Comment l'Insee mesure l'inflation et l'indice des prix
Que mesure exactement l'indice des prix à la consommation et comment est-il calculé ?
L'indice des prix à la consommation mesure la variation moyenne des prix des produits achetés par les ménages, à qualité constante. En juillet 2026, il progresse de 2,1 % sur un an selon l'estimation provisoire de l'Insee, après 1,8 % en juin. L'indice harmonisé européen affiche 2,4 % sur la même période.
À retenir
- En juillet 2026, l'indice des prix à la consommation augmente de 2,1 % sur un an en estimation provisoire, contre 1,8 % en juin 2026.
- En moyenne annuelle, l'inflation est passée de 5,2 % en 2022 à 4,9 % en 2023, 2,0 % en 2024 et 0,9 % en 2025.
- L'indice des prix harmonisé (IPCH), calculé pour la comparaison européenne, se situe au-dessus de l'indice français : 2,4 % contre 2,1 % en juillet 2026.
- L'indice de référence des loyers atteint 148,37 au deuxième trimestre 2026, en hausse de 1,15 % sur un an.
- Depuis janvier 2026, l'IPC est publié en base 100 en 2025 : c'est la neuvième génération de l'indice.
Que mesure exactement l'indice des prix à la consommation ?
L'indice des prix à la consommation, l'IPC, estime la variation moyenne des prix des produits consommés par les ménages entre deux périodes. Il ne mesure pas le budget d'un foyer en particulier. Il compare le prix d'un même panier de biens et de services d'un mois sur l'autre. L'Insee le publie chaque mois au Journal officiel : c'est l'instrument officiel de mesure de l'inflation en France.
La comparaison se fait à qualité constante. Quand un modèle disparaît du rayon et qu'un produit plus récent le remplace, la part de l'écart de prix qui tient à l'amélioration du produit n'est pas comptée comme de l'inflation. Ce traitement explique pourquoi les prix des produits de santé et des services de communication reculent dans l'indice sur longue période, alors que la facture payée par les ménages n'a pas toujours diminué d'autant.
L'indice suit les prix effectivement payés, taxes comprises, quel que soit le canal de vente : hypermarché, commerce de proximité, marché, vente en ligne. Il porte sur la consommation, pas sur l'investissement. L'achat d'un logement en est exclu, parce qu'il constitue l'acquisition d'un actif ; seules les dépenses liées à l'occupation du logement, dont les loyers effectivement versés, entrent dans le calcul.
Comment le panier est-il construit et pondéré ?
Le panier est fixe sur une année civile et actualisé chaque mois de janvier. Chaque produit y pèse proportionnellement à sa part dans la dépense de consommation des ménages, estimée à partir des comptes nationaux. Les pondérations bougent donc d'une année sur l'autre, au rythme des habitudes de consommation.
L'alimentation en fournit l'illustration la plus nette : son poids dans le panier de l'IPC est passé de 16,2 % en 2023 à 15,1 % en 2024, puis 14,6 % en 2025 et 14,9 % en 2026, selon la documentation de l'Insee sur les changements d'année. Une même hausse des prix alimentaires ne pèse donc pas le même nombre de dixièmes de point sur l'indice d'ensemble d'une année à l'autre.
Cette mécanique de moyenne pondérée a une conséquence pratique. Un ménage qui parcourt beaucoup de kilomètres subit une hausse de prix supérieure à l'indice quand les carburants s'envolent, et inférieure quand ils refluent. L'IPC décrit un ménage moyen qui n'existe pas. Il reste l'étalon commun sur lequel sont indexés les contrats et les prestations.
D'où viennent les prix relevés chaque mois ?
La collecte a changé de nature en une décennie. Les données de caisse transmises par la grande distribution représentent 1,3 milliard d'observations chaque mois. Le web scraping des plateformes de réservation hôtelière, mis en service en 2026, apporte 2,5 millions de relevés mensuels supplémentaires. L'échantillon de relevés manuels sur internet passe de 6 000 à plus de 10 000 en deux ans, sur un panel de 1 600 sites de vente.
La collecte de terrain, elle, se réduit : le nombre d'articles relevés directement en point de vente descend de 150 000 à 140 000 par mois sur deux ans, comme l'explique le blog méthodologique de l'Insee. Au total, 99 % du champ théorique de l'indice fait l'objet d'une mesure de prix effective.
L'Insee publie 298 séries détaillées chaque mois et 440 séries plus fines chaque année. Depuis janvier 2026, l'ensemble est exprimé en base 100 en 2025 : c'est la neuvième génération de l'indice, qui adopte au passage la nomenclature européenne eCOICOP v2. Les ordinateurs et les téléphones y rejoignent le poste « communications », qu'ils quittaient auparavant.
Quelle différence entre l'IPC français et l'IPCH européen ?
L'indice des prix à la consommation harmonisé, l'IPCH, a été conçu pour comparer l'inflation entre États membres. Avant 1996, les méthodologies nationales divergeaient trop pour permettre une comparaison correcte. Chaque institut statistique transmet donc à Eurostat un indice construit selon des règles communes. L'Insee précise que l'IPCH ne remplace pas l'indice national, qui reste la référence pour analyser l'inflation en France.
Les deux indices ne couvrent pas exactement le même champ. L'IPC français suit la consommation effective en biens et services marchands, soit 95,5 % de la consommation des ménages. L'IPCH suit la dépense monétaire finale des ménages, soit 95,0 %. L'écart tient à quelques postes traités différemment.
| Élément | IPC français | IPCH |
|---|---|---|
| Couverture de la consommation des ménages | 95,5 % | 95,0 % |
| Loyers imputés aux propriétaires occupants | Exclus | Exclus |
| Éducation et santé non marchandes | Non incluses | Incluses |
| Jeux de hasard | Non couverts | Couverts depuis 2026 |
| Usage principal | Indexation contractuelle et analyse nationale | Politique monétaire de la zone euro |
En pratique, les deux courbes s'écartent de quelques dixièmes de point. En juillet 2026, l'IPC progresse de 2,1 % sur un an quand l'IPCH avance de 2,4 %. En juin 2026, l'écart était du même ordre : 1,8 % contre 2,0 %. Quand la Banque centrale européenne évoque l'inflation française, c'est le second chiffre qu'elle regarde.
Que mesure l'inflation sous-jacente ?
L'inflation sous-jacente isole la tendance de fond. L'Insee la définit comme un indice corrigé des variations saisonnières, dont sont retirés les prix soumis à l'intervention de l'État et les produits à prix volatils, et qui neutralise l'effet des mesures fiscales.
- Sont exclus les tarifs publics : électricité, gaz, tabac.
- Sont exclus les produits à prix volatils : produits pétroliers, produits frais, viande, lait, fleurs.
- Les variations de fiscalité indirecte sont neutralisées, pour ne pas confondre une hausse de TVA ou d'accise avec une tension inflationniste.
L'écart entre les deux indicateurs indique la nature du choc. En mai 2026, l'indice d'ensemble monte de 2,4 % sur un an tandis que l'inflation sous-jacente s'établit à 1,5 % : l'énergie porte alors l'essentiel de la hausse, avec un bond de 16,6 % sur un an. En juin 2026, l'indice d'ensemble retombe à 1,8 % et la sous-jacente à 1,0 %.
Sur l'ensemble de 2025, la hiérarchie s'inverse : l'inflation d'ensemble s'établit à 0,9 % en moyenne annuelle, l'inflation sous-jacente à 1,2 %. La baisse des prix de l'énergie, de 5,6 % sur l'année, tirait l'indice général vers le bas alors que la tendance de fond restait supérieure.
Comment l'inflation a-t-elle évolué depuis 2018 ?
La séquence 2021-2025 constitue le mouvement de prix le plus ample depuis les années 1980. Après une décennie d'inflation faible, les prix accélèrent brutalement en 2022, puis ralentissent en trois ans jusqu'à un niveau inférieur à celui d'avant le choc.
| Année | IPC, moyenne annuelle |
|---|---|
| 2018 | +1,8 % |
| 2019 | +1,1 % |
| 2020 | +0,5 % |
| 2021 | +1,6 % |
| 2022 | +5,2 % |
| 2023 | +4,9 % |
| 2024 | +2,0 % |
| 2025 | +0,9 % |
Indice des prix à la consommation, ensemble des ménages, variation en moyenne annuelle.Source : Insee.
| Période | Valeur |
|---|---|
| 2018 | 1,80 % |
| 2019 | 1,10 % |
| 2020 | 0,50 % |
| 2021 | 1,60 % |
| 2022 | 5,20 % |
| 2023 | 4,90 % |
| 2024 | 2 % |
| 2025 | 0,90 % |
Le moteur de chaque phase se lit dans le détail. En 2021, l'énergie rebondit de 10,5 % après un recul de 6,1 % en 2020, et les produits pétroliers gagnent 13,5 %. En 2025, le mouvement s'inverse : l'énergie recule de 5,6 % après une hausse de 2,3 %, et le ralentissement touche aussi les services, l'alimentation, le tabac et les produits manufacturés.
Un point d'attention pour la lecture des séries longues. Un ralentissement de l'inflation n'est pas une baisse des prix. Entre 2022 et 2025, l'indice a continué de monter chaque année ; c'est le rythme de la montée qui a diminué. Le niveau des prix de 2025 reste très supérieur à celui de 2021.
Où en est l'inflation en 2026 ?
L'année 2026 marque une reprise de l'inflation après le creux de 2025. L'indice progresse de 0,3 % sur un an en janvier, puis franchit 2 % au printemps sous l'effet de l'énergie, avant de refluer en juin et de remonter en juillet.
Indice des prix à la consommation, variation sur un an. La valeur de juillet 2026 est une estimation provisoire.Source : Insee.
| Période | Valeur |
|---|---|
| janv. 2026 | 0,30 % |
| févr. 2026 | 0,90 % |
| mars 2026 | 1,70 % |
| avr. 2026 | 2,20 % |
| mai 2026 | 2,40 % |
| juin 2026 | 1,80 % |
| juil. 2026 | 2,10 % |
Le détail par poste montre une inflation très inégalement répartie. En juillet 2026, l'énergie augmente de 12,4 % sur un an quand les produits manufacturés reculent de 0,7 %. Les services, qui pèsent le plus lourd dans le panier, montent de 2,3 %, tirés par l'hébergement et les services de communication. L'alimentation reste contenue à 0,9 %, mais les produits frais progressent de 3,8 %.
Variation sur un an de l'indice des prix à la consommation, estimation provisoire du 31 juillet 2026.Source : Insee.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Énergie | 12,4 % |
| Produits frais | 3,80 % |
| Tabac | 3,30 % |
| Services | 2,30 % |
| Alimentation | 0,90 % |
| Produits manufacturés | -0,70 % |
Ces écarts expliquent la distance entre le chiffre publié et la perception des ménages. Un foyer qui se chauffe au gaz et roule au gazole affronte en 2026 une inflation sans rapport avec les 2,1 % de l'indice d'ensemble : les produits pétroliers progressaient de 31,1 % sur un an en mai 2026, le gazole de 42,1 % en avril.
Deux précautions de lecture. L'estimation publiée le dernier jour ouvré du mois est provisoire, et l'Insee la révise à la mi-mois suivant. En février 2026, l'estimation provisoire annonçait 1,0 % sur un an ; le résultat définitif s'est établi à 0,9 %. L'écart d'un dixième de point est banal et n'a rien d'une correction d'erreur : il tient à l'arrivée des relevés manquants.
Ensuite, le calendrier des soldes déforme les glissements annuels. Trois jours de soldes sont entrés dans le calcul de juin 2026 contre aucun en juin 2025, ce qui a accentué la baisse affichée sur l'habillement, à 2,3 % sur un an. Ce type d'effet de calendrier s'inverse le mois suivant. Il explique une partie du décrochage de juin 2026, à 1,8 %, entre les 2,4 % de mai et les 2,1 % de juillet.
Le poids des tarifs administrés mérite aussi d'être gardé en tête. L'électricité, le gaz et le tabac obéissent à des décisions publiques dont le calendrier est connu à l'avance. Une révision de tarif réglementé au 1er février ou au 1er août produit mécaniquement une marche dans l'indice, puis disparaît du glissement annuel douze mois plus tard. C'est précisément pour neutraliser ce type de mouvement que l'inflation sous-jacente existe.
À quoi sert l'indice de référence des loyers ?
L'indice de référence des loyers, l'IRL, sert exclusivement à réviser le loyer d'un bail d'habitation en cours. Il n'est pas égal à l'inflation : il correspond à la moyenne sur les douze derniers mois de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. Cette moyenne glissante le rend beaucoup plus lisse que l'IPC mensuel.
L'Insee le publie chaque trimestre, en base 100 au quatrième trimestre 1998. Au deuxième trimestre 2026, il atteint 148,37, en hausse de 1,15 % sur un an après 0,78 % au trimestre précédent. Des indices distincts existent pour la Corse et pour les départements d'outre-mer relevant de l'article 73 de la Constitution.
| Trimestre | Niveau de l'indice | Variation sur un an |
|---|---|---|
| 2e trimestre 2025 | 146,68 | +1,04 % |
| 3e trimestre 2025 | 145,77 | +0,87 % |
| 4e trimestre 2025 | 145,78 | +0,79 % |
| 1er trimestre 2026 | 146,60 | +0,78 % |
| 2e trimestre 2026 | 148,37 | +1,15 % |
Évolution sur un an de l'IRL, France métropolitaine, par trimestre.Source : Insee.
| Période | Valeur |
|---|---|
| T4 2024 | 1,82 % |
| T1 2025 | 1,40 % |
| T2 2025 | 1,04 % |
| T3 2025 | 0,87 % |
| T4 2025 | 0,79 % |
| T1 2026 | 0,78 % |
| T2 2026 | 1,15 % |
La moyenne sur douze mois explique le décalage constant entre l'IRL et l'actualité des prix. Quand l'inflation accélère brutalement, l'IRL ne suit qu'avec plusieurs trimestres de retard ; quand elle retombe, il continue de monter un moment. Au deuxième trimestre 2026, l'IRL progresse de 1,15 % alors que l'IPC affichait déjà 2,4 % en mai. Le loyer révisé cet été reflète les prix de l'année écoulée, pas ceux du mois en cours.
Comment se calcule concrètement la révision d'un loyer ?
La révision suppose une clause de révision inscrite au bail. Sans cette clause, le bailleur ne peut pas augmenter le loyer en cours de bail. La clause désigne le trimestre de référence ; à défaut, c'est le dernier indice publié à la date de signature qui s'applique.
La formule est fixée : nouveau loyer = loyer en cours × IRL du trimestre de référence de l'année en cours ÷ IRL du même trimestre de l'année précédente. Sur l'exemple donné par Service-Public, un loyer de 600 € indexé sur le deuxième trimestre passe à 606,91 € en 2026, soit 600 × 148,37 ÷ 146,68. Le résultat est arrondi au centime.
L'article 17-1 de la loi du 6 juillet 1989 encadre l'exercice de ce droit. La révision intervient une fois par an, à la date convenue ou au terme de chaque année du contrat. Le bailleur dispose d'un an pour la demander ; passé ce délai, il est réputé avoir renoncé au bénéfice de la clause pour l'année écoulée. La révision n'est jamais rétroactive : elle prend effet à compter de la demande.
Dans quels cas la révision est-elle interdite ?
Un logement classé F ou G au diagnostic de performance énergétique ne peut pas voir son loyer révisé. L'interdiction s'applique en France métropolitaine aux baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits à compter du 24 août 2022, et depuis le 1er juillet 2024 en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion et à Mayotte.
L'IRL a par ailleurs été plafonné par la loi pendant la période d'inflation forte. Entre le troisième trimestre 2022 et le premier trimestre 2024, la hausse annuelle a été limitée à 3,5 % en métropole, 2,5 % outre-mer et 2 % en Corse. Ce bouclier n'est plus en vigueur : les variations publiées depuis sont celles de l'indice lui-même.
Quels contrats et quelles prestations sont indexés sur l'indice des prix ?
L'indice retenu pour l'indexation est l'indice hors tabac, et non l'indice d'ensemble. La distinction n'est pas cosmétique : le tabac a progressé de 3,3 % sur un an en juillet 2026 sous l'effet de la fiscalité, un mouvement qui n'a pas de raison de se répercuter sur une pension alimentaire.
- Les contrats de droit privé qui prévoient une clause d'indexation sur l'indice des prix.
- Les pensions alimentaires, dont la revalorisation annuelle suit l'indice hors tabac lorsque la décision le prévoit.
- Les rentes viagères.
- Le Smic, revalorisé au moins une fois par an sur la base d'un indice spécifique : celui des ménages du premier quintile de la distribution des niveaux de vie, en application du décret n° 2013-123 du 7 février 2013.
Le cas du Smic mérite l'explication. L'Insee calcule des indices de prix par catégorie de ménage. Les ménages les plus modestes consacrent une part plus grande de leur budget à l'alimentation et à l'énergie ; leur inflation propre s'écarte de la moyenne quand ces postes bougent fortement. Le législateur a donc choisi d'indexer le Smic sur l'indice de ce premier quintile plutôt que sur l'indice d'ensemble.
Pour vérifier une indexation contractuelle, un seul réflexe tient : identifier précisément l'indice cité dans le contrat, son champ et sa périodicité. Un contrat qui renvoie à « l'indice Insee » sans autre précision expose à une contestation, tant les séries publiées sont nombreuses : 298 chaque mois.
Questions fréquentes
Pourquoi l'inflation annoncée ne correspond-elle pas à mes dépenses ?
L'IPC est une moyenne pondérée sur l'ensemble des ménages. Un foyer dont la structure de dépenses s'écarte de cette moyenne subit une inflation différente. En juillet 2026, l'énergie augmente de 12,4 % sur un an alors que les produits manufacturés reculent de 0,7 % : selon le poids de ces postes dans un budget donné, le résultat varie fortement.
L'estimation publiée en fin de mois est-elle définitive ?
Non. L'Insee publie une estimation provisoire le dernier jour ouvré du mois, sur la base de données de collecte restreintes, puis le résultat définitif à la mi-mois suivant. Pour juillet 2026, l'estimation provisoire de 2,1 % a été publiée fin juillet, le résultat définitif étant attendu le 14 août 2026.
Quel indice utiliser pour réviser un loyer d'habitation ?
L'indice de référence des loyers du trimestre désigné par la clause de révision du bail, comparé au même trimestre de l'année précédente. Au deuxième trimestre 2026, l'IRL vaut 148,37 contre 146,68 un an plus tôt, soit une hausse de 1,15 %.
L'IRL est-il identique partout en France ?
Non. L'Insee publie un indice pour la France métropolitaine, un pour la Corse et un pour les départements d'outre-mer relevant de l'article 73 de la Constitution. Au deuxième trimestre 2026, ces valeurs s'établissent respectivement à 148,37, 146,22 et 146,94.
Une inflation qui ralentit signifie-t-elle que les prix baissent ?
Non. Un ralentissement signifie que les prix montent moins vite. L'inflation est passée de 5,2 % en 2022 à 0,9 % en 2025, mais l'indice a augmenté chaque année sur la période. Une baisse du niveau des prix correspond à une variation négative de l'indice, ce qui ne s'est pas produit en moyenne annuelle sur ces années.
Pourquoi l'indice harmonisé est-il plus élevé que l'indice français ?
Les deux indices ne couvrent pas le même champ. L'IPCH inclut l'éducation et la santé non marchandes et, depuis 2026, les jeux de hasard, absents de l'indice national. En juillet 2026, l'IPCH progresse de 2,4 % sur un an contre 2,1 % pour l'IPC.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- En juillet 2026, les prix à la consommation augmenteraient de 2,1 % sur un an
- En juin 2026, les prix à la consommation augmentent de 1,8 % sur un an
- En mai 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,4 % sur un an
- En avril 2026, les prix à la consommation augmentent de 2,2 % sur un an
- En février 2026, les prix à la consommation augmentent de 0,9 % sur un an
- En 2025, nouveau ralentissement des prix à la consommation en moyenne annuelle
- Accélération des prix à la consommation en moyenne en 2021
- Ralentissement des prix à la consommation en moyenne en 2019
- Indice des prix à la consommation — description de l'indicateur
- Indice des prix à la consommation harmonisé — description de l'indicateur
- Inflation sous-jacente — définition
- Indice des prix à la consommation : les changements de l'année 2026
- En janvier 2026, l'indice des prix fait peau neuve
- Note méthodologique en bref — IPC 2026
- Au deuxième trimestre 2026, l'indice de référence des loyers augmente de 1,15 % sur un an
- Au quatrième trimestre 2025, l'indice de référence des loyers augmente de 0,79 % sur un an
- Indice de référence des loyers (IRL)
- Augmentation et révision du loyer en cours de bail d'habitation
- Article 17-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989
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