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Dossier de référenceÉconomie

Impôt sur les sociétés : taux, assiette et paiement

Mis à jour le · 13 min de lecture · 11 sources officielles

Quels sont les taux de l'impôt sur les sociétés et comment se calcule-t-il ?

Le taux normal de l'impôt sur les sociétés est de 25 %. Les PME dont le chiffre d'affaires reste sous 10 millions d'euros bénéficient d'un taux de 15 % sur les 42 500 premiers euros de bénéfice. L'impôt se paie en quatre acomptes, puis par un solde au 15 mai pour un exercice clos au 31 décembre.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • Le taux normal est de 25 % depuis les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022 ; le taux réduit de 15 % couvre les 42 500 premiers euros de bénéfice des PME dont le chiffre d'affaires reste inférieur à 10 millions d'euros.
  • Une contribution sociale de 3,3 % s'ajoute pour les entreprises réalisant au moins 7,63 millions d'euros de chiffre d'affaires et dont l'impôt dépasse 763 000 €.
  • La loi de finances pour 2026 reconduit la contribution exceptionnelle sur les bénéfices en portant son seuil de 1 à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, aux taux de 20,60 % et 41,20 %.
  • Un déficit se reporte en avant sans limite de durée, mais son imputation annuelle est plafonnée à 1 000 000 € majorés de 50 % de la fraction du bénéfice qui excède ce montant.
  • L'intégration fiscale suppose une détention d'au moins 95 % du capital des filiales, de manière continue au cours de l'exercice.

Quelles sociétés sont soumises à l'impôt sur les sociétés ?

L'impôt sur les sociétés frappe le bénéfice des personnes morales. Il se distingue de l'impôt sur le revenu par sa logique : le taux est proportionnel, il ne dépend pas du montant du bénéfice sauf pour la tranche réduite, et l'impôt est acquitté par la société elle-même, non par ses associés. Ceux-ci ne sont imposés qu'au moment où ils perçoivent des dividendes.

Le rendement de l'impôt reste sensible au cycle économique. Les comptes nationaux de l'Insee le chiffrent à 69,5 milliards d'euros en 2025, après un pic à 78 milliards en 2022 et un creux à 56 milliards en 2020. Les recettes effectivement encaissées par la direction générale des finances publiques, calculées sur un périmètre plus étroit, s'établissent à 61,8 milliards d'euros en 2025 contre 59,4 milliards en 2024.

Les sociétés imposées de plein droit

Relèvent de l'impôt sur les sociétés sans avoir à le demander les sociétés anonymes, les sociétés par actions simplifiées, les sociétés à responsabilité limitée, les sociétés en commandite par actions, les sociétés coopératives et les sociétés d'exercice libéral. La forme juridique suffit à déclencher l'assujettissement, quels que soient l'activité et le chiffre d'affaires.

Les sociétés imposées sur option

D'autres structures relèvent par défaut de l'impôt sur le revenu et peuvent choisir l'impôt sur les sociétés : entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée, société en nom collectif, sociétés civiles, exploitations agricoles à responsabilité limitée, sociétés civiles professionnelles. L'entrepreneur individuel peut lui aussi opter, en demandant à être assimilé à une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée.

L'arbitrage n'est pas seulement fiscal. Passer à l'impôt sur les sociétés fait sortir le bénéfice non distribué de l'assiette de l'impôt sur le revenu du dirigeant, mais fait entrer sa rémunération dans les charges déductibles de la société. Le calcul dépend de la part du résultat réellement prélevée par le dirigeant.

Un impôt territorial

L'article 209 du code général des impôts retient une conception territoriale : seuls sont imposables en France les bénéfices réalisés dans les entreprises exploitées en France, ainsi que ceux dont l'imposition est attribuée à la France par une convention fiscale. Le bénéfice d'une filiale étrangère n'est donc pas imposé en France du seul fait que sa mère y est établie.

Quels taux s'appliquent au bénéfice imposable ?

Le taux normal est fixé à 25 % pour les exercices ouverts à compter du 1er janvier 2022. Il s'applique à toutes les entreprises, sans condition de taille. Deux dispositifs s'y superposent : un taux réduit pour les PME et deux contributions additionnelles assises sur l'impôt lui-même.

Le taux réduit de 15 %

Le taux de 15 % s'applique à la fraction de bénéfice n'excédant pas 42 500 € par période de douze mois. Au-delà, le taux normal reprend. Deux conditions cumulatives ouvrent le droit à ce taux : un chiffre d'affaires hors taxe inférieur à 10 millions d'euros, et un capital entièrement libéré détenu de façon continue à 75 % au moins par des personnes physiques, directement ou par l'intermédiaire d'une société elle-même détenue à 75 % par des personnes physiques.

L'économie maximale procurée par le taux réduit se calcule simplement : dix points d'écart sur 42 500 € de bénéfice, soit 4 250 € par exercice. Le dispositif vise les petites structures, pas les filiales de groupes.

La contribution sociale de 3,3 %

Les entreprises dont le chiffre d'affaires atteint 7,63 millions d'euros et dont l'impôt sur les sociétés dépasse 763 000 € acquittent une contribution sociale de 3,3 %. Elle est assise sur le montant de l'impôt diminué d'un abattement de 763 000 €. L'abattement fait office de franchise : une société dont l'impôt s'élève à 800 000 € n'acquitte la contribution que sur 37 000 €.

La contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises

Créée par l'article 48 de la loi de finances pour 2025, cette contribution visait initialement les entreprises réalisant au moins 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires, au titre du premier exercice clos à compter du 31 décembre 2025. Elle est assise non sur le bénéfice mais sur la moyenne de l'impôt sur les sociétés dû au titre de l'exercice considéré et de l'exercice précédent.

Le taux est de 20,6 % en dessous de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires et de 41,2 % au-delà. Deux mécanismes de lissage atténuent l'effet de seuil, entre 1 et 1,1 milliard puis entre 3 et 3,1 milliards. Un versement anticipé égal à 98 % du montant estimé est exigible à la date du dernier acompte d'impôt sur les sociétés.

La loi de finances pour 2026 reconduit la contribution en relevant son seuil d'entrée de 1 à 1,5 milliard d'euros de chiffre d'affaires, ce qui en écarte les entreprises de taille intermédiaire. Les taux de 20,60 % et 41,20 % sont maintenus, et la base reste la moyenne de l'impôt des exercices 2025 et 2026.

Taux et contributions applicables à l'impôt sur les sociétés en 2026.
PrélèvementConditionTauxAssiette
Taux réduitCA < 10 M€ et capital détenu à 75 % par des personnes physiques15 %Bénéfice jusqu'à 42 500 €
Taux normalAucune25 %Bénéfice au-delà de 42 500 € ou totalité
Contribution socialeCA ≥ 7,63 M€ et IS > 763 000 €3,3 %IS diminué de 763 000 €
Contribution exceptionnelleCA > 1,5 Md€ et < 3 Md€20,60 %Moyenne de l'IS 2025 et 2026
Contribution exceptionnelleCA ≥ 3 Md€41,20 %Moyenne de l'IS 2025 et 2026
Produit de l'impôt sur les sociétés
Produit de l'impôt sur les sociétés. Comptes nationaux annuels, base 2020, avant crédits d'impôt. 2024 semi-définitif, 2025 provisoire.78 Md€48,3 Md€2020 — 56 Md€20202021 — 62 Md€20212022 — 78 Md€20222023 — 67,5 Md€20232024 — 68 Md€20242025 — 69,5 Md€2025

Comptes nationaux annuels, base 2020, avant crédits d'impôt. 2024 semi-définitif, 2025 provisoire.Source : Insee.

Produit de l'impôt sur les sociétés. Comptes nationaux annuels, base 2020, avant crédits d'impôt. 2024 semi-définitif, 2025 provisoire.
PériodeValeur
202056 Md€
202162 Md€
202278 Md€
202367,5 Md€
202468 Md€
202569,5 Md€

Comment se détermine le bénéfice imposable ?

Le point de départ est le résultat comptable de l'exercice. Il subit ensuite des retraitements extracomptables : réintégration des charges que la loi fiscale refuse, déduction des produits qu'elle exonère. Le résultat fiscal ainsi obtenu peut différer sensiblement du résultat publié dans les comptes.

Les charges déductibles

Une charge n'est déductible que si elle est engagée dans l'intérêt de l'exploitation, régulièrement comptabilisée, appuyée de justificatifs et si elle se traduit par une diminution de l'actif net. Les rémunérations des dirigeants, les loyers, les achats, les amortissements et les provisions justifiées répondent à ces critères. Une dépense d'ordre personnel réglée par la société ne les remplit pas.

Plusieurs charges sont expressément exclues. Les amendes et pénalités infligées pour infraction à une obligation légale ne sont jamais déductibles, quelle qu'en soit la nature. Les dépenses somptuaires, chasse, pêche, résidences d'agrément, subissent le même sort. La règle vise à éviter que la collectivité prenne à sa charge une fraction de la sanction ou de l'agrément.

Les plus-values de cession

Les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis au moins deux ans sont exonérées, sous réserve de la réintégration d'une quote-part de frais et charges de 12 % du montant brut de la plus-value. Certaines cessions d'immeubles au profit de sociétés d'investissements immobiliers cotées relèvent d'un taux de 19 %.

La déclaration de résultat, formulaire n° 2065-SD, est accompagnée d'une liasse d'annexes qui détaille le passage du résultat comptable au résultat fiscal. C'est sur ces tableaux que porte l'essentiel du contrôle.

Ce qui vient après l'assiette

Les crédits et réductions d'impôt n'interviennent pas dans l'assiette : ils s'imputent sur l'impôt une fois celui-ci liquidé. Une société bénéficiant du crédit d'impôt recherche calcule donc d'abord son résultat fiscal, applique le taux, puis retranche la créance. Lorsque l'impôt est insuffisant, le crédit devient une créance sur l'État, ce qui explique qu'une entreprise déficitaire puisse malgré tout percevoir une somme au titre d'un dispositif incitatif.

Le bénéfice distribué subit ensuite une seconde imposition, entre les mains de l'associé. C'est cette superposition, impôt sur les sociétés puis imposition du dividende, qui fait de la comparaison avec l'impôt sur le revenu un calcul à deux étages et non une simple comparaison de taux.

Que devient un déficit ?

Un exercice déficitaire ne donne lieu à aucun impôt, mais le déficit n'est pas perdu. Deux mécanismes permettent de l'utiliser : le report en avant, qui est le régime de droit commun, et le report en arrière, qui suppose une option.

Le report en avant

Le déficit se reporte sur les bénéfices des exercices suivants sans limitation de durée. L'imputation annuelle est en revanche plafonnée à 1 000 000 €, majorés de 50 % de la fraction du bénéfice qui excède ce montant. Le solde non imputé reste reportable.

Un exemple chiffre la règle. Une société disposant d'un déficit reportable de 1 500 000 € réalise un bénéfice de 1 050 000 €. Le plafond d'imputation s'établit à 1 000 000 € plus 50 % de 50 000 €, soit 1 025 000 €. Elle est donc imposée sur 25 000 € et conserve 475 000 € de déficit reportable. Le plafonnement garantit à l'État une recette même face à un stock de déficits important.

Le report en arrière

Le report en arrière, ou carry-back, permet d'imputer le déficit sur le bénéfice du seul exercice précédent, dans la limite du plus petit des deux montants suivants : ce bénéfice antérieur ou 1 000 000 €. Il s'exerce sur option, au moyen du formulaire n° 2039-SD, et fait naître une créance sur le Trésor.

Cette créance s'impute sur l'impôt sur les sociétés dû au titre des cinq exercices suivants. Si elle n'a pas été absorbée à l'issue de ce délai, elle est remboursée. Le carry-back transforme donc un déficit en trésorerie plus vite que le report en avant, mais son plafond est nettement plus rigide et il consomme un bénéfice déjà imposé.

Les deux mécanismes de report des déficits à l'impôt sur les sociétés.
CaractéristiqueReport en avantReport en arrière
Exercices visésTous les exercices suivants, sans limite de duréeLe seul exercice précédent
Plafond1 000 000 € + 50 % du bénéfice excédant ce montantLe plus petit du bénéfice précédent ou de 1 000 000 €
FormalitéAutomatiqueOption, formulaire n° 2039-SD
EffetRéduction de l'impôt des exercices bénéficiairesCréance imputable sur cinq ans, puis remboursable

Les deux régimes ne s'excluent pas : une société peut opter pour le report en arrière à hauteur du plafond et conserver le surplus de déficit en report en avant. Le choix se fait exercice par exercice, à l'appui de la déclaration de résultat.

Quand et comment l'impôt se paie-t-il ?

La déclaration de résultat

Les sociétés dont l'exercice coïncide avec l'année civile déposent la déclaration n° 2065-SD au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai. Le délai supplémentaire de quinze jours accordé aux téléprocédures a porté l'échéance au 20 mai 2026 pour l'exercice 2025. Lorsque l'exercice se clôt à une autre date, la déclaration est due dans les trois mois de la clôture.

Les quatre acomptes

L'impôt est versé par avance, en quatre acomptes échelonnés au 15 mars, au 15 juin, au 15 septembre et au 15 décembre, au moyen du relevé n° 2571-SD. Ils sont calculés à partir du résultat du dernier exercice clos, ce qui produit un décalage : une société dont le bénéfice s'effondre paie d'abord sur la base de l'année précédente, quitte à obtenir un remboursement ensuite.

Trois situations dispensent d'acomptes : un impôt de référence inférieur à 3 000 €, la première année d'existence d'une société nouvellement créée, et la première période d'imposition d'une société nouvellement soumise à l'impôt sur les sociétés. La société acquitte alors la totalité au moment du solde.

Le solde

Le solde est versé au moyen du relevé n° 2572-SD, au plus tard le 15 du quatrième mois suivant la clôture de l'exercice, soit le 15 mai pour un exercice clos le 31 décembre. Si les acomptes ont excédé l'impôt réellement dû, l'excédent est restitué.

Calendrier de l'impôt sur les sociétés, exercice clos le 31 décembre
  1. Premier acompte15 marsRelevé n° 2571-SD, calculé sur le dernier exercice clos
  2. Déclaration de résultat20 mai 2026Formulaire n° 2065-SD et liasse fiscale, délai téléprocédures inclus
  3. Paiement du solde15 maiRelevé n° 2572-SD, déduction faite des acomptes versés
  4. Deuxième acompte15 juinUn quart de l'impôt de référence
  5. Troisième acompte15 septembreUn quart de l'impôt de référence
  6. Quatrième acompte15 décembreDernier versement, échéance du versement anticipé de la contribution exceptionnelle

Échéances applicables à l'exercice 2025, déclaré et liquidé en 2026.Source : Service Public Entreprendre, impots.gouv.fr.

Calendrier de l'impôt sur les sociétés, exercice clos le 31 décembre. Échéances applicables à l'exercice 2025, déclaré et liquidé en 2026.
ÉtapeDélaiDétail
Premier acompte15 marsRelevé n° 2571-SD, calculé sur le dernier exercice clos
Déclaration de résultat20 mai 2026Formulaire n° 2065-SD et liasse fiscale, délai téléprocédures inclus
Paiement du solde15 maiRelevé n° 2572-SD, déduction faite des acomptes versés
Deuxième acompte15 juinUn quart de l'impôt de référence
Troisième acompte15 septembreUn quart de l'impôt de référence
Quatrième acompte15 décembreDernier versement, échéance du versement anticipé de la contribution exceptionnelle

Qu'apporte l'intégration fiscale à un groupe ?

L'intégration fiscale, prévue à l'article 223 A du code général des impôts, permet à une société mère de se constituer seule redevable de l'impôt dû sur l'ensemble des résultats du groupe. Les bénéfices des unes compensent alors les déficits des autres, au lieu de rester enfermés dans chaque société.

La condition centrale tient à la détention. Le capital des filiales intégrées doit être détenu à 95 % au moins, de manière continue au cours de l'exercice, directement par la société mère ou indirectement par l'intermédiaire de sociétés elles-mêmes membres du groupe. La mère, elle, ne doit pas être détenue à 95 % ou plus par une autre personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun.

L'option est notifiée par la société mère dans le délai prévu pour le dépôt de la déclaration de résultat de l'exercice précédent, avec l'accord de chaque filiale entrant dans le périmètre. Le périmètre est mis à jour chaque année : une filiale dont la détention passe sous 95 % en sort, avec les conséquences qui s'attachent à cette sortie.

L'intégration modifie aussi l'appréciation des seuils. Pour la contribution exceptionnelle sur les bénéfices, le chiffre d'affaires du groupe est la somme de ceux de chaque société membre. Pour le taux réduit de 15 %, la jurisprudence de 2025 impose la même logique. Un groupe ne peut donc pas fractionner son activité pour rester sous un seuil.

Recettes fiscales nettes collectées par la DGFiP en 2025
Recettes fiscales nettes collectées par la DGFiP en 2025. Principales lignes, en milliards d'euros. Total collecté : 610,3 milliards d'euros.TVA — 211,7 Md€TVA211,7 Md€Impôt sur le revenu — 94,9 Md€Impôt sur le revenu94,9 Md€Impôt sur les sociétés — 61,8 Md€Impôt sur les sociétés61,8 Md€

Principales lignes, en milliards d'euros. Total collecté : 610,3 milliards d'euros.Source : DGFiP Statistiques n° 43, mars 2026.

Recettes fiscales nettes collectées par la DGFiP en 2025. Principales lignes, en milliards d'euros. Total collecté : 610,3 milliards d'euros.
PosteValeur
TVA211,7 Md€
Impôt sur le revenu94,9 Md€
Impôt sur les sociétés61,8 Md€

Questions fréquentes

Une société qui ne réalise aucun bénéfice doit-elle déposer une déclaration ?

Oui. La déclaration de résultat est due chaque année, y compris en cas de déficit ou d'absence d'activité. C'est elle qui constate le déficit et ouvre le droit à son report. Une société qui ne déclare pas perd la trace de ses déficits et s'expose à une taxation d'office.

Le taux réduit de 15 % s'applique-t-il automatiquement ?

Il s'applique de plein droit dès lors que les conditions de chiffre d'affaires et de détention du capital sont remplies, sans demande particulière. Mais l'entreprise doit être en mesure de les justifier. Le capital doit être entièrement libéré et la détention à 75 % par des personnes physiques appréciée de façon continue sur l'exercice.

Une SCI peut-elle relever de l'impôt sur les sociétés ?

Oui, sur option. Une société civile immobilière relève par défaut de l'impôt sur le revenu, chaque associé étant imposé sur sa quote-part. L'option pour l'impôt sur les sociétés permet de déduire les amortissements de l'immeuble, mais elle alourdit la fiscalité de la plus-value en cas de revente, puisque celle-ci se calcule sur la valeur nette comptable.

Vaut-il mieux reporter un déficit en avant ou en arrière ?

Le report en arrière fait naître une créance mobilisable, donc de la trésorerie, mais il est plafonné à 1 000 000 € et limité au seul exercice précédent. Le report en avant n'a pas de limite de durée et son plafond annuel est de 1 000 000 € majorés de 50 % du bénéfice excédentaire. Une société qui anticipe un retour rapide aux bénéfices élevés y trouve davantage.

Comment le seuil de 10 millions d'euros s'apprécie-t-il pour une filiale ?

Depuis la décision du Conseil d'État du 13 mars 2025, une société membre d'un groupe fiscalement intégré doit retenir le chiffre d'affaires du groupe et non le sien. Les entreprises qui avaient appliqué le taux réduit sur la base de leur seul chiffre d'affaires pouvaient régulariser jusqu'au 20 mai 2026 sans pénalité ni intérêt de retard.

Les dividendes versés aux associés sont-ils déductibles du résultat ?

Non. Le dividende est une répartition du bénéfice après impôt, pas une charge d'exploitation. La rémunération versée au dirigeant, elle, est déductible si elle correspond à un travail effectif et n'est pas excessive. C'est l'un des ressorts de l'arbitrage entre salaire et dividende.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Impôt sur les sociétés (IS) : taux, déclaration, paiementService Public Entreprendre · consulté le
  2. Impôt sur les sociétés (IS) : report de déficitService Public Entreprendre · consulté le
  3. Impôt sur les sociétésimpots.gouv.fr · consulté le
  4. Taux réduit d'impôt sur les sociétés : le critère du chiffre d'affaires revu pour les entreprises appartenant à des groupesimpots.gouv.fr · consulté le
  5. L'impôt sur les sociétés, comment ça marche ?economie.gouv.fr · consulté le
  6. Loi de finances 2026 : ce qui change pour les entrepriseseconomie.gouv.fr · consulté le
  7. BOI-IS-AUT-60, contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprisesBOFiP-Impôts · consulté le
  8. BOI-IS-GPE-10-20-10, conditions de détention du capital dans un groupe intégréBOFiP-Impôts · consulté le
  9. Article 48 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025Légifrance · consulté le
  10. Impôts, données annuelles de 1995 à 2025Insee · consulté le
  11. DGFiP Statistiques n° 43, les recettes fiscales collectées par la DGFiP en 2025Direction générale des finances publiques · consulté le

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