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Dossier de référenceEmploi

Comment sont calculées les allocations chômage en 2026

Mis à jour le · 13 min de lecture · 10 sources officielles

Comment sont calculées et versées les allocations chômage en 2026 ?

Il faut 130 jours travaillés ou 910 heures sur 24 mois, 36 mois à partir de 55 ans, pour ouvrir un droit à l'ARE. L'allocation journalière vaut 40,4 % du salaire journalier de référence plus 13,18 €, ou 57 % de ce salaire, avec un minimum de 32,13 €. La durée maximale est de 548 jours avant 55 ans.

Dossier de référence — production automatisée vérifiée — Responsable de publication : — Mis à jour le

À retenir

  • La condition d'affiliation de droit commun est de 130 jours travaillés ou 910 heures au cours des 24 derniers mois, portés à 36 mois à partir de 55 ans.
  • Depuis le 1er avril 2026, un demandeur d'emploi jamais indemnisé au cours des vingt dernières années peut ouvrir un droit avec 108 jours travaillés ou 758 heures.
  • Un coefficient de 0,75 réduit de 25 % toutes les durées d'indemnisation depuis le 1er février 2023 : le maximum tombe à 548 jours avant 55 ans.
  • L'allocation supérieure à 92,57 € par jour subit une baisse de 30 % à partir du 7e mois, sans pouvoir descendre sous 92,57 €.
  • Le régime est financé par une contribution patronale de 4 % depuis le 1er mai 2025, la part salariale ayant disparu le 1er janvier 2019.

Qui a droit à l'allocation d'aide au retour à l'emploi ?

L'allocation d'aide au retour à l'emploi, l'ARE, remplace le revenu des salariés involontairement privés d'emploi. L'Unédic recense sept conditions cumulatives : être inscrit comme demandeur d'emploi, ne pas avoir atteint l'âge légal de la retraite, justifier d'une durée d'affiliation, avoir perdu son emploi involontairement, être physiquement apte au travail, rechercher effectivement un emploi et résider sur un territoire couvert par le régime.

La condition d'affiliation de droit commun est de 130 jours travaillés ou 910 heures, soit six mois, au cours des 24 mois précédant la fin du contrat. Cette période de référence passe à 36 mois pour les salariés de 55 ans et plus. Les périodes n'ont pas à être continues et peuvent avoir été accomplies chez plusieurs employeurs.

Le décompte obéit à une règle par semaine civile. Cinq jours sont retenus pour toute période d'emploi de cinq à sept jours dans la même semaine. En dessous, le nombre de jours réellement travaillés est retenu, dans la limite de quatre. Une semaine du lundi au mercredi compte donc trois jours.

Les périodes de formation professionnelle sont assimilées à du travail, mais dans la limite des deux tiers du nombre de jours travaillés. L'Unédic donne l'exemple d'un demandeur qui totalise 90 jours travaillés et 80 jours de formation : la formation n'est retenue qu'à hauteur de 60 jours, ce qui porte l'affiliation à 150 jours.

L'assouplissement du 1er avril 2026 pour les primo-entrants

La convention d'assurance chômage du 15 novembre 2024 prévoyait une condition d'affiliation abaissée pour les salariés jamais admis à l'ARE dans les vingt années précédant leur inscription. La mesure avait été écartée de l'agrément du 19 décembre 2024, faute de base légale. La loi n° 2025-989 du 24 octobre 2025, puis le décret n° 2026-214 du 28 mars 2026, ont comblé ce vide.

Ces dispositions s'appliquent aux fins de contrat de travail intervenant à compter du 1er avril 2026. Un primo-entrant qui ne réunit pas les 130 jours peut ouvrir un droit avec 108 jours travaillés ou 758 heures, soit cinq mois. Sa durée minimale d'indemnisation est alors de 152 jours. Les travailleurs saisonniers bénéficient du même seuil dérogatoire depuis le 1er avril 2025.

La perte involontaire d'emploi reste la clé d'entrée. La rupture conventionnelle et la rupture d'un commun accord y ouvrent droit. La démission, non, sauf motif reconnu légitime ou projet professionnel réel et sérieux. Un salarié qui a démissionné d'un emploi précédent et qui totalise depuis moins de 65 jours travaillés ou 455 heures ne peut pas être indemnisé ; il peut saisir l'instance paritaire régionale au terme d'un délai de 121 jours.

Toutes les activités n'ouvrent pas de droits. Le régime couvre les salariés liés par un contrat de travail, c'est-à-dire subordonnés à un employeur, fournissant un travail et rémunérés pour celui-ci. Les travailleurs indépendants, les commerçants, les artisans, les professions libérales et les mandataires sociaux qui ne cumulent pas leur mandat avec un emploi salarié en sont exclus. Ils peuvent, sous conditions, percevoir l'allocation des travailleurs indépendants pendant 182 jours.

L'affiliation est obligatoire pour tout employeur privé installé en France métropolitaine, dans les départements d'outre-mer et dans certaines collectivités, ainsi qu'à Monaco. Mayotte fait exception : le département dispose depuis le 1er janvier 2013 d'un régime d'assurance chômage propre, avec des règles et des taux distincts.

Comment se calcule le salaire journalier de référence ?

Tout le montant de l'allocation dépend du salaire journalier de référence, le SJR. Le salaire de référence rassemble les rémunérations brutes soumises aux contributions d'assurance chômage perçues pendant la période de référence, primes comprises.

Plusieurs sommes en sont exclues : les indemnités de licenciement, les indemnités de rupture conventionnelle, les indemnités compensatrices de préavis, de non-concurrence, de congés payés et de compte épargne-temps, ainsi que les indemnités transactionnelles. Autrement dit, ce que l'employeur verse à cause de la rupture n'entre jamais dans le calcul.

La formule retenue par l'Unédic est simple dans son principe : SJR = salaire de référence divisé par le nombre de jours calendaires compris entre le premier jour de la première période d'emploi de la période de référence et le terme de cette période. Ce dénominateur intègre les jours travaillés comme les jours d'intercontrat.

C'est ce dénominateur qui pénalise les parcours hachés. Un garde-fou existe : les périodes d'intercontrat ne sont retenues que dans la limite de 70 % des périodes d'emploi. Ce plafond était fixé à 75 % avant le 1er avril 2025. Un salarié qui totalise 300 jours travaillés et 250 jours d'intercontrat verra ces derniers ramenés à 210 jours, soit un dénominateur de 510 jours au lieu de 550.

Un exemple complet

Un salarié quitte un contrat à durée indéterminée après douze mois continus, payé 2 400 € bruts par mois. Son salaire de référence atteint 28 800 € et la période couvre 365 jours calendaires. Son SJR s'établit à 78,90 €. L'allocation journalière est alors le plus élevé des deux calculs : 40,4 % de 78,90 € plus 13,18 €, soit 45,06 €, ou 57 % de 78,90 €, soit 44,98 €. Le versement mensuel, sur 30 jours, atteint 1 351,80 €.

Deux limites encadrent le résultat. L'assiette des contributions d'assurance chômage ne peut pas dépasser quatre fois le plafond mensuel de la sécurité sociale fixé par l'arrêté du 22 décembre 2025, soit 16 020 € par mois en 2026. Et lorsque le salarié travaillait à temps partiel, un coefficient réducteur égal au rapport entre ses heures et celles d'un temps plein s'applique : 30 heures pour un temps plein de 35 heures donnent un coefficient de 0,86.

Quel est le montant de l'allocation ?

Le mode de calcul dépend du niveau de salaire antérieur. Quatre tranches se succèdent, avec un montant plancher exprimé en euros par jour et un pourcentage du SJR dans le haut du barème.

Calcul de l'ARE selon le niveau de salaire. Bornes de salaire indicatives au 1er janvier 2025, allocation minimale au 1er juillet 2025, seuil de prélèvement au 1er janvier 2026.
Salaire mensuel brut antérieurAllocation journalière bruteRetenue retraite complémentaireCSG et CRDS
Inférieur à 1 303,05 €75 % du salaire brutAucuneAucune
De 1 303,05 € à 1 426,72 €Allocation minimale de 32,13 € par jourAucuneAucune
De 1 426,72 € à 2 415,01 €40,4 % du SJR + 13,18 € par jour3 % du SJRAucune
De 2 415,01 € à 15 700 €57 % du SJR3 % du SJRSi l'allocation dépasse 61 € : CSG 6,2 % et CRDS 0,5 %, appliquées sur 98,25 % de l'allocation

Deux bornes s'ajoutent. L'allocation ne peut pas être inférieure à 57 % du SJR ni, selon l'Unédic, excéder 75 % du SJR. Le prélèvement de CSG et de CRDS ne peut jamais ramener l'allocation journalière en dessous de 32,13 €. En Alsace-Moselle, une retenue supplémentaire de 1,50 % frappe les allocations supérieures au Smic.

Depuis le 1er avril 2025, le versement est mensualisé sur la base de 30 allocations journalières, quel que soit le nombre de jours du mois. Un allocataire indemnisé 45,06 € par jour perçoit donc le même montant en février et en juillet, ce qui n'était pas le cas auparavant.

Combien de temps l'allocation est-elle versée ?

La durée d'indemnisation ne dépend pas du nombre de jours travaillés mais de l'amplitude du parcours. Elle est égale au nombre de jours calendaires compris entre le premier jour du premier contrat et la fin du dernier contrat identifiés dans les 24 ou 36 mois précédant la fin de contrat. Les jours non travaillés retenus ne peuvent pas dépasser 70 % des jours travaillés.

À ce résultat s'applique un coefficient de 0,75, qui ampute toutes les durées de 25 %. Cette modulation contracyclique vise les fins de contrat, ou les procédures de licenciement engagées, à compter du 1er février 2023. Elle peut être suspendue par arrêté du ministre chargé du travail en cas de conjoncture dégradée.

Durée d'affiliation exigée et durée d'indemnisation selon l'âge à la fin du contrat de travail, règles en vigueur au 9 août 2026.
Âge à la fin du contratAffiliation minimaleDurée minimaleDurée maximaleMaximum avec complément de fin de droits
Moins de 55 ans130 jours ou 910 heures sur 24 mois182 jours548 jours730 jours
55 et 56 ans130 jours ou 910 heures sur 36 mois182 jours685 jours913 jours
57 ans et plus130 jours ou 910 heures sur 36 mois182 jours822 jours1 095 jours
Saisonniers et primo-entrants108 jours ou 758 heures152 joursRègles de droit communRègles de droit commun
Durée maximale d'indemnisation par tranche d'âge
Durée maximale d'indemnisation par tranche d'âge. En jours calendaires, après application du coefficient de 0,75, au 9 août 2026.Moins de 55 ans — 548 joursMoins de 55 ans548 jours55 et 56 ans — 685 jours55 et 56 ans685 jours57 ans et plus — 822 jours57 ans et plus822 joursMoins de 55 ans avec complément — 730 joursMoins de 55 ans avec complément730 jours55 et 56 ans avec complément — 913 jours55 et 56 ans avec complément913 jours57 ans et plus avec complément — 1 095 jours57 ans et plus avec complément1 095 jours

En jours calendaires, après application du coefficient de 0,75, au 9 août 2026.Source : Unédic, fiche Durée d'indemnisation.

Durée maximale d'indemnisation par tranche d'âge. En jours calendaires, après application du coefficient de 0,75, au 9 août 2026.
PosteValeur
Moins de 55 ans548 jours
55 et 56 ans685 jours
57 ans et plus822 jours
Moins de 55 ans avec complément730 jours
55 et 56 ans avec complément913 jours
57 ans et plus avec complément1 095 jours

Le complément de fin de droits joue en conjoncture défavorable, au bénéfice des allocataires auxquels il reste moins de 30 jours d'allocations. Il est égal à la différence entre la durée calculée sans le coefficient et la durée effectivement servie, soit au maximum 182 jours avant 55 ans, 228 jours à 55 et 56 ans et 273 jours à partir de 57 ans.

Un allocataire de 55 ou 56 ans qui suit une formation en cours d'indemnisation peut voir sa durée maximale portée de 685 à 822 jours. Depuis le 1er avril 2025, cet allongement est ouvert à tous les allocataires de 55 ans et plus, sans limite d'âge supérieure.

Un dispositif de maintien existe en fin de parcours. L'allocataire qui atteint l'âge légal de départ sans réunir le nombre de trimestres exigés peut continuer à percevoir l'ARE jusqu'à la retraite à taux plein, dans la limite de ses droits. Le versement s'arrête alors entre 65 et 67 ans selon l'année de naissance. Une retraite anticipée pour carrière longue ou pour handicap ferme en revanche l'accès à l'allocation, comme le rappelle la fiche service-public sur l'ARE.

Quand l'allocation baisse-t-elle de 30 % ?

La dégressivité frappe les allocations élevées. Elle concerne les allocataires de moins de 55 ans à la date de fin du contrat de travail. La condition d'âge était fixée à 57 ans lorsque la fin de contrat ou la procédure de licenciement est intervenue avant le 1er avril 2025.

Une allocation journalière supérieure à 92,57 € est réduite de 30 % à partir du 7e mois d'indemnisation, sans pouvoir descendre sous ce plancher de 92,57 €. La fiche service-public.gouv.fr sur l'ARE exprime le seuil du côté du salaire : un salaire antérieur journalier brut moyen de 159,68 €, soit 4 857,81 € par mois.

Un mécanisme de report existe. Les formations inscrites au contrat d'engagement ou financées, même partiellement, par le compte personnel de formation suspendent le décompte. Une formation d'un mois suivie entre le 3e et le 4e mois d'indemnisation repousse la dégressivité au 8e mois.

Pourquoi le premier versement tarde-t-il ?

L'indemnisation ne démarre pas à la fin du contrat. Trois délais se succèdent : le différé congés payés, le différé spécifique lié aux indemnités de rupture, puis un délai d'attente de sept jours qui court à compter de la fin des différés et n'est pas appliqué s'il l'a déjà été dans les douze mois précédents.

Les trois délais qui repoussent le premier versement de l'ARE.
DélaiMode de calculPlafond
Différé congés payésIndemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR30 jours calendaires
Différé spécifiqueIndemnités versées au-delà du minimum légal, divisées par 109,6150 jours, ou 75 jours après un licenciement économique
Délai d'attenteForfaitaire7 jours

Le diviseur de 109,6 est une valeur au 1er janvier 2025, indexée sur l'évolution du plafond annuel des cotisations de sécurité sociale. Ce paramètre explique qu'une indemnité négociée au-delà du minimum légal se paie par un report de l'indemnisation.

De la fin du contrat au premier versement : l'exemple de l'Unédic
  1. Fin du contrat de travail30 juilletPoint de départ du calcul des différés
  2. Différé spécifique4 jours460 € d'indemnités supralégales divisés par 109,6
  3. Différé congés payés17 jours646 € d'indemnité compensatrice divisés par un SJR de 38 €
  4. Délai d'attente7 joursForfait applicable après les différés
  5. Premier jour indemnisé28 aoûtTotal des trois délais : 28 jours

Fin de contrat le 30 juillet, indemnité de congés payés de 646 €, indemnité de rupture de 2 284 € pour un minimum légal de 1 824 €, SJR de 38 €.Source : Unédic, fiche Allocation d'aide au retour à l'emploi.

De la fin du contrat au premier versement : l'exemple de l'Unédic. Fin de contrat le 30 juillet, indemnité de congés payés de 646 €, indemnité de rupture de 2 284 € pour un minimum légal de 1 824 €, SJR de 38 €.
ÉtapeDélaiDétail
Fin du contrat de travail30 juilletPoint de départ du calcul des différés
Différé spécifique4 jours460 € d'indemnités supralégales divisés par 109,6
Différé congés payés17 jours646 € d'indemnité compensatrice divisés par un SJR de 38 €
Délai d'attente7 joursForfait applicable après les différés
Premier jour indemnisé28 aoûtTotal des trois délais : 28 jours

Comment les règles ont-elles changé ces dernières années ?

L'assurance chômage est un régime paritaire dont les règles sont fixées par convention entre organisations syndicales et patronales, puis agréées par l'État. Les paramètres ont bougé à un rythme rapide depuis 2023, dans un sens majoritairement restrictif pour la durée et plus favorable pour l'accès.

Les dates qui ont modifié l'assurance chômage
  1. 1er septembre 2022Bonus-malusModulation du taux de contribution patronale pour les entreprises de 11 salariés et plus dans sept secteurs.
  2. 1er février 2023Modulation contracycliqueUn coefficient de 0,75 réduit de 25 % la durée d'indemnisation de tous les nouveaux droits.
  3. 19 décembre 2024Agrément de la conventionL'État agrée la convention du 15 novembre 2024, à l'exception de la mesure sur les primo-entrants.
  4. 1er avril 2025Entrée en vigueur du gros du texteBornes d'âge des seniors décalées de deux ans, jours non travaillés plafonnés à 70 %, mensualisation sur 30 jours, dégressivité réservée aux moins de 55 ans.
  5. 1er mai 2025Baisse du taux de contributionLa contribution patronale passe de 4,05 % à 4 % du salaire brut.
  6. 1er avril 2026Primo-entrantsCinq mois d'affiliation suffisent pour les salariés jamais indemnisés au cours des vingt dernières années.

Mesures en vigueur au 9 août 2026.Source : Unédic.

Les dates qui ont modifié l'assurance chômage. Mesures en vigueur au 9 août 2026.
ÉchéanceCe qui change
1er septembre 2022Bonus-malus — Modulation du taux de contribution patronale pour les entreprises de 11 salariés et plus dans sept secteurs.
1er février 2023Modulation contracyclique — Un coefficient de 0,75 réduit de 25 % la durée d'indemnisation de tous les nouveaux droits.
19 décembre 2024Agrément de la convention — L'État agrée la convention du 15 novembre 2024, à l'exception de la mesure sur les primo-entrants.
1er avril 2025Entrée en vigueur du gros du texte — Bornes d'âge des seniors décalées de deux ans, jours non travaillés plafonnés à 70 %, mensualisation sur 30 jours, dégressivité réservée aux moins de 55 ans.
1er mai 2025Baisse du taux de contribution — La contribution patronale passe de 4,05 % à 4 % du salaire brut.
1er avril 2026Primo-entrants — Cinq mois d'affiliation suffisent pour les salariés jamais indemnisés au cours des vingt dernières années.

Le décalage des bornes d'âge est la mesure la plus lourde du volet 2025. La période de référence de 36 mois s'ouvre désormais à 55 ans et non plus à 53 ans. La durée maximale de 822 jours est réservée aux 57 ans et plus, contre 55 ans auparavant. Un salarié de 54 ans relève donc du régime commun.

La convention a aussi resserré les cumuls. Le cumul de l'ARE avec des revenus tirés d'une création d'entreprise est limité à 60 % des droits restants. Le délai laissé pour quitter un emploi repris sans perdre ses droits antérieurs est en revanche passé de 65 à 88 jours travaillés.

Qui paie

Le régime est financé par une contribution assise sur les salaires. Son taux est de 4 % depuis le 1er mai 2025, à la charge des seuls employeurs, contre 4,05 % auparavant. La part salariale a été supprimée le 1er janvier 2019, sauf pour les intermittents du spectacle, les salariés travaillant à Monaco et les expatriés en adhésion individuelle.

Le bonus-malus module ce taux entre 3 % et 5,05 % pour les entreprises d'au moins 11 salariés relevant de sept secteurs, en fonction du nombre de fins de contrat suivies d'une inscription à France Travail. Le taux atteint 11,4 % pour les intermittents du spectacle, dont 2,4 % à la charge du salarié.

Questions fréquentes

Une rupture conventionnelle ouvre-t-elle droit à l'ARE ?

Oui. La rupture conventionnelle et la rupture d'un commun accord sont traitées comme des pertes involontaires d'emploi. Le salarié doit remplir les autres conditions, dont les 130 jours travaillés ou 910 heures sur 24 mois, et s'inscrire à France Travail dans les douze mois suivant la fin du contrat.

Peut-on être indemnisé après une démission ?

Certaines démissions reconnues légitimes, comme le fait de suivre un conjoint muté, ouvrent droit à l'ARE. Un démissionnaire qui poursuit un projet professionnel réel et sérieux peut également être pris en charge. À défaut, il peut saisir l'instance paritaire régionale au terme d'un délai de 121 jours à compter de la démission.

Jusqu'à quel âge l'allocation est-elle versée ?

L'ARE cesse à l'âge légal de départ à la retraite, fixé à 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968. Un allocataire qui n'a pas le nombre de trimestres requis peut être maintenu jusqu'à la retraite à taux plein, avec un terme situé entre 65 et 67 ans selon l'année de naissance.

Que devient l'allocation en cas de reprise d'un emploi à temps partiel ?

Le cumul est possible. L'allocation mensuelle est réduite d'un montant égal à 70 % du salaire brut de la nouvelle activité, et le total du salaire et de l'allocation ne peut pas dépasser le salaire journalier de référence rapporté au mois. Les jours non indemnisés sont reportés en fin de droit.

Une formation retarde-t-elle la dégressivité ?

Oui. Les formations inscrites au contrat d'engagement ou financées en tout ou partie par le compte personnel de formation suspendent le décompte des six premiers mois. Une formation d'un mois suivie entre le 3e et le 4e mois d'indemnisation reporte la baisse de 30 % au 8e mois.

Combien de temps a-t-on pour s'inscrire après la fin du contrat ?

L'inscription comme demandeur d'emploi doit intervenir dans les douze mois qui suivent la fin du contrat de travail. Passé ce délai de forclusion, la fin de contrat ne peut plus servir de fait générateur, même si la condition d'affiliation était remplie.

Sources

Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.

  1. Allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE), fiche thématiqueUnédic · consulté le
  2. Durée d'indemnisation, fiche thématiqueUnédic · consulté le
  3. Salaire de référence, fiche thématiqueUnédic · consulté le
  4. Affiliation au régime d'assurance chômage, fiche thématiqueUnédic · consulté le
  5. Taux de contribution, fiche thématiqueUnédic · consulté le
  6. Assurance chômage : une condition d'accès assouplie pour les primo-entrantsUnédic · consulté le
  7. Réglementation issue de la convention du 15 novembre 2024, présentation des évolutionsUnédic · consulté le
  8. Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi pour un contrat prenant fin à compter du 1er avril 2025 (fiche F38881)service-public.gouv.fr · consulté le
  9. Allocation chômage d'aide au retour à l'emploi (fiche F14860)service-public.gouv.fr · consulté le
  10. Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026Légifrance · consulté le

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