succession. Trois dates ont modifié le régime applicable en moins d'un an.
ÉchéanceCe qui change
Avant le 13 novembre 2025Tarification libre — Chaque établissement fixait librement ses frais de succession, sans plafond.
13 novembre 2025Plafonnement légal — Frais limités à 1 % des soldes et de la valorisation des produits d'épargne, avec un maximum de 857 €, et trois cas de gratuité obligatoire.
20 juin 2026Suppression des cas de gratuité — La décision du Conseil constitutionnel du 19 juin 2026, publiée le 20 juin, supprime les trois cas de gratuité avec effet immédiat. Le plafond de 1 % subsiste.

La convention de compte doit préciser le devenir du compte en cas de décès, au même titre que les conditions de procuration, les modalités de résiliation et les voies de recours. Ces mentions sont obligatoires et opposables à l'établissement.

Questions fréquentes

Le droit au compte donne-t-il droit à un chéquier ?

Non. Les services bancaires de base comprennent deux formules de chèques de banque par mois, ou des moyens de paiement équivalents, mais pas un carnet de chèques. La carte fournie est une carte dont chaque utilisation est autorisée par la banque.

Peut-on exercer le droit au compte en détenant déjà un livret A ?

Oui. La condition d'exclusion porte sur la détention d'un compte de dépôt en France, pas sur celle d'un livret d'épargne. Un titulaire de Livret A sans compte courant peut donc engager la procédure.

La banque doit-elle prévenir avant de facturer une commission d'intervention ?

La commission d'intervention rémunère le traitement d'une opération présentant une irrégularité. Son montant unitaire et son plafond mensuel figurent dans la convention de compte et dans la plaquette tarifaire, que la banque doit rendre accessible à ses clients.

Combien de temps dure une procédure de mobilité bancaire ?

Vingt-deux jours ouvrés à compter de la réception du dossier complet par la banque d'arrivée. Ce délai se décompose en quatre étapes de 2, 5, 5 et 10 jours ouvrés.

L'offre spécifique clientèle fragile est-elle obligatoire ?

Elle est obligatoire pour la banque, qui doit la proposer, mais facultative pour le client, qui peut la refuser ou la résilier à tout moment. Un client fragile qui ne la souscrit pas bénéficie tout de même du plafond de 25 € par mois sur les frais d'incidents.

Que faire si la banque désignée refuse d'ouvrir le compte ?

L'établissement désigné par la Banque de France ne peut pas refuser. Il doit transmettre la liste des pièces sous trois jours ouvrés puis ouvrir le compte sous trois jours ouvrés après réception de ces pièces. Un litige relève du service de relations avec la clientèle de la Banque de France.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Refus d'ouverture de compte bancaire : droit au compteService-public.gouv.fr · consulté le
  2. Autorisation de découvert bancaireService-public.gouv.fr · consulté le
  3. Quelles sont les obligations d'une banque face à un client en surendettement ?Service-public.gouv.fr · consulté le
  4. Changer de banque : qu'est-ce que la mobilité bancaire ?Service-public.gouv.fr · consulté le
  5. Hausse des tarifs bancaires en 2025 — rapport de l'Observatoire des tarifs bancairesService-public.gouv.fr · consulté le
  6. Frais bancaires lors d'une succession : suppression des cas de gratuitéService-public.gouv.fr · consulté le
  7. Faire face à des difficultés financières ou à des dettesBanque de France · consulté le
  8. Une banque doit-elle faire connaître ses tarifs à ses clients ?Service-public.gouv.fr · consulté le
  9. Compte bancaire individuelService-public.gouv.fr · consulté le
  10. Qu'est-ce qu'une convention de compte bancaire ?Service-public.gouv.fr · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

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