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Dossier de référenceImmobilier

Encadrement des loyers : villes concernées, plafonds et recours

Mis à jour le · 12 min de lecture · 10 sources officielles

Où s'applique l'encadrement des loyers et comment contester un loyer trop élevé ?

L'encadrement du niveau des loyers s'applique à Paris, Lille, Lyon, Villeurbanne, Bordeaux, Montpellier, Grenoble-Alpes Métropole, au Pays basque et à deux territoires de Seine-Saint-Denis. Le loyer ne peut dépasser le loyer de référence majoré, fixé 20 % au-dessus de la médiane par arrêté préfectoral.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le loyer de référence majoré est fixé 20 % au-dessus du loyer de référence, le loyer minoré 30 % en dessous.
  • Le complément de loyer est interdit depuis le 18 août 2022 dès qu'une caractéristique dégradée est constatée, dont un DPE classé F ou G.
  • Un locataire dispose de trois mois à compter de la signature du bail pour contester un complément de loyer devant la commission départementale de conciliation.
  • Le dépassement expose le bailleur à une amende administrative de 5 000 euros, portée à 15 000 euros pour une personne morale.
  • L'indice de référence des loyers du deuxième trimestre 2026 s'établit à 148,37, en hausse de 1,15 % sur un an.

Où l'encadrement des loyers s'applique-t-il ?

Deux dispositifs portent des noms voisins et ne se confondent pas. L'encadrement de l'évolution des loyers concerne toutes les zones tendues et limite les hausses au fil du temps. L'encadrement du niveau des loyers, plus rare, plafonne le montant lui-même : c'est celui que l'on désigne couramment par l'expression encadrement des loyers.

Ce second dispositif est expérimental. Il a été créé par la loi ELAN du 23 novembre 2018 et prolongé de trois ans par la loi 3DS du 21 février 2022, ce qui porte l'expérimentation jusqu'en 2026 selon le ministère de la Transition écologique. Les collectivités candidates doivent en faire la demande ; l'application n'est jamais automatique.

Les territoires sont entrés dans le dispositif un par un, par arrêté préfectoral. Paris a ouvert la série le 1er juillet 2019, suivi de Lille et de ses communes associées Hellemmes et Lomme le 1er mars 2020. Trois entrées ont eu lieu en 2021, deux en 2022. Grenoble-Alpes Métropole et le Pays basque ont rejoint le dispositif plus tard, également par arrêté du préfet.

Territoires appliquant l'encadrement du niveau des loyers et date d'entrée en vigueur.
TerritoireDate d'entrée en vigueur
Paris1er juillet 2019
Lille, Hellemmes, Lomme1er mars 2020
Plaine Commune (9 communes)1er juin 2021
Lyon et Villeurbanne1er novembre 2021
Est Ensemble (9 communes)1er décembre 2021
Montpellier1er juillet 2022
Bordeaux15 juillet 2022
Grenoble-Alpes MétropoleArrêté préfectoral
Pays basqueArrêté préfectoral

Les deux établissements publics territoriaux de Seine-Saint-Denis couvrent chacun neuf communes. Plaine Commune réunit Aubervilliers, La Courneuve, Épinay-sur-Seine, L'Île-Saint-Denis, Pierrefitte-sur-Seine, Saint-Denis, Saint-Ouen-sur-Seine, Stains et Villetaneuse. Est Ensemble regroupe Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville.

L'outre-mer a été ajouté plus récemment. Depuis le 13 juin 2025, la loi dite Bélim ouvre une expérimentation de cinq ans en Guadeloupe, en Martinique, en Guyane, à La Réunion et à Mayotte, sur le même principe de candidature des collectivités.

Entrée en vigueur de l'encadrement du niveau des loyers
  1. 23 novembre 2018Loi ELANCréation de l'expérimentation de l'encadrement du niveau des loyers, sur candidature des collectivités.
  2. 1er juillet 2019ParisPremier territoire à appliquer le dispositif.
  3. 1er mars 2020Lille, Hellemmes, LommePremière application hors Île-de-France.
  4. 1er juin 2021Plaine CommuneNeuf communes de Seine-Saint-Denis.
  5. 1er novembre 2021Lyon et VilleurbanneDeux communes de la métropole lyonnaise.
  6. 1er décembre 2021Est EnsembleNeuf communes de Seine-Saint-Denis.
  7. 1er juillet 2022MontpellierApplication sur le territoire communal.
  8. 15 juillet 2022BordeauxApplication sur le territoire communal.
  9. 21 février 2022Loi 3DSProlongation de l'expérimentation de trois ans, jusqu'en 2026.
  10. 13 juin 2025Outre-merOuverture d'une expérimentation de cinq ans dans les cinq départements et régions d'outre-mer.

Territoires ayant rejoint l'expérimentation créée par la loi ELAN.Source : Ministère de la Transition écologique, service-public.gouv.fr.

Entrée en vigueur de l'encadrement du niveau des loyers. Territoires ayant rejoint l'expérimentation créée par la loi ELAN.
ÉchéanceCe qui change
23 novembre 2018Loi ELAN — Création de l'expérimentation de l'encadrement du niveau des loyers, sur candidature des collectivités.
1er juillet 2019Paris — Premier territoire à appliquer le dispositif.
1er mars 2020Lille, Hellemmes, Lomme — Première application hors Île-de-France.
1er juin 2021Plaine Commune — Neuf communes de Seine-Saint-Denis.
1er novembre 2021Lyon et Villeurbanne — Deux communes de la métropole lyonnaise.
1er décembre 2021Est Ensemble — Neuf communes de Seine-Saint-Denis.
1er juillet 2022Montpellier — Application sur le territoire communal.
15 juillet 2022Bordeaux — Application sur le territoire communal.
21 février 2022Loi 3DS — Prolongation de l'expérimentation de trois ans, jusqu'en 2026.
13 juin 2025Outre-mer — Ouverture d'une expérimentation de cinq ans dans les cinq départements et régions d'outre-mer.

Comment le loyer de référence est-il construit ?

Le préfet arrête chaque année trois valeurs par catégorie de logement, à partir des données collectées par un observatoire local des loyers. Le loyer de référence correspond à la médiane des loyers constatés. Le loyer de référence majoré est fixé 20 % au-dessus, le loyer de référence minoré 30 % en dessous.

Construction des trois loyers de référence
Construction des trois loyers de référence. Écart réglementaire par rapport au loyer de référence médian, fixé à 100.Loyer de référence minoré — 70 indiceLoyer de référence minoré70 indiceLoyer de référence — 100 indiceLoyer de référence100 indiceLoyer de référence majoré — 120 indiceLoyer de référence majoré120 indice

Écart réglementaire par rapport au loyer de référence médian, fixé à 100.Source : Ministère de la Transition écologique.

Construction des trois loyers de référence. Écart réglementaire par rapport au loyer de référence médian, fixé à 100.
PosteValeur
Loyer de référence minoré70 indice
Loyer de référence100 indice
Loyer de référence majoré120 indice

Les valeurs ne sont pas uniques pour une ville : elles se déclinent par catégorie. Quatre critères entrent dans la grille, le secteur géographique à l'intérieur du territoire, le nombre de pièces principales, l'époque de construction de l'immeuble et le caractère meublé ou vide de la location. Les montants sont exprimés en euros par mètre carré de surface habitable, hors charges.

La règle qui en découle est simple. Pour un bail nouveau, le loyer de base ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré applicable à la catégorie du logement. Le loyer de référence minoré sert d'autre borne : au renouvellement, un bailleur dont le loyer est inférieur à ce plancher peut engager une action en réévaluation.

Le découpage en catégories explique les écarts que constatent les locataires d'un même quartier. Deux appartements voisins de surface identique peuvent relever de catégories différentes si l'un occupe un immeuble d'avant 1946 et l'autre une construction des années 1990, ou si l'un est loué meublé. Le plafond applicable n'est donc lisible qu'après identification exacte de la catégorie du bien.

L'observatoire local des loyers est la pièce technique du dispositif. Il collecte les loyers effectivement pratiqués sur le territoire, ce qui permet au préfet de recalculer chaque année la médiane par catégorie. L'encadrement suit donc le marché avec un décalage : un arrêté pris une année donnée reflète les loyers observés lors de la campagne de collecte précédente.

Que doit dire le bail ?

Le contrat de location doit mentionner le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré applicables au logement. Lorsqu'un complément de loyer est appliqué, le bail en indique le montant et détaille les caractéristiques qui le justifient. L'absence de ces mentions fragilise la position du bailleur en cas de litige.

Qu'est-ce que le complément de loyer et quand est-il interdit ?

Le complément de loyer est la soupape du dispositif. Il permet de dépasser le loyer de référence majoré lorsque le logement présente des caractéristiques de localisation ou de confort qui le distinguent des logements de la même catégorie. Deux conditions se cumulent : le loyer de base doit déjà être fixé au niveau du loyer de référence majoré, et les caractéristiques invoquées doivent être exceptionnelles.

Depuis le 18 août 2022, le complément est interdit dès qu'une caractéristique dégradée est constatée. Cette liste négative a resserré l'usage du dispositif, qui servait auparavant à absorber une partie de l'écart entre le marché et le plafond.

  • Sanitaires situés sur le palier plutôt que dans le logement.
  • Signes d'humidité sur certains murs.
  • Classement F ou G au diagnostic de performance énergétique.
  • Fenêtres laissant anormalement passer l'air.
  • Vis-à-vis insuffisant depuis les pièces principales.
  • Infiltrations ou inondations provenant de l'extérieur.
  • Problèmes d'évacuation d'eau ou installation électrique défaillante.

Comment contester un loyer ou un complément de loyer ?

La contestation d'un complément de loyer obéit à un délai court. Le locataire dispose de trois mois à compter de la signature du bail pour saisir la commission départementale de conciliation. Devant elle, la charge de la preuve pèse sur le bailleur : c'est à lui de démontrer que les caractéristiques invoquées justifient le supplément.

Si la conciliation échoue ou si l'une des parties refuse l'avis rendu, le juge des contentieux de la protection peut être saisi dans les trois mois suivant l'avis de la commission. Le passage par la commission est un préalable, et la démarche est gratuite.

Le dépassement du loyer de référence majoré relève d'une autre voie. Le locataire adresse d'abord une lettre recommandée avec accusé de réception au bailleur pour demander la mise en conformité du loyer. Sans accord, il saisit la commission départementale de conciliation, puis le juge, qui peut ordonner la diminution du loyer.

Contester un complément de loyer
  1. Vérifier le bailÀ la signatureLe contrat doit mentionner le loyer de base, le loyer de référence, le loyer de référence majoré et, le cas échéant, les caractéristiques justifiant le complément.
  2. Saisir la commission départementale de conciliation3 mois après la signature du bailDémarche gratuite. La charge de la preuve du bien-fondé du complément incombe au bailleur.
  3. Saisir le juge3 mois après l'avis de la commissionLe juge des contentieux de la protection tranche et peut ordonner la suppression du complément ou la diminution du loyer.
  4. Signaler à l'autorité compétenteÀ tout momentLe locataire peut signaler le manquement à la préfecture ou, à Paris, aux services de la Ville, qui instruisent la sanction administrative.

Procédure applicable dans les territoires soumis à l'encadrement du niveau des loyers.Source : service-public.gouv.fr.

Contester un complément de loyer. Procédure applicable dans les territoires soumis à l'encadrement du niveau des loyers.
ÉtapeDélaiDétail
Vérifier le bailÀ la signatureLe contrat doit mentionner le loyer de base, le loyer de référence, le loyer de référence majoré et, le cas échéant, les caractéristiques justifiant le complément.
Saisir la commission départementale de conciliation3 mois après la signature du bailDémarche gratuite. La charge de la preuve du bien-fondé du complément incombe au bailleur.
Saisir le juge3 mois après l'avis de la commissionLe juge des contentieux de la protection tranche et peut ordonner la suppression du complément ou la diminution du loyer.
Signaler à l'autorité compétenteÀ tout momentLe locataire peut signaler le manquement à la préfecture ou, à Paris, aux services de la Ville, qui instruisent la sanction administrative.

D'autres délais encadrent les actions liées au renouvellement du bail. Le bailleur qui estime son loyer manifestement sous-évalué doit notifier une proposition de réévaluation au moins six mois avant l'échéance. Le locataire qui demande une diminution doit agir au moins cinq mois avant l'échéance. La commission de conciliation doit être saisie quatre mois avant la fin du bail.

Délais applicables aux principales actions du locataire et du bailleur.
ActionDélai
Contester un complément de loyer devant la commission3 mois à compter de la signature du bail
Saisir le juge après l'avis de la commission3 mois à compter de l'avis
Notifier une proposition de réévaluation du loyerAu moins 6 mois avant la fin du bail
Demander une diminution du loyer au renouvellementAu moins 5 mois avant la fin du bail
Saisir la commission sur une réévaluation4 mois avant la fin du bail

Quelles sanctions le bailleur risque-t-il ?

Le non-respect de l'encadrement expose à une amende administrative de 5 000 euros lorsque le bailleur est une personne physique et de 15 000 euros lorsqu'il s'agit d'une personne morale. La sanction est instruite par le représentant de l'État dans le département, ou par les services de la Ville de Paris sur le territoire parisien.

La sanction administrative ne se substitue pas au contentieux locatif. Un locataire peut obtenir du juge la diminution du loyer pour la période à venir, indépendamment de l'amende éventuellement infligée au bailleur. Les deux voies sont parallèles et peuvent se cumuler.

Le signalement est le point de départ de la chaîne. Sans locataire qui saisit la préfecture ou la Ville, un loyer irrégulier n'a que peu de chances d'être détecté : aucun contrôle systématique des baux entre particuliers n'existe. Cette dépendance à l'initiative du locataire est la principale limite du dispositif.

Que sait-on des contrôles et de leurs résultats ?

Les données publiques disponibles portent sur les professionnels de l'immobilier, pas sur les bailleurs particuliers. La direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes a mené en 2020 une enquête sur 1 006 établissements d'entremise immobilière et relevé un taux d'anomalie de 62,5 %, selon economie.gouv.fr.

Les suites données à cette enquête ont pris la forme de 760 avertissements, 861 injonctions, 70 procès-verbaux administratifs et 51 procès-verbaux pénaux. Plus de la moitié des manquements portaient sur l'information du consommateur et les pratiques commerciales.

Le détail des irrégularités éclaire le fonctionnement réel du marché locatif. Sont relevés l'absence ou l'incomplétude du diagnostic de performance énergétique, l'omission de la surface, du montant du dépôt de garantie ou de la ventilation des honoraires, le dépassement des plafonds d'honoraires. Les pratiques commerciales trompeuses représentaient 21 % des anomalies, avec des annonces sans mandat valide ou périmées.

La question des honoraires revient dans chaque campagne. Les agents relèvent des barèmes affichés en montants bruts plutôt que nets, une répartition floue entre ce que paie le vendeur ou le bailleur et ce que paie l'acquéreur ou le locataire, et des barèmes non conformes. Ces manquements pèsent directement sur le coût d'entrée dans un logement, au-delà du loyer lui-même.

Une enquête antérieure, menée au second semestre 2016, avait déjà mesuré un taux d'anomalie de 58 %, en léger recul par rapport aux 64 % relevés en 2015. Elle avait donné lieu à 458 avertissements, 295 injonctions, 54 procès-verbaux pénaux et 37 procès-verbaux administratifs. La persistance de taux d'anomalie supérieurs à la moitié des établissements contrôlés, sur une décennie, est le principal enseignement de ces séries.

Quelle différence avec l'encadrement de l'évolution des loyers ?

Le second dispositif couvre un territoire beaucoup plus large. Il s'applique dans les zones d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants marquées par un déséquilibre entre l'offre et la demande de logements, qui rend l'accès au parc locatif difficile. Il ne plafonne pas le niveau du loyer mais sa progression.

À la relocation, le bailleur ne peut pas dépasser le loyer appliqué au précédent locataire, éventuellement revalorisé selon l'indice de référence des loyers. Deux dérogations existent : des travaux d'amélioration permettent une hausse plafonnée à 15 % de leur coût toutes taxes comprises, à condition que leur montant atteigne au moins la moitié de la dernière année de loyer ; un loyer manifestement sous-évalué autorise une hausse limitée à la moitié de l'écart avec les loyers constatés dans le voisinage.

L'indice de référence des loyers publié par l'INSEE fixe le rythme de la révision annuelle. Au deuxième trimestre 2026, il s'établit à 148,37 en métropole, en hausse de 1,15 % sur un an. La révision se calcule en multipliant le loyer par le rapport entre l'indice du trimestre de référence et celui du même trimestre l'année précédente, comme l'explique service-public.gouv.fr.

Trois séries d'indices coexistent. Au deuxième trimestre 2026, l'indice s'établit à 148,37 en métropole, à 146,22 en Corse et à 146,94 dans les départements et régions d'outre-mer. La variation annuelle est identique dans les trois cas, à 1,15 %, mais les niveaux diffèrent parce que les séries ont été construites à des dates distinctes.

Dans les territoires soumis à l'encadrement du niveau des loyers, les deux mécanismes se superposent. Le renouvellement du bail ouvre alors un jeu à double sens : un locataire dont le loyer excède le loyer de référence majoré peut en demander la diminution, tandis qu'un bailleur dont le loyer est inférieur au loyer de référence minoré peut engager une action en réévaluation. Le plancher et le plafond bornent la négociation.

Une exception traverse les deux dispositifs. Depuis le 24 août 2022 en métropole et le 1er juillet 2024 outre-mer, le loyer d'un logement classé F ou G ne peut être ni révisé, ni réévalué, ni augmenté au renouvellement. Un logement soumis à l'encadrement et classé G cumule donc trois contraintes : plafond du loyer de référence majoré, interdiction du complément de loyer et gel de l'indexation.

Questions fréquentes

L'encadrement des loyers s'applique-t-il aux locations meublées ?

Oui. Les arrêtés préfectoraux fixent des loyers de référence distincts pour les locations meublées et pour les locations vides, à catégorie de logement identique.

Que se passe-t-il si le bail ne mentionne pas le loyer de référence ?

Le bail doit indiquer le loyer de base, le loyer de référence et le loyer de référence majoré. Leur absence fragilise le bailleur en cas de contestation devant la commission de conciliation ou devant le juge.

Un complément de loyer peut-il être appliqué à un logement classé F ?

Non. Depuis le 18 août 2022, un classement F ou G au diagnostic de performance énergétique fait partie des caractéristiques qui interdisent tout complément de loyer.

La saisine de la commission départementale de conciliation est-elle payante ?

Non. La saisine de la commission est gratuite. Devant elle, la charge de la preuve du bien-fondé d'un complément de loyer pèse sur le bailleur.

Les meublés de tourisme sont-ils soumis à l'encadrement ?

Le dispositif porte sur les locations à usage de résidence principale, vides ou meublées. Les locations saisonnières relèvent d'autres règles, notamment communales.

L'amende administrative rembourse-t-elle le trop-perçu au locataire ?

Non. L'amende de 5 000 ou 15 000 euros est versée à l'administration. Pour obtenir la baisse de son loyer, le locataire doit engager la procédure de contestation, jusqu'au juge si nécessaire.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Encadrement des loyersMinistère de la Transition écologique · consulté le
  2. Encadrement des loyers en zone tendueService-Public.gouv.fr · consulté le
  3. Encadrement des loyers — évolution des loyers en zone tendueService-Public.gouv.fr · consulté le
  4. Encadrement des loyers — encadrement du niveau des loyersService-Public.gouv.fr · consulté le
  5. Encadrement des loyers — complément de loyer et sanctionsService-Public.gouv.fr · consulté le
  6. Encadrement des loyers — recours et délaisService-Public.gouv.fr · consulté le
  7. Indice de référence des loyers (IRL)Service-Public.gouv.fr · consulté le
  8. Contrôle des professionnels de l'immobilierDGCCRF, ministère de l'Économie et des Finances · consulté le
  9. Transactions immobilières : l'information du consommateur reste insuffisanteDGCCRF, ministère de l'Économie et des Finances · consulté le
  10. Augmentation et révision du loyer en cours de bail d'habitationService-Public.gouv.fr · consulté le

Dossier de référence — production automatisée vérifiée

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