Aller au contenu
ÉCONOMIE1 source4 min de lecture

Organisation économique : les organisations de producteurs

Illustration — Économie
Le métro du côté de Bercy.jpg — besopha, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.

Ministère de l'Agriculture — Licence Ouverte / Etalab 2.0. Publication d'origine, 12 août 2026.

Agrégé automatiquement — Responsable de publication : — Mis à jour le

Texte officiel intégral

Ci-dessous, le corps complet de la publication de Ministère de l'Agriculture, reproduit sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 en autorise expressément la reproduction, à la seule condition d'en mentionner la paternité.

Une organisation de producteurs (OP) est constituée à l’initiative d’un ensemble d’agriculteurs qui se regroupent dans l’objectif de mutualiser leurs moyens afin de rééquilibrer les relations commerciales qu’ils entretiennent avec les acteurs économiques de l’aval de leur filière.

Une société coopérative agricole, une union de coopératives agricoles, une société d’intérêt collectif agricole, une association régie par la loi du 1er juillet 1901, une société commerciale ou un groupement d’intérêt économique peut être reconnu, par arrêté ministériel, organisation de producteurs (OP).

Pour obtenir cette reconnaissance des pouvoirs publics, la structure doit, en fonction de son secteur de production, effectuer un certain nombre de missions et avoir notamment pour objet la valorisation de la production agricole ou forestière de ses membres, le renforcement de l’organisation commerciale des producteurs ou encore l’organisation et la pérennisation de la production. Il s’agit également de renforcer la capacité de négociation des producteurs agricoles dans le cadre strict du respect du droit de la concurrence.

Pour ce faire, les OP opèrent deux grandes catégories de fonctions :

  • La définition de règles pour adapter l’offre à la demande, instaurer une transparence des transactions, mettre en œuvre la traçabilité et promouvoir des méthodes de production respectueuse de l’environnement ;
  • La commercialisation en totalité ou en partie de la production de leurs membres ou la mise à disposition de leurs membres des moyens nécessaires à la commercialisation de leur production.

Une OP doit impérativement justifier d’une activité économique suffisante et être capable d’exercer effectivement les activités qui lui sont confiées par ses membres. Ainsi, pour chaque secteur, les pouvoirs publics ont fixé des seuils de reconnaissance, basés sur le nombre de producteurs ou encore sur la valeur de la production commercialisée, que l’OP doit obligatoirement atteindre pour être reconnue. En outre, une OP doit avoir un mode de fonctionnement démocratique.

Secteurs de production

Aujourd’hui, le code rural et de la pêche maritime prévoit des règles encadrant le régime des OP dans les secteurs de production suivants :

  • Productions végétales Secteurs des fruits et légumes, banane, plant de pomme de terre, tabac brut, plantes à parfum, aromatiques et médicinales, sucre pour la betterave sucrière, olives de table et de l'huile d'olive, houblon, plantes vivantes et des produits de la floriculture, semences d'espèces végétales, riz, fourrages séchés, oléagineux, protéagineux à graines, soja et légumes secs et secteur forestier.
  • Productions animales Secteurs de l'élevage en vue de la production de viande (secteurs bovin, ovin, caprin, porcin, avicole, cunicole et équin) et en vue de la reproduction animale, secteur du lait et produits laitiers.

Comment demander une reconnaissance en OP ou AOP ?

Les guides juridiques suivants précisent la composition des dossiers de demande de reconnaissance dans les secteurs correspondants et leur procédure de traitement :

Pour les autres secteurs, la structure candidate à la reconnaissance peut s'inspirer de l'un de ces guides. La composition des dossiers de reconnaissance est très similaire pour l'ensemble des secteurs. Le dossier doit être envoyé par mail à l’adresse suivante : brese.dgpe@agriculture.gouv.fr

L’avis de la commission nationale technique, (CNT) du Conseil supérieur d'orientation et de coordination de l’économie agricole et alimentaire, précédé de celui d’un groupe sectoriel technique, est requis pour toute reconnaissance en qualité d'organisation de producteurs. L’arrêté ministériel portant reconnaissance en qualité d'OP est publié au Journal Officiel de la République française.

Calendrier prévisionnel des réunions des GT et CNT de l'année 2026

Au 1 er juillet 2026, tous secteurs confondus, 597 organisations de producteurs et 39 associations d'organisations de producteurs sont reconnues en France. La répartition des OP et AOP présentant les reconnaissances OP et AOP par secteur (fruits et légumes, viandes, lait, autres secteurs, forêt) est la suivante :

Organisations de producteurs (OP) par filières (en nombre et en % du total)

Associations d'organisations de producteurs (AOP) par secteur (en nombre et en % du total)

L'année 2026 a été marquée notamment par la reconnaissance de la première association d'organisations de producteurs dans le secteur "fourrages séchés" (ASSOCIATION ALFALAB).

Fin du texte officiel repris

Source :Ministère de l'Agriculture, publié le — Licence Ouverte / Etalab 2.0.

Consulter la publication d'originehttps://agriculture.gouv.fr/organisation-economique-les-organisations-de-producteurs

Texte reproduit dans son intégralité. La mention de la source et de sa date de dernière mise à jour est la seule condition posée par la Licence Ouverte / Etalab 2.0 ; elle ne confère aucun caractère officiel à cette reprise et ne vaut ni reconnaissance ni caution de fildactu.fr par l'émetteur.

Sources

1 source (Ministère de l'Agriculture — Actualités). Chaque lien renvoie vers la publication d'origine — le contenu reste chez son éditeur.

D'autres sujets « Réglementation » — Économie

Comment ce sujet a-t-il été constitué ?

Les publications des sources suivies sur la rubrique Économie sont dédoublonnées par empreinte de titre sur une fenêtre de 72 heures, puis regroupées lorsqu'elles couvrent le même événement. Le compteur indique combien d'émetteurs distincts l'ont traité.

Le texte encadré plus haut est le corps de la publication de Ministère de l'Agriculture, repris dans son intégralité et sans modification. La Licence Ouverte / Etalab 2.0 sous laquelle cet organisme diffuse ses informations concède « un droit non exclusif et gratuit de libre réutilisation », dont celui « de la communiquer, la reproduire, la copier » et « de l'exploiter à titre commercial », sous la seule réserve d'en « mentionner la paternité » — la source et la date de dernière mise à jour, portées en tête et en pied du texte, avec le lien vers l'original. La mise en page — chapô détaché, intertitres, sommaire — est de fildactu.fr ; les mots sont ceux de l'émetteur, et pas un n'a été ajouté, retiré ni reformulé. Pour la presse et pour toute source sans autorisation vérifiée, fildactu.fr ne conserve que le titre tel que publié, le nom de l'éditeur, le lien d'origine et la date.

Où ce sujet est-il rangé ?