Ce qui distingue une microentreprise d'une PME et d'une ETI
Quels seuils séparent microentreprise, PME, ETI et grande entreprise, et quelles obligations en découlent ?
Le décret du 18 décembre 2008 fixe quatre catégories. La microentreprise occupe moins de 10 personnes pour 2 millions d'euros de chiffre d'affaires ou de bilan au plus. La PME reste sous 250 personnes, l'ETI sous 5 000. Au-delà, l'entreprise est une grande entreprise. Une seconde grille, comptable, commande les obligations.
À retenir
- Le décret n° 2008-1354 fixe quatre catégories : microentreprise (moins de 10 personnes, 2 M€), PME (moins de 250 personnes, 50 M€ de chiffre d'affaires ou 43 M€ de bilan), ETI (moins de 5 000 personnes, 1 500 M€ ou 2 000 M€), grande entreprise au-delà.
- Cette grille sert à l'analyse statistique. Les obligations comptables reposent sur une autre grille, celle des articles L230-1 et D123-200 du code de commerce, relevée au 1er mars 2024.
- En 2023, la France comptait 4 995 894 microentreprises, 174 614 PME hors microentreprises, 7 442 ETI et 333 grandes entreprises.
- Les grandes entreprises et les ETI réalisent 87,6 % du chiffre d'affaires à l'export, pour 53,7 % de l'emploi salarié.
- Un seuil d'effectif franchi à la hausse ne produit ses effets qu'après cinq années civiles consécutives ; un seul exercice sous le seuil suffit à le repasser à la baisse.
Comment la loi définit-elle les catégories d'entreprises ?
La grille de référence tient dans un texte court : l'article 3 du décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008, pris en application de la loi de modernisation de l'économie. Il découpe le tissu productif en quatre catégories, à partir de trois critères : l'effectif, le chiffre d'affaires annuel et le total de bilan.
L'articulation des critères mérite attention. Pour la microentreprise, le seuil d'effectif et le seuil financier se cumulent : moins de 10 personnes et au plus 2 millions d'euros de chiffre d'affaires ou de total de bilan. Pour la PME et l'ETI, les deux critères financiers sont alternatifs : franchir l'un sans franchir l'autre ne fait pas sortir de la catégorie.
| Catégorie | Effectif | Chiffre d'affaires annuel | Total de bilan |
|---|---|---|---|
| Microentreprise | Moins de 10 personnes | Au plus 2 M€ | ou au plus 2 M€ |
| PME (microentreprises incluses) | Moins de 250 personnes | Au plus 50 M€ | ou au plus 43 M€ |
| ETI | Moins de 5 000 personnes | Au plus 1 500 M€ | ou au plus 2 000 M€ |
| Grande entreprise | Aucun des jeux de critères précédents n'est respecté | — | — |
La catégorie s'apprécie au niveau de l'entreprise, pas de la société. L'Insee regroupe les unités légales liées entre elles par des participations en un seul acteur économique. En 2023, les 333 grandes entreprises françaises rassemblaient 30 693 unités légales : autrement dit, une grande entreprise fait vivre en moyenne une centaine de sociétés immatriculées.
Ce point change tout pour une filiale. Une société de 40 salariés détenue par un groupe de 8 000 personnes n'est pas une PME au sens statistique : elle appartient à une grande entreprise. Le raisonnement vaut aussi pour l'accès aux aides publiques, dont la plupart s'appuient sur la définition européenne de la PME, laquelle intègre les entreprises partenaires et liées dans le calcul des seuils.
Microentreprise ou micro-entrepreneur : deux notions distinctes
Le vocabulaire piège. La microentreprise est une catégorie statistique de taille. Le micro-entrepreneur est un régime fiscal et social ouvert aux entrepreneurs individuels sous conditions de chiffre d'affaires. L'Insee le formule ainsi : tout micro-entrepreneur dirige une microentreprise, l'inverse est faux. Sur 4 995 894 microentreprises recensées en 2023, 1,6 million relevaient du régime du micro-entrepreneur.
Pourquoi existe-t-il une seconde grille de seuils ?
La grille du décret de 2008 sert à décrire l'économie. Elle ne commande aucune obligation. Les obligations comptables reposent sur une autre définition, inscrite au chapitre préliminaire du livre II du code de commerce et chiffrée à l'article D123-200. Cette seconde grille distingue micro-entreprise, petite entreprise, moyenne entreprise et grande entreprise, avec des seuils sans rapport avec les premiers.
Elle a été relevée par le décret n° 2024-152 du 28 février 2024, entré en vigueur le 1er mars 2024 et applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2024. Ce relèvement répercutait l'inflation constatée depuis la fixation précédente des montants.
| Catégorie comptable | Total de bilan | Chiffre d'affaires net | Nombre moyen de salariés |
|---|---|---|---|
| Micro-entreprise | 450 000 € | 900 000 € | 10 |
| Petite entreprise | 7 500 000 € | 15 000 000 € | 50 |
| Moyenne entreprise | 25 000 000 € | 50 000 000 € | 250 |
| Groupe petit | 9 000 000 € | 18 000 000 € | 50 |
| Groupe moyen | 30 000 000 € | 60 000 000 € | 250 |
La règle d'appartenance diffère aussi de la première grille. Une société relève d'une catégorie tant qu'elle ne dépasse pas deux des trois seuils de cette catégorie. Dépasser un seul critère ne fait pas changer de camp. Une société de 12 salariés réalisant 600 000 € de chiffre d'affaires pour 300 000 € de bilan reste une micro-entreprise au sens comptable.
Combien d'entreprises compte chaque catégorie en France ?
Le tissu productif français est extrêmement dissymétrique. Sur 5 178 283 entreprises recensées en 2023 dans les secteurs principalement marchands, hors agriculture et finance, 333 seulement sont des grandes entreprises. Elles emploient pourtant plus de salariés que l'ensemble des microentreprises et des PME réunies rapporté à leur nombre.
| Catégorie | Nombre d'entreprises | Effectif salarié en ETP (milliers) | Valeur ajoutée (Md€) | Export (Md€) |
|---|---|---|---|---|
| Microentreprises | 4 995 894 | 2 706,3 | 281,5 | 19,0 |
| PME hors microentreprises | 174 614 | 4 637,9 | 335,8 | 99,3 |
| ETI | 7 442 | 4 104,1 | 377,0 | 284,6 |
| Grandes entreprises | 333 | 4 418,6 | 478,4 | 548,5 |
| Ensemble | 5 178 283 | 15 866,8 | 1 472,7 | 951,4 |
Effectif salarié en équivalent temps plein, en milliers, secteurs principalement marchands hors agriculture et finance.Source : Insee.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Microentreprises | 2 706,3 milliers d'ETP |
| PME hors micro | 4 637,9 milliers d'ETP |
| ETI | 4 104,1 milliers d'ETP |
| Grandes entreprises | 4 418,6 milliers d'ETP |
L'emploi se répartit de façon presque équilibrée entre trois blocs. Les microentreprises pèsent 17,1 % de l'emploi salarié, les PME hors microentreprises 29,2 %, les ETI 25,9 % et les grandes entreprises 27,8 %. La valeur ajoutée, elle, penche nettement vers le haut : 32,5 % pour les seules grandes entreprises, contre 19,1 % pour les microentreprises.
Chiffre d'affaires réalisé à l'exportation, en milliards d'euros.Source : Insee.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| Microentreprises | 19 Md€ |
| PME hors micro | 99,3 Md€ |
| ETI | 284,6 Md€ |
| Grandes entreprises | 548,5 Md€ |
L'export est le domaine où l'écart devient un fossé. Les grandes entreprises réalisent 57,7 % du chiffre d'affaires à l'exportation, les ETI 29,9 %. À elles deux, ces catégories concentrent 87,6 % des ventes françaises à l'étranger, quand les microentreprises en assurent 2,0 %. C'est la raison pour laquelle les politiques publiques de commerce extérieur ciblent en priorité les ETI.
La lecture par le nombre d'entreprises trompe donc l'intuition. Les microentreprises représentent 96,5 % des unités recensées mais 17,1 % de l'emploi salarié et 2,0 % de l'export. À l'autre bout, 333 entreprises portent près d'un tiers de la valeur ajoutée. Toute politique publique fondée sur le nombre de bénéficiaires et toute politique fondée sur le poids économique visent, de fait, deux populations différentes.
Un mot sur le champ de ces données. L'Insee couvre les secteurs principalement marchands, hors agriculture et hors activités financières et d'assurance. Les administrations, les associations non marchandes et les exploitations agricoles en sont absentes. Le total de 5 178 283 entreprises n'est donc pas le nombre d'organisations employeuses en France, mais le nombre d'acteurs du champ marchand ainsi défini.
Quelles obligations comptables découlent de la taille ?
Toute société commerciale tient une comptabilité, établit des comptes annuels et conserve ses documents dix ans. La taille joue sur trois points : la forme des comptes, leur publicité et le contrôle externe.
Présentation des comptes et dispense d'annexe
Une micro-entreprise au sens comptable peut présenter des comptes annuels simplifiés et se dispenser d'établir l'annexe. Les petites et moyennes entreprises peuvent adopter une présentation simplifiée du bilan, du compte de résultat ou de l'annexe selon les cas. Au-delà des seuils de la moyenne entreprise, la présentation complète redevient la règle.
Dépôt des comptes et confidentialité
Les comptes approuvés sont déposés au greffe du tribunal de commerce dans le mois qui suit l'approbation, porté à deux mois en cas de dépôt en ligne via le guichet des formalités des entreprises. Le défaut de dépôt est puni d'une amende de 1 500 €, portée à 3 000 € en cas de récidive, et le président du tribunal peut assortir son injonction d'une astreinte.
| Taille comptable | Ce qui peut rester confidentiel |
|---|---|
| Micro-entreprise | L'ensemble des comptes annuels |
| Petite entreprise | Le compte de résultat seulement ; le bilan reste public |
| Moyenne entreprise | Présentation simplifiée du bilan et de l'annexe |
| Grande entreprise | Aucune option de confidentialité |
La confidentialité n'est pas automatique. Elle suppose une déclaration jointe au dépôt, dont Service-Public publie les modèles. Les sociétés civiles immobilières échappent en principe à l'obligation de dépôt, sauf activité commerciale, assujettissement à l'impôt sur les sociétés ou à la TVA.
L'enjeu de la confidentialité est concurrentiel avant d'être administratif. Un compte de résultat déposé au greffe expose le chiffre d'affaires, la marge et la masse salariale à n'importe quel concurrent, client ou fournisseur. C'est ce qui justifie l'option ouverte aux plus petites structures. Le bilan, lui, reste public dès que la société dépasse les seuils de la micro-entreprise comptable, et l'option n'existe plus du tout au-delà de ceux de la moyenne entreprise.
Deux précisions sur les délais. Le point de départ n'est pas la clôture de l'exercice mais l'approbation des comptes par les associés. Et l'action publique en cas de défaut de dépôt se prescrit par un an à compter de l'expiration du délai, ce qui laisse au greffe et au ministère public une fenêtre courte pour agir.
Commissaire aux comptes
La nomination d'un commissaire aux comptes devient obligatoire lorsque la société dépasse deux des trois seuils suivants : 5 millions d'euros de total de bilan, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires, 50 salariés. Pour une société contrôlée par une autre, les seuils tombent à 2,5 millions d'euros de bilan, 5 millions d'euros de chiffre d'affaires et 25 salariés.
Quelles obligations sociales se déclenchent avec l'effectif ?
Les seuils sociaux ne coïncident avec aucune des deux grilles précédentes. Ils sont exprimés en nombre de salariés, et les paliers déterminants se situent à 11, 50, 200 et 250.
| Effectif | Obligations ajoutées |
|---|---|
| Moins de 11 salariés | Déclaration sociale nominative mensuelle, document unique d'évaluation des risques professionnels, contribution à la formation professionnelle au taux de 0,55 % |
| 11 salariés et plus | Mise en place d'un comité social et économique dès que le seuil est atteint pendant 12 mois consécutifs, contribution formation portée à 1 %, versement mobilité |
| 50 salariés et plus | Règlement intérieur, local de restauration, comité social et économique aux attributions élargies, FNAL au taux de 0,50 %, participation à l'effort de construction |
| 200 salariés et plus | Mise à disposition d'un local syndical |
| 250 salariés et plus | Contribution supplémentaire à l'apprentissage, selon la part d'alternants |
Le tableau se lit de manière cumulative : une entreprise de 220 salariés supporte l'ensemble des obligations des lignes précédentes. Les charges sociales augmentent donc par marches, ce qui explique la concentration statistique d'entreprises juste sous les seuils de 11 et de 50.
Comment se calcule l'effectif et que se passe-t-il au franchissement ?
L'effectif annuel se détermine au 1er janvier. Il correspond à la moyenne des effectifs de chaque mois de l'année civile précédente, les mois sans salarié étant écartés du calcul. La règle est fixée par l'Urssaf.
- Comptent pour une unité : les salariés à temps plein présents tout le mois et les mandataires sociaux titulaires d'un contrat de travail.
- Comptent au prorata : les temps partiels, les forfaits en heures, les forfaits en jours inférieurs à 218 jours, et les salariés entrés ou sortis en cours de mois.
- Ne comptent pas : les apprentis, les stagiaires, les contrats aidés, les contrats à durée déterminée de remplacement, les salariés mis à disposition d'une autre entreprise, les mandataires sociaux sans contrat de travail.
Le mécanisme de franchissement est dissymétrique, et c'est l'un des points les plus mal connus du droit social. Un seuil franchi à la hausse ne produit ses effets qu'après cinq années civiles consécutives au-dessus. Une entreprise qui passe de 48 à 52 salariés en 2026 ne supportera les obligations attachées au seuil de 50 qu'en 2031, et seulement si elle est restée au-dessus chaque année.
À la baisse, la règle s'inverse : une seule année civile sous le seuil suffit à faire tomber l'obligation. Le compteur des cinq ans repart alors de zéro si l'effectif remonte. Ce dispositif, issu de la loi relative à la croissance et la transformation des entreprises, visait à lever le frein à l'embauche au voisinage des paliers.
Trois exclusions du décompte méritent d'être signalées, parce qu'elles pèsent lourd dans certains secteurs. Les apprentis et les stagiaires ne comptent pas. Les contrats à durée déterminée conclus pour remplacer un salarié absent ne comptent pas non plus, alors que les autres contrats à durée déterminée entrent au prorata de leur durée. Enfin, un salarié mis à disposition par une autre entreprise reste dans l'effectif de son employeur d'origine.
Quelles obligations déclaratives dépendent de la catégorie en 2026 et 2027 ?
Deux réformes en cours reposent explicitement sur la taille de l'entreprise : la facturation électronique et le rapport de durabilité.
Facturation électronique
L'obligation se déploie en deux temps, selon le calendrier publié par la DGFiP. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir une facture électronique. À la même date, les grandes entreprises et les ETI doivent en outre émettre leurs factures au format électronique et transmettre à l'administration leurs données de transaction et de paiement.
Les PME et les microentreprises disposent d'un an de plus : leur obligation d'émission et de transmission s'ouvre le 1er septembre 2027. L'asymétrie est délibérée. Une microentreprise qui facture une ETI recevra dès septembre 2026 des factures électroniques qu'elle devra savoir traiter, alors qu'elle continuera d'émettre au format de son choix pendant douze mois.
- 1er septembre 2026Réception obligatoireToutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent pouvoir recevoir une facture électronique.
- 1er septembre 2026Émission pour les grandes entreprises et les ETIÉmission des factures au format électronique et transmission des données de transaction et de paiement à l'administration.
- 1er septembre 2027Émission pour les PME et microentreprisesExtension de l'obligation d'émission et de transmission aux PME et aux microentreprises.
Dates d'entrée en vigueur des obligations de réception, d'émission et de transmission des données.Source : DGFiP.
| Échéance | Ce qui change |
|---|---|
| 1er septembre 2026 | Réception obligatoire — Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent pouvoir recevoir une facture électronique. |
| 1er septembre 2026 | Émission pour les grandes entreprises et les ETI — Émission des factures au format électronique et transmission des données de transaction et de paiement à l'administration. |
| 1er septembre 2027 | Émission pour les PME et microentreprises — Extension de l'obligation d'émission et de transmission aux PME et aux microentreprises. |
Rapport de durabilité
La publication d'informations en matière de durabilité a été repoussée de deux ans par la loi du 30 avril 2025. Le premier rapport interviendrait en 2028 sur l'exercice 2027 pour les grandes entreprises dépassant deux des trois seuils de 250 salariés, 50 millions d'euros de chiffre d'affaires et 25 millions d'euros de bilan, puis en 2029 sur l'exercice 2028 pour les PME cotées.
Le champ a été resserré depuis. La direction générale des entreprises indique que la directive dite Omnibus, adoptée le 16 décembre 2025, réserve l'obligation aux entreprises de plus de 1 000 salariés réalisant plus de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires net, avec un seuil de 450 millions d'euros de chiffre d'affaires dans l'Union pour les entreprises de pays tiers. Son application en France dépend de sa transposition.
Pour un dirigeant, la conclusion pratique tient en une phrase : la catégorie n'est jamais unique. Il faut vérifier, texte par texte, laquelle des trois grilles s'applique, et sur quel exercice les seuils sont appréciés.
Questions fréquentes
Une filiale de 30 salariés est-elle une PME ?
Pas nécessairement. La catégorie s'apprécie au niveau de l'entreprise, définie comme l'ensemble des unités légales liées par des participations. Une filiale de 30 salariés appartenant à un groupe de 8 000 personnes relève de la catégorie du groupe. En 2023, les 333 grandes entreprises françaises regroupaient 30 693 unités légales.
Combien la France compte-t-elle d'ETI ?
7 442 en 2023, selon l'Insee, dans les secteurs principalement marchands hors agriculture et finance. Elles emploient 4 104 100 salariés en équivalent temps plein et réalisent 284,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires à l'export, soit 29,9 % des exportations françaises.
Un dépassement de seuil d'effectif s'applique-t-il immédiatement ?
Non. Un franchissement à la hausse ne produit ses effets qu'après cinq années civiles consécutives au-dessus du seuil. À l'inverse, une seule année civile sous le seuil suffit à faire tomber l'obligation, et le compteur repart alors à zéro.
Une petite société peut-elle garder ses comptes confidentiels ?
Partiellement. Une micro-entreprise au sens comptable, sous deux des trois seuils de 450 000 € de bilan, 900 000 € de chiffre d'affaires et 10 salariés, peut rendre l'ensemble de ses comptes confidentiels. Une petite entreprise, sous deux des trois seuils de 7,5 M€, 15 M€ et 50 salariés, ne peut occulter que son compte de résultat.
À partir de quand faut-il un commissaire aux comptes ?
Lorsque deux des trois seuils suivants sont dépassés : 5 millions d'euros de total de bilan, 10 millions d'euros de chiffre d'affaires et 50 salariés. Ces montants sont ramenés à 2,5 millions d'euros, 5 millions d'euros et 25 salariés pour une société contrôlée par une autre.
Une microentreprise doit-elle émettre des factures électroniques en septembre 2026 ?
Non, mais elle doit pouvoir en recevoir. L'obligation de réception concerne toutes les entreprises au 1er septembre 2026. L'obligation d'émission et de transmission des données ne s'ouvre pour les PME et les microentreprises qu'au 1er septembre 2027.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Article 3 du décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008
- Décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 relatif aux critères de catégorie d'entreprise
- Catégorie d'entreprise — définition
- Le tissu productif français par catégorie d'entreprises en 2023, Insee Focus n° 372
- Article D123-200 du code de commerce
- Décret n° 2024-152 du 28 février 2024 relatif à l'ajustement des critères de taille des sociétés
- Les seuils définissant la taille des sociétés et des groupes de sociétés
- Obligations comptables d'une société commerciale
- Dépôt des comptes annuels d'une société
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