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Dossier de référenceÉconomie

Cotisations sociales des indépendants : assiette et taux

Mis à jour le · 12 min de lecture · 8 sources officielles

Comment sont calculées les cotisations sociales d'un travailleur indépendant ?

Les cotisations d'un indépendant au réel se calculent sur le revenu professionnel après un abattement forfaitaire de 26 %. Les principaux taux sont 17,87 % pour la retraite de base, 8,1 % pour la complémentaire et 9,70 % de CSG-CRDS. Un micro-entrepreneur paie un taux unique de 12,3 % à 25,6 % du chiffre d'affaires.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le plafond annuel de la sécurité sociale s'établit à 48 060 € en 2026 : il détermine les tranches de la retraite de base, de la complémentaire et de l'invalidité-décès.
  • L'assiette des cotisations est le revenu professionnel diminué des charges d'exploitation, auquel l'Urssaf applique un abattement forfaitaire de 26 %.
  • Le micro-entrepreneur paie un taux global unique : 12,3 % du chiffre d'affaires pour la vente de marchandises, 21,2 % pour les prestations de services commerciales, 25,6 % pour les activités libérales non réglementées.
  • L'Acre réduit de 25 % les cotisations la première année, à condition que le revenu ne dépasse pas 36 045 €, soit 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
  • Les cotisations sont provisionnelles : l'Urssaf notifie la régularisation de l'année précédente en octobre, une fois les revenus réels connus.

Sur quel revenu les cotisations sont-elles calculées ?

Un travailleur indépendant ne cotise pas sur un salaire, puisqu'il n'en perçoit pas. Il cotise sur son revenu professionnel, c'est-à-dire sur les recettes de son activité diminuées des charges d'exploitation. Ce revenu est celui qui sert également d'assiette à l'impôt sur le revenu, ce qui explique que la déclaration fiscale suffise désormais à alimenter le calcul social.

Depuis la réforme de l'assiette sociale, l'Urssaf applique à ce revenu un abattement forfaitaire de 26 %. L'abattement remplace le mécanisme antérieur, dans lequel les cotisations sociales figuraient elles-mêmes dans leur propre assiette. Il vise à rapprocher la situation des indépendants de celle des salariés, dont l'assiette est le salaire brut.

Deux plafonds structurent ensuite le calcul. Le plafond annuel de la sécurité sociale, fixé à 48 060 € pour 2026, borne la tranche principale de la retraite de base et de l'invalidité-décès. Ses multiples servent de bornes aux autres branches : quatre plafonds, soit 192 240 €, pour la retraite complémentaire, cinq plafonds, soit 240 300 €, pour les indemnités journalières.

Les seuils de cotisation dérivés du plafond de la sécurité sociale
Les seuils de cotisation dérivés du plafond de la sécurité sociale. Plafond annuel de la sécurité sociale 2026 et ses multiples utilisés comme bornes de tranches.75 % du plafond (seuil Acre) — 36 045 €75 % du plafond (seuil Acre)36 045 €1 plafond (retraite de base) — 48 060 €1 plafond (retraite de base)48 060 €4 plafonds (retraite complémentaire) — 192 240 €4 plafonds (retraite complémentaire)192 240 €5 plafonds (indemnités journalières) — 240 300 €5 plafonds (indemnités journalières)240 300 €

Plafond annuel de la sécurité sociale 2026 et ses multiples utilisés comme bornes de tranches.Source : Service Public Entreprendre.

Les seuils de cotisation dérivés du plafond de la sécurité sociale. Plafond annuel de la sécurité sociale 2026 et ses multiples utilisés comme bornes de tranches.
PosteValeur
75 % du plafond (seuil Acre)36 045 €
1 plafond (retraite de base)48 060 €
4 plafonds (retraite complémentaire)192 240 €
5 plafonds (indemnités journalières)240 300 €

Qui relève de ce régime

Le statut de travailleur indépendant ne dépend pas de la forme de l'entreprise mais de la fonction exercée. Sont concernés l'entrepreneur individuel, le micro-entrepreneur, l'associé unique d'une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée qui en assure la gérance et le gérant majoritaire d'une société à responsabilité limitée. Le président d'une société par actions simplifiée relève au contraire du régime général, comme un salarié.

Cette frontière a des conséquences directes sur le coût du travail du dirigeant. Un même montant de rémunération n'appelle pas les mêmes prélèvements selon qu'il est versé à un gérant majoritaire ou à un président de société par actions simplifiée. Le choix de la forme juridique se joue donc autant sur le régime social du dirigeant que sur la responsabilité des associés.

Les deux premières années d'activité

Une entreprise qui démarre n'a pas de revenu de référence. L'Urssaf appelle alors des cotisations calculées sur une assiette forfaitaire, régularisées ensuite sur le revenu réel. Pour 2026, la cotisation forfaitaire de retraite de base d'un début d'activité s'établit à 1 631 € et celle d'invalidité-décès à 119 €. Ces montants sont provisionnels : ils ne préjugent pas de la charge définitive.

Quels sont les taux applicables à chaque branche ?

Les cotisations d'un indépendant au régime réel ne forment pas un taux unique. Elles se décomposent en huit prélèvements, dont trois sont progressifs et dépendent du niveau de revenu. Un artisan à faible revenu ne paie pas la même chose, en proportion, qu'un consultant à haut revenu.

Les branches à taux variable

L'assurance maladie-maternité s'échelonne de 0 % à 8,50 % selon le revenu. Le taux nul concerne les revenus les plus faibles ; le taux plein n'est atteint qu'à partir d'un certain niveau. Les allocations familiales obéissent à la même logique, de 0 % à 3,10 %. Ce double barème progressif fait que le taux global effectif d'un indépendant modeste est nettement inférieur à la somme affichée des taux.

Les branches à taux fixe

La retraite de base est prélevée à 17,87 % dans la limite du plafond de la sécurité sociale, puis à 0,72 % sur la totalité du revenu au-delà. La retraite complémentaire des artisans et commerçants s'établit à 8,1 % jusqu'au plafond, puis à 9,1 % entre un et quatre plafonds. L'invalidité-décès est fixée à 1,30 % dans la limite d'un plafond. Les indemnités journalières coûtent 0,50 % jusqu'à cinq plafonds.

La CSG et la CRDS s'ajoutent au taux global de 9,70 % sur les revenus professionnels, et de 6,70 % sur les revenus de remplacement. Contrairement aux cotisations, elles n'ouvrent aucun droit : ce sont des contributions de solidarité, non des prélèvements contributifs.

Taux de cotisations d'un commerçant ou d'un artisan au régime réel, revenus 2025 déclarés en 2026.
BrancheTauxAssiette
Maladie-maternité0 % à 8,50 %Revenu, taux progressif
Indemnités journalières0,50 %Jusqu'à 240 300 €, puis 0 %
Retraite de base17,87 % puis 0,72 %Jusqu'à 48 060 €, puis totalité du revenu
Retraite complémentaire8,1 % puis 9,1 %Jusqu'à 48 060 €, puis de 48 060 € à 192 240 €
Invalidité-décès1,30 %Jusqu'à 48 060 €, puis 0 %
Allocations familiales0 % à 3,10 %Revenu, taux progressif
CSG-CRDS9,70 %Revenus professionnels
Formation professionnelle120 € commerçant, 139 € artisanForfait annuel

La contribution à la formation professionnelle

La contribution à la formation professionnelle n'est pas proportionnelle au revenu mais au plafond de la sécurité sociale. Elle représente 0,25 % de ce plafond pour un commerçant ou un professionnel libéral, soit 120 €, et 0,29 % pour un artisan, soit 139 €. La présence d'un conjoint collaborateur déclaré porte la contribution à 0,34 %, soit 163 €.

Elle est appelée en une fois, en novembre, avec l'échéance de cotisations. Les redevables mensuels la règlent le 5 ou le 20 novembre, les redevables trimestriels le 5 novembre. C'est elle qui ouvre l'accès aux fonds d'assurance formation.

Ce que les cotisations ouvrent comme droits

Toutes les lignes de l'appel de cotisations ne se valent pas. Les cotisations de retraite de base et de retraite complémentaire sont contributives : elles construisent des trimestres et des points. La cotisation d'indemnités journalières conditionne l'indemnisation des arrêts de travail. Celle d'invalidité-décès finance une pension d'invalidité et un capital décès. À l'inverse, les allocations familiales, la CSG et la CRDS ne créent aucun droit personnel.

Le conjoint qui participe régulièrement à l'activité sans être rémunéré peut être déclaré conjoint collaborateur. Il cotise alors pour son propre compte à la retraite et à l'invalidité-décès, ce qui lui ouvre des droits propres. La contribution à la formation professionnelle du chef d'entreprise est majorée en conséquence, à 163 € par an.

Comment se calcule le revenu de référence d'une année sur l'autre ?

Les cotisations appelées en cours d'année sont provisionnelles. L'Urssaf ne connaît pas le revenu de l'année en cours : elle appelle donc des cotisations calculées sur le dernier revenu connu, puis régularise une fois le revenu réel déclaré. Ce décalage est la source principale des difficultés de trésorerie des indépendants dont l'activité varie fortement.

L'avis d'appel des cotisations provisionnelles de l'année suivante est adressé en décembre. Les prélèvements interviennent ensuite mensuellement, le 5 ou le 20 du mois selon l'option retenue, ou trimestriellement, aux 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre.

Corriger l'assiette en cours d'année

Un indépendant au réel peut demander la réévaluation de ses cotisations sans attendre la régularisation. Il transmet une estimation de son revenu de l'année en cours depuis son espace Urssaf ; un avis rectificatif lui est adressé dans les quinze jours. La démarche n'est pas ouverte aux micro-entrepreneurs, dont les cotisations suivent déjà le chiffre d'affaires déclaré.

Une seconde voie existe, la modulation, réservée aux artisans, commerçants et professionnels libéraux non réglementés exerçant en métropole depuis au moins deux ans. Elle permet de déclarer un revenu chaque mois et d'ajuster les cotisations au même rythme. Dans les deux cas, il ne s'agit que de provisions : la régularisation finale reste due si l'estimation s'écarte du revenu réel.

Que paie un micro-entrepreneur ?

Le régime micro-social remplace ce calcul par un taux unique appliqué au chiffre d'affaires encaissé, sans déduction de charges. Le taux couvre l'ensemble des branches : maladie, maternité, indemnités journalières, retraite de base et complémentaire, invalidité-décès, allocations familiales et CSG-CRDS. Si le chiffre d'affaires est nul, aucune cotisation n'est due, sauf option pour les cotisations minimales.

Le régime est accessible dans la limite de plafonds de chiffre d'affaires fixés à 203 100 € pour le commerce et la fourniture de logement, et à 83 600 € pour les prestations de services et les professions libérales. La location de meublés de tourisme non classés relève d'un plafond distinct de 15 000 €.

Taux du régime micro-social en 2026, en pourcentage du chiffre d'affaires encaissé.
ActivitéCotisations seulesAvec versement libératoireCFP
Vente de marchandises et fourniture de logement12,3 %13,3 %0,1 %
Prestations de services commerciales ou artisanales21,2 %22,9 %0,3 % artisan
Activités libérales non réglementées25,6 %27,8 %0,2 %
Activités libérales réglementées relevant de la Cipav23,2 %25,4 %0,2 %
Location de meublés de tourisme classés6 %0,1 %
Taux global de cotisations du micro-entrepreneur
Taux global de cotisations du micro-entrepreneur. Pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, hors versement libératoire, en 2026.Meublés de tourisme classés — 6 %Meublés de tourisme classés6 %Vente de marchandises — 12,3 %Vente de marchandises12,3 %Services commerciaux — 21,2 %Services commerciaux21,2 %Libéral réglementé (Cipav) — 23,2 %Libéral réglementé (Cipav)23,2 %Libéral non réglementé — 25,6 %Libéral non réglementé25,6 %

Pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, hors versement libératoire, en 2026.Source : Service Public Entreprendre.

Taux global de cotisations du micro-entrepreneur. Pourcentage du chiffre d'affaires encaissé, hors versement libératoire, en 2026.
PosteValeur
Meublés de tourisme classés6 %
Vente de marchandises12,3 %
Services commerciaux21,2 %
Libéral réglementé (Cipav)23,2 %
Libéral non réglementé25,6 %

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu ajoute 1 point pour la vente, 1,7 point pour les prestations de services commerciales et 2,2 points pour les activités libérales. Il permet de solder l'impôt en même temps que les cotisations, mais il n'est avantageux que si le foyer fiscal serait effectivement imposable sans lui.

Le chiffre d'affaires se déclare chaque mois ou chaque trimestre, au choix, sur le portail dédié de l'Urssaf. La première déclaration n'intervient qu'au minimum trois mois, soit quatre-vingt-dix jours, après le début d'activité : ce délai permet d'ouvrir le compte et d'enregistrer l'entreprise.

La comparaison entre micro-social et régime réel ne se résume pas à un écart de taux. Le micro-entrepreneur cotise sur son chiffre d'affaires, charges comprises ; l'indépendant au réel cotise sur son bénéfice. Une activité à faibles charges, un conseil ou une prestation intellectuelle, s'accommode du micro. Une activité qui achète et revend, ou qui supporte un loyer commercial, atteint vite le point où le régime réel devient moins coûteux, puisque les charges y sont déduites avant calcul.

Quelles exonérations existent en début d'activité ?

L'aide à la création ou à la reprise d'une entreprise, l'Acre, réduit les cotisations personnelles du créateur pendant douze mois. Elle ne couvre pas toutes les branches : l'exonération porte sur la maladie, la maternité, la retraite de base, l'invalidité-décès et les allocations familiales. La retraite complémentaire, la CSG et la CRDS restent dues.

Un avantage conditionné au revenu

Le montant de l'exonération dépend du revenu de la première année. Jusqu'à 36 045 €, soit 75 % du plafond annuel de la sécurité sociale, l'exonération représente 25 % des cotisations concernées. Entre 36 045 € et 48 060 €, elle devient dégressive. Au-delà de 48 060 €, elle disparaît. Le dispositif cible donc les créateurs à revenu modeste.

Niveau de l'exonération Acre selon le revenu professionnel de la première année, en 2026.
Revenu annuelCorrespondanceExonération
Jusqu'à 36 045 €75 % du plafond de la sécurité sociale25 % des cotisations concernées
De 36 045 € à 48 060 €Entre 75 % et 100 % du plafondDégressive
48 060 € et plusAu moins un plafondAucune

Le cas des micro-entrepreneurs

Pour un micro-entrepreneur, l'Acre prend la forme d'un taux réduit de cotisations égal à 75 % du taux normal, soit une exonération de 25 %. L'avantage court jusqu'à la fin du troisième trimestre civil suivant la date de début d'activité déclarée, ce qui représente entre trois et douze mois selon le moment de la création. Un créateur qui démarre en janvier en profite plus longtemps qu'un créateur qui démarre en septembre.

La demande d'Acre doit être déposée dans les soixante jours qui suivent l'ouverture de l'activité. L'Urssaf statue dans un délai de trente jours ; son silence vaut acceptation. Le bénéfice de l'aide est fermé à qui en a déjà profité au cours des trois années précédentes.

Quel est le calendrier annuel de paiement et de régularisation ?

Le cycle annuel commence par la déclaration des revenus. Depuis la fusion des déclarations sociale et fiscale, l'indépendant ne remplit plus de formulaire distinct pour l'Urssaf : les données nécessaires au calcul des cotisations sont transmises à l'administration fiscale, qui les communique à l'organisme de recouvrement.

La régularisation des cotisations de l'année précédente est notifiée en octobre, une fois les revenus réels connus. Elle peut se traduire par un complément à payer ou par un crédit. L'échéancier des mois restants est alors ajusté, puis un nouvel avis d'appel provisionnel est adressé en décembre pour l'année suivante.

Ce calendrier explique une particularité du régime : une année d'activité se solde dix mois après sa clôture. Un indépendant dont le revenu a doublé le découvre au moment de la régularisation, alors que les provisions versées portaient sur l'année antérieure. L'anticipation par la réévaluation ou la modulation évite l'effet de ciseau.

Le mécanisme joue aussi en sens inverse. Une année de baisse d'activité se traduit d'abord par des appels calculés sur un revenu passé plus élevé, puis par un crédit constaté à l'automne suivant. C'est la raison pour laquelle une cessation d'activité ne clôt pas immédiatement le compte : une régularisation finale intervient après la déclaration des derniers revenus.

Le cycle annuel des cotisations d'un indépendant au réel
  1. Avis d'appel provisionnelDécembreCotisations de l'année à venir, calculées sur le dernier revenu connu
  2. PrélèvementsToute l'annéeMensuels le 5 ou le 20, ou trimestriels aux 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre
  3. Déclaration des revenusPrintempsVolet social de la déclaration fiscale, transmis à l'Urssaf
  4. Contribution formationNovembreAppel unique de 120 € ou 139 € selon l'activité
  5. Notification de régularisationOctobreRecalcul sur les revenus réels de l'année précédente et ajustement de l'échéancier

Enchaînement des échéances pour un travailleur indépendant relevant du régime réel.Source : Service Public Entreprendre.

Le cycle annuel des cotisations d'un indépendant au réel. Enchaînement des échéances pour un travailleur indépendant relevant du régime réel.
ÉtapeDélaiDétail
Avis d'appel provisionnelDécembreCotisations de l'année à venir, calculées sur le dernier revenu connu
PrélèvementsToute l'annéeMensuels le 5 ou le 20, ou trimestriels aux 5 février, 5 mai, 5 août et 5 novembre
Déclaration des revenusPrintempsVolet social de la déclaration fiscale, transmis à l'Urssaf
Contribution formationNovembreAppel unique de 120 € ou 139 € selon l'activité
Notification de régularisationOctobreRecalcul sur les revenus réels de l'année précédente et ajustement de l'échéancier

Questions fréquentes

Un indépendant sans revenu paie-t-il quand même des cotisations ?

Au régime réel, oui : des cotisations minimales restent dues pour maintenir les droits à la retraite de base, à l'invalidité-décès et aux indemnités journalières. Au régime micro-social, un chiffre d'affaires nul n'entraîne aucune cotisation, sauf si le micro-entrepreneur a opté pour les cotisations minimales, ce qui lui permet de conserver une couverture.

Le taux du micro-entrepreneur inclut-il l'impôt sur le revenu ?

Non, sauf option pour le versement libératoire. Le taux de base couvre les seules cotisations et contributions sociales. Le versement libératoire ajoute 1 point pour la vente, 1,7 point pour les prestations de services commerciales et 2,2 points pour les activités libérales, et solde l'impôt sur le revenu au fil des déclarations.

Pourquoi la régularisation aboutit-elle parfois à un rappel important ?

Parce que les cotisations appelées en cours d'année reposent sur un revenu antérieur. Un indépendant dont le revenu progresse fortement paie d'abord sur une base inférieure, puis règle la différence lors de la régularisation notifiée en octobre. La demande de réévaluation en cours d'année permet d'éviter ce rattrapage.

L'Acre est-elle automatique pour un micro-entrepreneur ?

Non. Elle doit être demandée dans les soixante jours suivant l'ouverture de l'activité, et seules les personnes appartenant à l'une des catégories éligibles peuvent l'obtenir. L'Urssaf dispose de trente jours pour répondre ; son silence vaut accord. On ne peut pas en bénéficier deux fois en trois ans.

La CSG ouvre-t-elle des droits à la retraite ?

Non. La CSG et la CRDS sont des contributions de solidarité affectées au financement de la protection sociale, non des cotisations contributives. Elles représentent 9,70 % du revenu professionnel d'un indépendant, sans contrepartie individuelle en droits.

Que se passe-t-il si le chiffre d'affaires dépasse le plafond du régime micro ?

Le régime micro-social reste applicable jusqu'à la sortie du régime micro-fiscal. Les plafonds sont de 203 100 € pour le commerce et la fourniture de logement et de 83 600 € pour les services et les activités libérales. Au-delà, l'entreprise bascule au régime réel, avec un calcul de cotisations sur le revenu net et non plus sur le chiffre d'affaires.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Protection sociale du commerçant et de l'artisanService Public Entreprendre · consulté le
  2. Cotisations sociales d'un entrepreneur individuel : ce qu'il faut savoirService Public Entreprendre · consulté le
  3. Cotisations sociales d'un micro-entrepreneur : ce qu'il faut savoirService Public Entreprendre · consulté le
  4. Régime micro-socialService Public Entreprendre · consulté le
  5. Aide à la création ou à la reprise d'une entreprise (Acre)Service Public Entreprendre · consulté le
  6. Contribution à la formation professionnelle (CFP) des entrepreneurs individuelsService Public Entreprendre · consulté le
  7. Demander la réévaluation du montant de ses cotisations et contributions socialesService Public Entreprendre · consulté le
  8. Protection sociale d'un travailleur indépendantService Public Entreprendre · consulté le

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