Retraite : âge légal, trimestres, décote et surcote en 2026
À quel âge et avec combien de trimestres peut-on partir à la retraite ?
L'âge légal de départ dépend de la génération. Il est de 62 ans et 9 mois pour les assurés nés du 1er janvier 1963 au 31 mars 1965, et atteint 64 ans pour ceux nés à compter du 1er janvier 1969. Le taux plein exige jusqu'à 172 trimestres, ou 67 ans quel que soit le nombre de trimestres.
À retenir
- L'article L161-17-2 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 31 décembre 2025, fixe l'âge légal à 64 ans pour les assurés nés à compter du 1er janvier 1969.
- Les générations 1963, 1964 et le premier trimestre 1965 partagent le même âge légal de 62 ans et 9 mois.
- La durée d'assurance requise pour le taux plein va de 167 trimestres pour les générations 1958 à 1960 à 172 trimestres, soit 43 ans, à partir de la génération 1966.
- La décote retire 0,625 point au taux de 50 % par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, soit un taux plancher de 37,5 %.
- La surcote ajoute 1,25 % par trimestre civil entier travaillé au-delà de l'âge légal, une fois la durée du taux plein atteinte.
À quel âge peut-on partir à la retraite ?
L'âge d'ouverture du droit à pension, communément appelé âge légal, ne dépend ni du métier ni de la carrière, mais de la date de naissance. Il est fixé par l'article L161-17-2 du code de la sécurité sociale, dans sa version en vigueur depuis le 31 décembre 2025, issue de l'article 105 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026.
Le texte pose une cible et un escalier. La cible : 64 ans pour les assurés nés à compter du 1er janvier 1969. L'escalier : un relèvement progressif pour les générations intermédiaires, à partir des assurés nés le 1er septembre 1961. Ceux nés avant cette date relèvent de la rédaction antérieure de l'article.
Une particularité saute aux yeux dans le tableau en vigueur : un palier de trois générations. Les assurés nés entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 partagent le même âge légal de 62 ans et 9 mois. Ailleurs, l'escalier progresse d'un trimestre par génération. C'est la trace du réaménagement opéré fin 2025.
| Date de naissance | Âge légal de départ | Trimestres requis | Durée en années |
|---|---|---|---|
| 1er janvier 1958 au 31 décembre 1960 | 62 ans | 167 | 41 ans 9 mois |
| 1er janvier 1961 au 31 août 1961 | 62 ans | 168 | 42 ans |
| 1er septembre 1961 au 31 décembre 1961 | 62 ans 3 mois | 169 | 42 ans 3 mois |
| 1962 | 62 ans 6 mois | 169 | 42 ans 3 mois |
| 1er janvier 1963 au 31 mars 1965 | 62 ans 9 mois | 170 | 42 ans 6 mois |
| 1er avril 1965 au 31 décembre 1965 | 63 ans | 171 | 42 ans 9 mois |
| 1966 | 63 ans 3 mois | 172 | 43 ans |
| 1967 | 63 ans 6 mois | 172 | 43 ans |
| 1968 | 63 ans 9 mois | 172 | 43 ans |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans | 172 | 43 ans |
Âge exprimé en années décimales : 62,75 correspond à 62 ans et 9 mois. Calendrier en vigueur depuis le 31 décembre 2025.Source : Code de la sécurité sociale, article L161-17-2.
| Période | Valeur |
|---|---|
| 1960 | 62 ans |
| 1961 (sept.) | 62,3 ans |
| 1962 | 62,5 ans |
| 1963 | 62,8 ans |
| 1964 | 62,8 ans |
| 1965 (avr.) | 63 ans |
| 1966 | 63,3 ans |
| 1967 | 63,5 ans |
| 1968 | 63,8 ans |
| 1969 | 64 ans |
Le palier produit des écarts concrets entre voisins de promotion. Un assuré né en décembre 1964 ouvre ses droits à 62 ans et 9 mois avec 170 trimestres. Un assuré né en avril 1965, quatre mois plus tard, doit attendre 63 ans et réunir 171 trimestres. Le glissement porte donc à la fois sur l'âge et sur la durée exigée.
Âge légal, taux plein automatique et mise à la retraite
Trois âges se superposent et ne servent pas à la même chose. L'âge légal ouvre le droit de partir. L'âge de 67 ans donne le taux plein sans condition de durée. Un troisième seuil concerne l'employeur : celui à partir duquel il peut mettre fin au contrat pour motif de retraite.
L'article L1237-5 du code du travail encadre strictement cette mise à la retraite. À partir de l'âge mentionné à l'article L351-8 du code de la sécurité sociale, l'employeur doit interroger le salarié par écrit sur son intention de partir. Un refus, ou l'omission de la procédure, interdit toute mise à la retraite pendant l'année qui suit. L'interrogation se renouvelle chaque année jusqu'aux 69 ans du salarié.
L'âge légal n'est pas un âge de départ obligatoire. Rien n'oblige à liquider sa pension le jour où l'on y devient éligible, et travailler au-delà produit une majoration détaillée plus bas. À l'inverse, atteindre l'âge légal sans le nombre de trimestres requis n'interdit pas de partir : la pension est alors amputée.
Combien de trimestres faut-il pour le taux plein ?
Le taux plein est de 50 % du revenu annuel moyen. Ce n'est pas 50 % du dernier salaire : le revenu annuel moyen correspond à la moyenne des salaires bruts des 25 meilleures années de la carrière, chaque année étant retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale de l'époque, puis revalorisée.
Deux chemins mènent au taux plein. Le premier passe par la durée d'assurance : il faut réunir le nombre de trimestres exigé pour sa génération, tous régimes confondus. Le second passe par l'âge : à 67 ans, le taux plein est acquis automatiquement, quel que soit le nombre de trimestres, selon la fiche service-public consacrée à la décote.
La durée exigée suit elle aussi la génération. Elle part de 167 trimestres pour les assurés nés entre 1958 et 1960 et se stabilise à 172 trimestres, soit 43 ans, à partir de la génération 1966. Les générations intermédiaires se voient appliquer 168, 169, 170 ou 171 trimestres.
Nombre de trimestres, tous régimes confondus, exigé pour une pension à taux plein avant 67 ans.Source : service-public.gouv.fr, retraite du salarié du secteur privé.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| 1958-1960 | 167 trimestres |
| 1961 (jan.-août) | 168 trimestres |
| 1961 (sept.)-1962 | 169 trimestres |
| 1963-mars 1965 | 170 trimestres |
| avr.-déc. 1965 | 171 trimestres |
| 1966 et après | 172 trimestres |
La formule complète de la pension de base articule trois termes : le revenu annuel moyen, le taux, et le rapport entre la durée d'assurance acquise au régime général et la durée exigée. Un salarié qui a cotisé dans plusieurs régimes voit chaque régime appliquer cette proratisation à sa propre part de carrière.
Le résultat est plafonné. La pension de base ne peut pas dépasser 50 % du plafond mensuel de la sécurité sociale, soit 2 002,50 € bruts par mois en 2026, le plafond annuel étant fixé à 48 060 € par l'arrêté du 22 décembre 2025. Seule la surcote permet de dépasser ce montant. Tout ce qui excède ce plafond relève de la retraite complémentaire.
Le revenu annuel moyen, socle du calcul
Le revenu annuel moyen est le terme le plus mal compris de la formule. Il ne retient pas la fin de carrière, mais les 25 meilleures années de l'ensemble de la carrière au régime général. Un assuré qui n'a pas travaillé 25 ans voit la moyenne calculée sur ses seules années d'activité, ce qui pénalise mécaniquement les carrières courtes.
Chaque année est retenue dans la limite du plafond de la sécurité sociale applicable à l'époque, puis revalorisée avant d'entrer dans la moyenne. Les salaires dépassant le plafond ne comptent donc pas au-delà de celui-ci, quelle que soit leur importance. C'est ce qui explique qu'une pension de base ne puisse pas franchir 2 002,50 € bruts par mois en 2026 sans surcote.
Le nombre de trimestres et le revenu annuel moyen ne se nourrissent pas des mêmes périodes. Certaines périodes non travaillées, comme le chômage indemnisé, la maladie ou la maternité, sont assimilées et valident des trimestres, mais elles n'apportent aucun salaire dans la moyenne. Une carrière hachée peut donc atteindre le taux plein tout en produisant un revenu annuel moyen faible.
Le minimum contributif
Une pension à taux plein ne peut pas descendre en dessous d'un plancher. En 2026, le minimum contributif s'établit à 903,94 € bruts par mois pour un assuré ayant cotisé tous ses trimestres, et à 756,29 € bruts par mois dans le cas général, selon la fiche service-public sur le montant de la retraite.
Ce plancher est lui-même plafonné en aval. Le total formé par la pension de base portée au minimum contributif et les pensions complémentaires ne peut pas dépasser 1 410,89 € bruts par mois. Au-delà, la majoration est réduite d'autant. Le minimum contributif n'est donc pas une garantie de revenu, mais un correctif sur la seule pension de base.
Comment la décote et la surcote modifient-elles la pension ?
La décote frappe l'assuré qui liquide sa pension avant 67 ans sans réunir la durée exigée. Chaque trimestre manquant retire 0,625 point au taux de 50 %. Le nombre de trimestres manquants retenu est le plus petit de deux décomptes : le nombre de trimestres séparant la date de départ de l'âge de 67 ans, et le nombre de trimestres manquant pour atteindre la durée exigée.
Ce nombre est arrondi à l'entier supérieur et plafonné à 20 trimestres. Le taux ne peut donc pas descendre en dessous de 37,5 %. Un trimestre manquant donne un taux de 49,375 %, vingt trimestres manquants un taux de 37,5 %.
La décote ne joue pas seule. Elle se combine à la proratisation, qui réduit la pension dans le rapport de la durée acquise à la durée exigée. Les deux mécanismes se multiplient, ce qui accentue fortement l'effet d'un départ anticipé.
| Trimestres manquants | Taux applicable | Trimestres acquis | Pension mensuelle brute |
|---|---|---|---|
| 0 | 50,000 % | 172 | 1 250,00 € |
| 4 | 47,500 % | 168 | 1 159,88 € |
| 8 | 45,000 % | 164 | 1 072,67 € |
| 12 | 42,500 % | 160 | 988,37 € |
| 16 | 40,000 % | 156 | 906,98 € |
| 20 | 37,500 % | 152 | 828,49 € |
Le taux part de 50 % et perd 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres.Source : service-public.gouv.fr, fiche sur la décote.
| Poste | Valeur |
|---|---|
| 0 trimestre | 50 % |
| 4 trimestres | 47,5 % |
| 8 trimestres | 45 % |
| 12 trimestres | 42,5 % |
| 16 trimestres | 40 % |
| 20 trimestres | 37,5 % |
La surcote joue dans l'autre sens. Chaque trimestre civil entier travaillé au-delà de l'âge légal, une fois la durée du taux plein réunie, majore la pension de 1,25 %. Quatre trimestres supplémentaires produisent donc une majoration de 5 %, selon la fiche service-public consacrée à la surcote.
Le décompte obéit à une règle précise l'année où l'assuré atteint l'âge légal : seuls les trimestres civils entiers postérieurs au trimestre au cours duquel cet âge est atteint sont retenus. Les années suivantes, tous les trimestres travaillés comptent.
Qui peut partir avant l'âge légal ?
Plusieurs dispositifs dérogatoires permettent un départ anticipé. Le plus utilisé est la retraite anticipée pour carrière longue, ouverte aux assurés qui ont commencé à travailler jeunes. Trois autres voies existent : le handicap, l'incapacité permanente consécutive à un accident du travail ou une maladie professionnelle, et l'exposition à l'amiante.
La carrière longue repose sur quatre bornes de début d'activité : avoir commencé à travailler avant 16 ans, avant 18 ans, avant 20 ans ou avant 21 ans. Plus le début d'activité est précoce, plus le départ peut être avancé, selon la fiche service-public sur la retraite anticipée pour carrière longue.
Deux conditions se cumulent. La première porte sur le début de carrière : il faut justifier de 5 trimestres avant la fin de l'année civile de l'anniversaire correspondant à la borne, ramenés à 4 trimestres pour les assurés nés entre le 1er octobre et le 31 décembre. La seconde porte sur la durée totale d'assurance cotisée, tous régimes confondus, dont le niveau dépend de la génération.
La distinction entre durée cotisée et durée d'assurance est décisive ici. Seuls comptent pour la carrière longue les trimestres effectivement cotisés, à quoi s'ajoutent certaines périodes limitativement assimilées. Les trimestres attribués au titre de la majoration pour enfants, par exemple, entrent dans la durée d'assurance générale mais pas dans la durée cotisée exigée pour un départ anticipé.
Un dispositif distinct permet de lever le pied sans partir : la retraite progressive autorise un passage à temps partiel assorti du versement d'une fraction de la pension. Les conditions d'accès varient selon le statut, salarié, indépendant ou fonctionnaire, et sont vérifiables sur le simulateur officiel référencé par service-public.gouv.fr.
Peut-on travailler tout en touchant sa retraite ?
Oui, sous deux régimes distincts. Le cumul emploi-retraite intégral permet de percevoir l'intégralité de ses pensions et de ses revenus d'activité, sans limite de montant. Il suppose d'avoir liquidé l'ensemble de ses pensions de base et complémentaires, et de remplir les conditions du taux plein.
À défaut, le cumul plafonné s'applique : les revenus d'activité et les pensions ne peuvent pas dépasser un plafond, au-delà duquel la pension est réduite. Une reprise d'activité chez le dernier employeur est par ailleurs soumise à un délai de carence de six mois, rappelle le service officiel d'information sur le cumul emploi-retraite.
Un changement notable est intervenu le 1er septembre 2023. L'activité exercée dans le cadre d'un cumul intégral ouvre désormais de nouveaux droits à retraite, qui donnent lieu à une seconde pension. Auparavant, les cotisations versées par un retraité en activité étaient sans contrepartie.
Comment demander la liquidation de sa retraite ?
La retraite n'est jamais versée automatiquement. Elle doit être demandée. La démarche passe par une demande unique en ligne, déposée depuis le compte retraite sur info-retraite.fr, qui la transmet simultanément à tous les régimes de base et complémentaires auxquels l'assuré a cotisé.
Le calendrier compte autant que le dossier. La demande doit être déposée au moins cinq mois avant la date de départ souhaitée, selon la fiche service-public sur la demande de retraite d'un salarié. Un dossier déposé trop tard décale la date d'effet, sans rattrapage.
La pension prend effet le premier jour d'un mois et ne peut jamais être antérieure à la date de la demande. Un départ au 1er du mois suivant l'anniversaire est la configuration la plus courante. Le formulaire en ligne, s'il est laissé incomplet, est conservé 90 jours.
- Vérifier son relevé de carrièreUn an avantContrôle des trimestres et des salaires reportés, demande de régularisation si nécessaire
- Choisir sa date de départAvant le dépôtLa pension prend effet le premier jour d'un mois, jamais avant la demande
- Déposer la demande unique5 mois au moins avant le départFormulaire prérempli sur le compte retraite, transmis à tous les régimes
- Prévenir l'employeurSelon le préavis applicableLettre recommandée, en respectant le préavis prévu par le contrat ou la convention collective
- Déclarer à France TravailDès la liquidationObligatoire pour un demandeur d'emploi indemnisé
- Recevoir la notificationAvant le premier versementDécision des caisses détaillant le montant et la date d'effet
Parcours applicable à un salarié du secteur privé, situation au 12 août 2026.Source : service-public.gouv.fr et info-retraite.fr.
| Étape | Délai | Détail |
|---|---|---|
| Vérifier son relevé de carrière | Un an avant | Contrôle des trimestres et des salaires reportés, demande de régularisation si nécessaire |
| Choisir sa date de départ | Avant le dépôt | La pension prend effet le premier jour d'un mois, jamais avant la demande |
| Déposer la demande unique | 5 mois au moins avant le départ | Formulaire prérempli sur le compte retraite, transmis à tous les régimes |
| Prévenir l'employeur | Selon le préavis applicable | Lettre recommandée, en respectant le préavis prévu par le contrat ou la convention collective |
| Déclarer à France Travail | Dès la liquidation | Obligatoire pour un demandeur d'emploi indemnisé |
| Recevoir la notification | Avant le premier versement | Décision des caisses détaillant le montant et la date d'effet |
Le relevé de carrière mérite un contrôle attentif en amont. Une année d'apprentissage, un emploi saisonnier ancien ou une période d'activité à l'étranger peuvent manquer. Chaque trimestre non reporté se traduit directement par une décote ou une proratisation défavorable, et la régularisation est plus simple avant la liquidation qu'après.
La pension de base ne représente qu'une partie du revenu de retraite d'un salarié du privé. La retraite complémentaire, gérée par points, s'y ajoute et obéit à ses propres règles d'acquisition et de liquidation. Les deux pensions sont demandées par la même démarche mais calculées séparément.
Questions fréquentes
Que se passe-t-il si l'on part à l'âge légal sans tous ses trimestres ?
La pension est calculée avec une décote et une proratisation. Le taux perd 0,625 point par trimestre manquant, dans la limite de 20 trimestres, et la pension est réduite dans le rapport des trimestres acquis aux trimestres exigés. Attendre 67 ans supprime la décote mais pas la proratisation.
Un employeur peut-il mettre un salarié à la retraite d'office ?
Pas sans procédure. L'article L1237-5 du code du travail impose d'interroger le salarié par écrit sur son intention de partir. Un refus, ou l'absence d'interrogation, interdit toute mise à la retraite pendant l'année qui suit, et la question doit être reposée chaque année jusqu'aux 69 ans du salarié.
Les trimestres pour enfants comptent-ils pour un départ anticipé ?
Non pour la carrière longue. Les majorations de durée d'assurance attribuées au titre des enfants entrent dans la durée d'assurance qui sert à déterminer le taux, mais pas dans la durée cotisée exigée pour un départ anticipé au titre d'une carrière longue.
Le montant de la pension est-il figé à la liquidation ?
Le calcul est définitif, mais le montant versé est revalorisé périodiquement. Une erreur dans le relevé de carrière découverte après la liquidation peut être corrigée, avec régularisation, ce qui rend le contrôle du relevé avant la demande d'autant plus utile.
Faut-il liquider toutes ses retraites en même temps ?
Ce n'est pas obligatoire, mais c'est nécessaire pour bénéficier du cumul emploi-retraite intégral, qui suppose la liquidation de l'ensemble des pensions de base et complémentaires. Une liquidation partielle ferme cette possibilité et renvoie au cumul plafonné.
Peut-on racheter des trimestres ?
Oui, dans des cas limités, notamment au titre des années d'études supérieures et des années incomplètes. Le rachat est payant, son coût dépend de l'âge et des revenus, et son intérêt dépend du nombre de trimestres qu'il permet réellement de gagner sur la décote. Un calcul préalable auprès de la caisse est indispensable.
Sources
Chaque chiffre de ce dossier a été relevé sur l'une des publications ci-dessous, à la date indiquée. Les barèmes et seuils évoluent : en cas de doute, la source fait foi, pas cette page.
- Code de la sécurité sociale, article L161-17-2
- Retraite d'un salarié : âge de départ à la retraite (fiche F14043)
- Retraite du salarié du secteur privé : montant de la pension (fiche F21552)
- Conditions d'application de la décote (fiche F19666)
- Conditions d'application de la surcote (fiche F19643)
- Retraite anticipée pour carrière longue (fiche F13845)
- Demande de retraite d'un salarié (fiche F13941)
- Connaître les conditions de cumul emploi-retraite (service R71006)
- Connaître les conditions de départ en retraite progressive (service R64406)
- Code de la sécurité sociale, articles D161-2-1-9 à D161-2-4-4
- Arrêté du 22 décembre 2025 portant fixation du plafond de la sécurité sociale pour 2026
- Mon âge de départ à la retraite
- Code du travail, article L1237-5
Dossier de référence — production automatisée vérifiée
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